‹ Devant le grand jury des nations [microform]Chapitre 12 sur 41 · GREY à RUMBOLD, Lonpees, 20 juillet · texte numérisé non relu

GREY à RUMBOLD, Lonpees, 20 juillet

Dans une Conversation avec l'ambassadeur allemand (Prince Lichnowsky), sir

lenne, avait représenté la situation comme l'opinion qu’il serait très désirable que : Hi 3 Serbie. Il est, comme Grey, sous l'impression que l'Autriche ne devra rien faire avant d’avoir rendu public le résultat de l'enquête sur le crime de Ser ce serait le meilleur moyen d'obtenir pour culté sans encourir les risques d Fm Ou moins générale, et l'ambassadeur allemand Partage entièrement cette manière de voir.

2—RUMBOLD à GREY, Banuin, 22.

Le 21 soir, Conversation avec le Secrétaire d'état (Von Jagow), qui soutint que c'était une question à régler entre l’Autriche ” la Serbie, sans intervention d’aucune autre nation, et qu’en Conséquence il ne croyait pas opportun pour l’Allemagne d’intervenir auprès de ’ Autriche ajoutant que 1

je.

Autriche avait enduré assez longtemps les MaAUVais procédés de la Serb sé

3—GREY à BUNSEN, Lonpres, 98.

Relate entrevue avec l’ambassadeur d'Autriche (Comte Mensdo les grandes lignes de la note adressée par l'Autriche à la Serbie. Grey s’abstient de tout commentaire avant d’avoir vu le texte off i regrettable que la note fixe un délai: j] vaudrait mieux laisser à l’opinion publique en

ussie le temps de s’apaiser, et au $ mps d'exercer son influence à Belgrade, et d'amener la Serbie à donner satisfaction à l’Autriche. Grey fait voir les uences terribles la situation, la possibilité d’une &uerre dans laquelle seraient engagées l'Autriche, la France, la Russie et l’Allemagne. Mensdorff prétend ue l'Autriche est forcée de se protéger contre Ja Serbie, qui aurait dû spontanément aire enquête sur l'assassinat de l’arohidue et n’a pas res les promesses de bon voisinage qu’elle avait faites en 1909. Quant à la Russie, Mensdorff date de ses bons offices, son attitude n’ayant Pas été très favorable en ces derniers temps.

4— NOTE DE L’'AUTRICHE à la SERBIE, VIENNE, 24. (Communiquée Dar le comte Mensdorff à Londres).

En résumé, cette pièce diplomati ue, dont le texte a déjà été abondamment ublié débute par un prorique du conflit, rappelle l'annexion de la Bosnie-Herzégovins reconnue par la Serbie le 31 mars 1909, constate l'attentat du 28 juin 1914, ajoute que cet attentat apparaît avoir été préparé à Belgrade, et réclame de la Serbie l'assurance formelle de condamner la propagande dangereuse qu’on lui signale et par tous les moyens. uis elle dicte elle-même les

ame :

Publication par la Serbie, en pre ÿ l'organe officiel de l’armée. d’

Participation de certains offici autrichienne.

termes de la réponse qu

mière page de son journal officiel du 26 juillet, et i j » admettant Propagande anti.

une humiliante conlession de jugemen ers et fonctionnaires serbes à

Suppression de toute publication hostile à l'Autriche,

Dissolution immédiate de l'association dite Narodna Odbrana et de toutes autres sociétés du même caractère,

Elimination de l'instruction publique de tout ce qui pourrait fomenter l'agitation anti-autrichienne.

Renvoi de l’armée et de l'administration de tous les officiers et fonctionnaires og que le gouvernement austro-hongrois se réserve de désigner au gouvernement serbe.

Admission des organes du gouvernement austro-hongrois comme collaborateurs à la suppression du mouvement anti-autrichien.

Enquête contre les complices serbes du crime de Serajevo, avec la participation des délégués du gouve: sement austro-hongrois.

Arrestation immédiats de deux Serbes nommément compris par les résultats de l'instruction de Serajevo.

Mesures contre le trafic illicite des armes et explosifs à travers la frontière, et punition exemplaire de certains fonctionnaires de douane.

Explication de certains propos tenus r de hauts fonctionnaires serbes tant en Serbie qu’à l'étranger après l’attentat du juin.

Enfin—ce qui avait le caractère d’un ultimatum—ou fixait le samedi 25 de ce mois à 6 heures du soir au plus tard—soit un délai de quarante-huit heures pour la réponse du gouvernement serbe,

Cette note à la Serbie était accompa ée d’un mémoire aux puissances, concluant

ar cette déclaration significative, que l’ utriche offrait de leur soumettre le dossier L« toute l'affaire, les constituant de ce fait en tribunal d'appel.

5—GREY à BUNSEN, Lonpres, 24 juillet.

