Les Tanneries; Pacifique
Valentin nous revient avec ces prétendus scandales.
La transaction des Tanneries a été approuvée par, une cour de justice. L'af faire du Pacifique consiste en une souscription électorale par Sir Hugh Allan, et non prise dans.le coffre public. Cest déjà de l’histoire ancienne.. Sil’on veut de l’histoire moderne, c’est facile, Les rouges d'Ottawa, surnommés les Chinois, dans le cours du présent parlement, sont auteurs du. scandale Lachine, censuré par une cour de justice. Ils sont auteurs du job des lisses d'acier, qui nous fait perdre $1,500,000, du job des écluses du Fort Francis qui nous fait perdre $250,000, du job Kaministiquia qui nous fait perdre $67,000, du job Foster, qui nous fait perdre $109,000, et des jobs des terrains à Frédéricton, du Northern Railway, du scandale Huntington et tant d’autres que l’atmosphère politique à Ottawa en est vicié de façon à asphixier les rouges qui le respirent. Ah! les Chinois ! ils osent parler de scandales ! Mais tout ce qu’ils touchent devient gâté. Sir Francis Hincks les a appelés le parti de l’hypocrisie organisée.
Le valentin termine par les Raisons pour lesquelles le parti libéral doit étre sup-
Far
Ils nous reprochent les magistrats stipendiaires, qui empêchent an moins 1000 causes de venir devant les jurés, à un coût immense. Mais ils ne nous parlent pas de.leur.Cour Suprême qui coûte $75,000 par:année. Us
Ils nous reprochent la police provinciale, qui.est d’absolue nécessité, mais ils ne nous parlent pas de la police montée du. Nord-Ouest, qui, coûte, $352,000 par année, de leur armée, d’inspecteurs de poids, et mesures. qui coûte $111,082 par année.
Ils parlent de taxes, et en même temps ils imposent la loi du papier-timbré,
loi qui pèsera surtout sur le pauvre peuple. © | Parti de hâbleurs, digne d’être défendu au moyen d’un valentin.
La Constitution A URES
Vous voyez. messieurs, que sur :a question de.la constitution, sur la violation des droits du peuplé, Sur la responsahilité au peuple des gouvernants, sur le coup d’état, sur les faux principes des rouges, le valentin, malgré l'audace de ses mensonges, ne risque pas un mot. C’est pourtant le point le plus important de la lutté actuelle. Vous avez à décider d'abord et avant tout sivous conserverez le droit de vous gouverner vous-mèmes, ou si vous abdiquerez entre les mains d’un homme qu’on vous imposera au gré des besoins de partilà Ottawa. Si vous voulez conserver les priviléges sacrés que nos ancêtres ont acquis au prix de leur sang, protestez par votre vote contre le trop fameux coup d'état. Le chef des rouges à Ottawa, M. Mackenzie, n’a pas osé défendre cette violation de la constitution, quoiqu’elle fut faite dans son intérêt. Le Sénat l’a condamnée par une majorité de 17. N'est-ce pas une preuve irrésistible que cet acte de tÿrannie est injustifiable ?
J’ai l’honneur d’être, Messieurs, * Votre humble serviteur,
CG, ANMYO'T.
Encore un or$ane à désavouwer.
M. Joly a désavoué le Mercury, cet organe favori qui a eu la primeur du manuscrit du Lieutenant-Gouvernéur, et qui l’imprimait avant qu’il ne fut présenté aux Chambres. Voici encore un autre organe à désavouer. Après celui-là en viendra un autre. Il faudra ‘qu’ils y passent tous, grands et petits, si l'on veut que le parti rouge, le parti des purs, ne soit pas désavoué lui-même par tous ses vrais amis. J'espère que mon adversaire suivra mon conseil et désavouera aussi l’article suivant du Witness, du 3 avril courant. dont je vous livre sans commentaires les extraits suivants :
«Leurs représentants (des cantons l’est) dans la législature locale n’ont en aucun cas été élus sur des questions de politique provinciale, et ceux-ci, suivant simplement les traditions de parti ou Se laissant influencer par des promesses de subsides pour des entreprises locales, ont presqu'uniformément soutenu un qouvernement et un parti dont les mesures, les principes et les tendances sont ennemis des plus chers intérêts de la minorité anglaise et protestante. Que les cabinets Ouimet et DeBoucherville ont été tous deux sous le contrôle exclusif de la prétraïlle catholique romaïne, cela est presqu’universellement reconnu; que le parti soi-disant conservateur dans cette province se compose principalement d’ultramontains et de programmistes déclarés, cela est trop évident pour exiger des preuves.
