PLANCHE LUI
1. Femme appuyée contre un cippe. — Elle s’en sert comme de siège, bien que ce siège soit un peu haut pour elle. Elle appuie sa main gauche sur le bord et regarde avec attention vers sa gauche. L’himation jeté sur la tête et formant voile enveloppe tout un côté du corps et laisse l’autre à découvert. Il est soigneusement entortillé autour du bras droit et, passant sous 1 aisselle gauche, se répand sur le cippe. Des boucles de cheveux tombent sur la poitrine. Hauteur : o m. 22.
2. Jeune Ûlle agenouillée. — La tête est surmontée d’un col de vase à embouchure trilobée auquel s’attache une anse; la partie postérieure de la figurine est complètement modelée; huit rosaces à six pétales et à ombilic saillant décorent l’ensemble. La jeune fille est vêtue d’une tunique sans manches ; un himation entoure ses jambes. Une large mitra enveloppe ses cheveux qui s’échappent en houppes au sommet de la tête. Un genou en terre, le corps ployé, elle regarde avec une grande attention un objet rond placé sur le sol et qui pourrait bien être un osselet modelé avec quelque négligence. La pose est tout à fait analogue à celle de la Psyché de notre planche n, n° 5, quoique le bras gauche soit un peu moins éloigné du corps. Le visage est relativement large, l’ensemble souple et gracieux. Base rectangulaire à deux bandeaux. — Hauteur : o m. i65.
3. Jeune femme voilée en marche. — Le genou droit infléchi interrompt les plis verticaux de la tunique et imprime à la figurine le rythme de la marche. L’himation court drapé avec un art infini n’enveloppe que le haut du corps suivant une mode que j ai déjà mentionnée. Les jolies plissures qu il
Voir par exemple Die attischen Grabreliefs ...., par A.. Conze, pl. XVII.
TERRES CUITES ANTIQUES TROUVÉES EN GRÈCE ET EN ASIE MINEURE
forme sur le front et autour du visage qu’il encadre se retrouvent sur d’autres statuettes ; c’est un effet tout naturel et qui dans la réalité se produisait de lui-même, mais nous avons ici la preuve que les Tanagréennes se rendaient bien compte de ce que ce gracieux arrangement avait de coquet et de favorable à leur beauté. Ici en effet la jeune femme ne porte la main à sa tête que pour pincer un peu davantage le pli qui s’élève sur le front et s’assurer que sa coiffure ne s’est pas aplatie d’une façon désobligeante. Le visage légèrement incliné est tout a fait charmant. Tanagre. — Hauteur : o m. 26.
PLANCHE LIY
Les trois statuettes de cette planche nous offrent quelques variétés intéressantes de l’arrangement cie 1 himation disposé en voile sur la tête ; il est surmonté de la t ho lia, chapeau léger à larges bords qui préservait, des ardeurs du soleil.
1. Jeune femme voilée eu marche. — L’himation ne couvre point la partie antérieure de la tête et laisse apercevoir la naissance des cheveux; il n’est pas rejeté sur l’épaule gauche, mais simplement enroulé autour des deux bras et laisse une ouverture triangulaire par laquelle on aperçoit le cou et le haut de la tunique. Les avant-bras ramenés par devant ont une position horizontale et les deux mains s’appuient l’une sur l’autre, la gauche relevant la draperie au-dessus du genou pour laisser plus de liberté au mouvement de la jambe. Le chapeau pointu est uni. Tanagre. — Hauteur : o m. 225.
2. Jeune femme voilée assise. — Elle laisse pendre son bras droit, la main reposant naturellement sur la cuisse et elle a jeté son himation par-dessus son épaule gauche. Celui-ci couvre la tête et tombe assez bas sur le front où il forme ce pli gracieux que nous avons déjà signalé ; le cou est visible. La jeune femme, comme si elle se trouvait un peu trop serrée par le voile, en écarte les bords avec les doigts de sa main gauche. Elle regarde vers sa gauche avec une expression de mélancolie. Le chapeau, dont le bout pointu est cassé, est partagé en bandes concentriques séparées par un léger filet en relief. Sous l’himation strictement serré on devine un corps mince et délicat. Tanagre. — Hauteur : o m. 22.
3. Jeune femme voilée en marche. — Ici les bords de l’himation jeté sur la tête viennent sensiblement en avant du visage qu’on aperçoit dans la cavité formée par l’étoffe. Le bras droit remontant obliquement le long de la poitrine tient la draperie de façon que les deux bords ne s’écartent point comme sur la figure 1 de la même planche ; le gauche soulève l’bimation dont une masse verticale pend le long du corps. Le chapeau pointu assujetti sur la tète au moyen d’une boulette d’argile aplatie est orné de filets concentriques. La jeune femme marche à gauche en regardant à droite. Tanagre. ■ — Hauteur rom. 235.