‹ Deuxième collection Camille LecuyerChapitre 56 sur 77 · PLANCHE L VI · texte numérisé non relu

PLANCHE L VI

1. Bacchante au Tepos. — Elle est à demi étendue sur un rocher en forme de siège, et passe son bras droit par-dessus sa tête fortement inclinée que supporte sa main gauche. Toutefois elle ne dort pas ; car ses yeux sont grands ouverts. Le corps est très élancé, ce que ne laisse pas apercevoir le raccourci photographique. Larges bracelets à la naissance de chaque bras. — Hauteur : o m. i85.

L’himation est jeté en forme de voile sur la tête et la tunique laisse les seins nus ; ce qui est tout à fait curieux et pittoresque, c’est le traitement de la draperie qui bouillonne sur le rocher en une foule de petits plis moelleux et arrondis.

Au pied du rocher viennent se briser des vagues ; nous sommes donc au bord de la mer et l’on songe à Ariane.

2. Femme assise sur un rocher. — Elle n’a pour tout vêtement que son himation qui laisse le haut du corps à découvert et que sa main droite soulève au-dessus de son épaule, soit qu’elle veuille s’en envelopper, soit qu’au contraire elle se dévoile. Elle regarde vers sa droite sans que nous puissions soupçonner ce qu’elle aperçoit et si nous sommes au début de quelque aventure amoureuse. Au-dessus du front, de chaque côté d’un bijou rond, les cheveux sinueux s’élèvent en une sorte de stéphané, puis ils sont étirés en un chignon qui revient, d’arrière en avant. Base ovale à deux degrés et à moulures. — Hauteur : o m. 225.

L’œil est amusé par les plis de l’himation qui le long de la cuisse droite s’enroulent comme des serpents; du rocher pendent les sinuosités de l’étoffé épaisse et souple qui s’étale sur le sol.

3. Femme assise tenant une tablette. — Elle baisse la tête et regarde vers sa droite d’un air triste; son abondante chevelure épanouie en touffe sur le front suit en épaisses torsades parallèles les contours de la tète et se termine sur la nuque par un anneau étranglé à sa naissance. L’himation dont deux bouts sont noués sur l’épaule gauche laisse une grande ouverture par laquelle on aperçoit toute une moitié du buste et une partie du bras. La jeune femme paraît tenir sur son genou une tablette plutôt qu’un rouleau déployé, comme ceux qu’on voit sur les vases peints entre les mains de certains personnages dans les scènes de concert et qui portent des notes de musique. Elle lit sans doute. — Hauteur: o m. 255.

Même facture que celle de la figurine de la planche 55, n° 3.

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