«C’est donc une très singulière circonstance qu’on trouve les représentants de la minorité religieuse dans une alliance aussi étroite avec ce parti. Par le bill des inhumations qui réduit à néant à l’avenir dans tous les cas semblables en. Bas- Canada, la décision du Conseil Privé, un droit civil important des Catholiques Romains leur a été arraché; ‘et par le bill d'éducation, l'éducation de tous les enfants des catholiques-romains fut mise sous le contrôle du clergé. Il a été dit que ces mesures ne concernent pas la minorité protestante qui conséquemment n’a pas droit de s’y objecter; mais des sujets britanniques doivent avoir abdiqué tout patriotisme et leur qualité d'hommes s'ils peuvent voir avec indifférence aucun de leurs concitoyens privé d’un seul droit civil et leurs enfants condamnés à ne recevoir qu'une instruction comme l'Eglise de Rome peut leur en donner.
« Ces deux mesures cependant ont été introduites et adoptées par un parti qui a reçu jusqu'ici l’aide et le support des membres des Cantons de l'Est. Le bill de gomme d’épinette, en principe, a été un coup porté à toute l’industrie manufacturière de la province, vu qu’il donnait des priviléges spéciaux dans le commerce
ns à des établissements religieux aux dépens des laïques, et cette mésure a êté aussi passée par un gouvernement fortifié dans tous ses actes outrageux par les votes des députés des Cantons de l'Est. |
« On peut trouver dans un des actes du gouvernement de Boucherville, 38 Vict., chap. 29, la clause suivante au sujet de l’érection des paroisses :
«3. Toute paroisse ainsi reconnue est ainsi reconnue sujette aux clauses con- «tenues dans Le décret d’érection, tel qu’'amendé par le St. Siége, et publiée en 1874 «dans telle paroisse. » he
« La note en marge de ce statut était ainsi conçue : « Les décrets amendés par notre St. Père le Pape ont force de loi. » Cette note a été supprimée la session dernière, sur ordre du gouvernement d'Ottawa, qui a représenté qu’elle était incompatible avec les droits de la Reine d'Angleterre... Mais le statut reste le même, et ce n’est pas aller trop loin que de dire que les députés des Cantons de l'Est ont été complices du gouvernement qui a fait adopter ces clauses, en n’enrégistrant pas de vote contre lui. Quoique ce gouvernement ait employé dés milliers de dollars du Trésor de la Province pour faire revenir les Canadiens-Francais des Elats-Unis et les établir dans les Cantons de l’ Est, dans le but bien avéré d’arréter le développement de la colonisation anglaise et de dominer le vote anglais, la population et les députés de ces districts ont aveuglément donné leur appui au gouvernement conservateur ultramontain qui leur liait les pieds et les mains. ;
«IL est temps que la population des Cantons s’eveille de sa torpeur et se rende compte où on veut la conduire. Si un régime’ plus libéral n’est pas établi, si l’on ne donne pas une autre tendance aux affaires publiques, le temps arrivera bientôt ou chaque partie des comtés anglais sera érigée en paroisses ecclésiastiques, et les noms des villages anglais prendront bientôt le nom des saints du calendrier. FANS
!: « La cause peut se résumer ainsi: Le clergé catholique romain est l'ennemi déclaré du protestantisme. La majorité française de cette province se divise en deux partis, l’un que le clergé protége, l’autre qu’il persécute. La minorité protestante établit la balance entre les deux partis Nous ne pensons pas qu'il soit possible de contredire ces vérités; c’est au lecteur à tirer les conclusions.»