En recevant de Mensdorff copie de la note autrichienne, Grey lui dit que si l’assassinat de l’archiduc et les autres griefs mentionnés étaient propres à attirer des sympathies à l'Autriche, d’un autre côté jamais pareil document n’avait été, à sa connaissance, adressé à un Etat indépendant. La brièveté du délai accordé ‘à la Serbie (48 heures), le fait de lui dicter les termes de sa réponse, la prétention d’internvenir dans l'administration judiciaire intérieure d'un autre pays, tout cela lui

araissait périlleux pour la paix de l’Europe. Mensdorff répondit que c'était la faute le la Serbie, qui aurait dû tendre la main après l'assassinat de l’archiduc.

6—BUCHANAN à GREY, 8r- Pérerspourc, 24.

Rapport d’une entrevue avec le ministre des Affaires Etrangères (Sazonoff) et l’ambassadeur de France, qui tous deux voient la erre imminente et pressent l’Angleterre de marcher avec la Russie et la France. note autrichienne, dit Sazonoff, est une provocation et une immoralité. Buchanan répond que les intérêts anglais en Serbie sont nuls et qu’une solidarité armée est hors de question, mais que peut-être l’Angleterre consentirait à adresser de fortes représentations à l'Allemagne et à l’Autriche en faveur d’une extension de délai. Sazonoff admet quelques-unes des demandes

issances est arrivée trop tard pour leur donner le temps d’agir utilement dans le .. délai imposé par l'Autriche, qui semble avoir profité du moment où le Président Poincaré et M. Viviani sont absents de France et ne peuvent rentrer chez eux que dans

l’Autri Serbie avait instruction de quitter Belgrade si, demain (25) à Fete l'après-midi la Ag ae n’était pas acceptée intégralement.

8—CRACKANTHORPE à GREY, Bezorane, 24.

permi inistre de Serbie a demandé au ministre anglais (Crackanthorpe) de clisi ee du gouvernement de Sa Majesté auprès du gouvernement autrichien pour que celui-ci tempère ses demandes.

16 DEVANT LE GRAND JURY DES NATIONS 9— NOTE COMMUNIQUEE Par L'AMBASSADEUR ALLEMAND, Lonpazs, 24.

Appuyent sur tous les points la note autrichienne, et concluant par cette menace Plus ou moins déguisée : u

de Eouvernement impérial désire ardemment que le confit soit localisé, toute intervention étrangère d'une autre puissance devant, par le jeu naturel des alliances Provoquer des conséquences incalculables.

Echange de vues entre Grey et Cambon. L'ambassadeur allemand ayant demandé à Grey d'exercer une influence modératrice à St-Pétersbourg, Grey croit la chose im-

i i de l’ultimatum autrichien. 1] ne’ voit qu'une chance de médiation modératrice, l’action conjointe des Auatre gouvernements non directement intéressés en Serbie, l'Allemagne, l'Italie, Ja n , travaillant si: rg.

intervenir, D après Jui l’im rtant serait de gagner du tem Par médiation à Vienne, et la meilleure chance succès serait que :e mode d'action fût proposé par l'Allemagne. Grey promet d'en parler à l'ambassadeur allemand dès cet après-midi, 11— GREY à RUMBOLD, Lonvres, 24,

Répète pro ition de médiation des Auatre puissances non directement intéressées mais comme” Po ee À d’abord obtenir de l’Autriche de ne pas brusquer l’action mili: tai Ilem puissances n'auraient pas l'influence nécessaire Vienne, Grey demande à Rumbold d’en s

Parler au Secrétaire d'Etat (Von Jagow).

nowsky) a privément exprimé l'opinion ue, si la Serbie donnait une réponse favorable sur quelques points, cela Pourrait fournir à l’Autriche une excuse pour ne rien brusquer.

si » petit ou grand, est Prouvée: surtout éviter un refus catégorique. Avant de com i i &ouvernement re avec les ministres français et russe à Belgrade, 13—NOTE COMMUN IQUÉE par L'AMBASSADEUR RUSSE, Lonnres, 25,

Communication d’une note adressée le 24 à l'Autriche, demandant de prolonger le délai, pour rmettre aux puissances d’aviser au règlement Pacifique de la difficulté. L’Autriche- ongrie, s'étant déclarée disposée à ; i

e l’enquête sur laquelle elle fonde ses accusations, devrait également. leur tlonner je temps de les examiner ; elles Pourraient alors offrir leurs conseils à la Serbie. Le gouvernement britannique est invité à APPuyer cette demande à Vienne.

14— GREY à BERTIE et BUCHANAN, Lonpres, 95,

La note autrichienne n°

lenne démarche avec limitation de temps; le délai expiré, il y aura rupture diplomatique et Sommencement de préparatifs, non d'opérations militaires.

15—BERTIE à GREY, Paris, 25.

L’explication ci-dessus n’a pas été transmise

L au gouvernement français. Celui-ci a donné à la Serbie un avis semblable à celui de Grey (No. 19).

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