Je prie les électeurs du comté de Lotbinière de tirer eux aussi une conclusion des lignes qui précédent. Les tendances du gouvernement Joly y sont assez clairement exprimées.
Son Excellence Lui Letellier de St. Just jugé par l'honorable M. Fabre, un des plus fervents supports de M. Joly.
M. Fabre écrivait le 14 octobre 1863 :
« Personne ne croyait, ni à droite ni à gauche, au succès du ministère. M. le premier-ministre, messieurs Dorion, Holton et Letellier seuls ne désespéraient pas, car ils connaissaient le vote de M. O’Halloran et ils paraissent avoir une confiance illimitée dans la corruption. M. Letellier surtout excite chaque jour l’admiration de ses amis, et les députés haut-canadiens n'hésitent pas à le placer immédiate menr au dessous de M. Sandfield Macdonald comme INTRIGUANT. Ce vertueux démocrate, ce frondeur de tous les gouvernements passés s’est révélé, durant cette session, maître dans l’art qu’il a si longtemps flétri parce qu’il ne lui profitait pas. Ses amis ne se lassent pas de louer la FÉCONDITÉ DE SES RESSOURCES, SON DÉTACHE- MENT pBs SCRUPULES ET SON MEPRIS DES LOIS DE LA PROBITE POLITIQUE, On attribue à M. Letellier la première pensée de la nomination de M. Sicotte. Il croit qu’on peut tout acheter, nous disait quelqu'un; %! juge tous les hommes publics comme lui; il trouvait M. Sicotte, avant sa chûte, digne de mépris parce qu’il ne savait pas intriguer ; il a découvert en M. Sanfield Macdonald le chef qu’il lui fallait et il estime M. O’Halloran depuis que les honnétles gens le méprisent. »
Post-Scriptum.
Depuis ce qui précède est écrit, je vois qu’on à distribué dans le comté de Lotbinière des extras de l'Eclaireur, journal du jureur banal Pierre Alexis Tremblay, dans lequel sont condensées des absurdités sans nombre. On y trouve le manifeste de M. Letellier au Gouverneur-Général. Mais la réponse si accablante de M. DeBoucherville n’y est pas. On évite de publier ce qui prouve que le manifeste de M. Letellier n’est qu’un tissu d'erreurs. La réponse de M. DeBoucherville est
++” "4 . basée sur des documents officiels. Je crois devoir l’annexer à la présente lettre, afin de vous fairé connaître les deux côtés de la question. On trouve aussi dans cét extra ün maniféste de l'association de réforme. “ri ne - porte aucune signature. C’est un autre valentin auquel mon adversaire n'ose pas apposer sa signature. Il laisse à l'anonyme le soin de travestir les faits. ’ En cela il fait autant d'honneur à sä Cause qu'en Chôisissant pour apôtre un peddleur étranger du nom de Paul Dürnas. À beau méñhtir qui vient de loin.” | Pauvre et nécessiteux et Paul Dümas vont bien ensemble. Je plains mon honorable adversaire d’en être réduit à de tels lieutenants. |
Les: Ennemis des Taxes.
Les rouges qui nous abiment de taxes à Ottawa se disent les grands ennemis des'taxes. Ils veulent le pouvoir à Québec pour diminuer les taxes. Cependant c'est M. Joly qui le premier a suggéré en chambre une taxe directe. En voici la )Jreuve :
(Extrait de l’ Evénement du 6 Décembre 1876. Débats Parlementaires, séance du 5 Décembre.)
M. Joly.—‘‘ Je ferai remarquer encore une. fois que les frais de la justice sont tellement élevés dans la Province qu'il. faudra que les deux partis de la chambre agissent de concert quelque bon. jour, pour. faire comprendre à la population qu'il est absolument nécessaire que les municipalités aident dans toute la mesure du possible à défrayer le coût de l'administration de la justice GOMME GELA SE FAIT DANS ONTARIO.”