‹ Devant le grand jury des nations [microform]Chapitre 15 sur 41 · GREY à RODD, Lonpres · texte numérisé non relu

GREY à RODD, Lonpres

Même communication à l’ambassadeur d’Italie,

ui « cordialement « rouvé Gr ne cachant pas que l’’Italie désire ardemment le Maintien de la paix. jui

80—GREY à CRACKANTHORPE, Lonpazs, 25.

Résumé d’une conversation en date du 23 entre

le minist chkowi et le sous-secrétaire des Affaires Etrangères (Nicolson) : re serbe (Boschkowitch)

Boschkowitch dit que son

uivie avec

à mplique réellement que

serbe, = il faudra pour donner satisfact mn:

posée sur le terrain politique, aucun &ouvernement

De fait les deux assassins de l’archiduo sont deux

F sujets autrichiens des = aiaques ; de est ES __. re se sutorité serbes, le considérant dan. Sereux, voulaien exp , lorsque autori au iennes, À t sous leur protection, le disant tout à fait inoffensif ee ——

31—BUNSEN à GREY, Vienne, 95.

La réponse serbe est jugée non satisfaisante, le mixistre autrichien est rappelé de

82—BUNSEN à GREY, Viewns, 5.

nd (Herr Von Techirsohky und Bogeninion publique ; le ne commettra pas l’im due s pm

France, non

c'est le Sa réponse n’est qu’une fainte de dernière heure; elle

savait si bien que l'Autriche ne l'accepterait qu'elle a ordonné la mobilisation et retiré son vernement de Beïgrade. Quant DTA lemagne, ‘‘elle savait parfaitement ce qu'elle faisait en secondar . l'Autriche en cette affaire ”’

33—RUMBOLD à GREY, Beaux, 26.

Retour imprévu de l'empereur Guillaume à Berlin, au grand ennui du ministère qui n'avait pas été prévenu, et qui craint l'effet de ce coup tête sur le public. Le sous-secrétaire d'Etat (Zimmermann), de qui Rumboki tient ce détail, conclut d'un mot de Sasonoff à St-Pétersbourg que la Russie ne lèvera pas un doigt pourvu que l’Autriche s'abstienne d'annexer une parcelle du territoire serbe,

84—RUMBOLD à GREY, Bunuix, 26.

Le même sous secrétaire Zimmermann informe Rumbold par téléphone que le ministère transmet à Vienne la demande de favorable considération que la ré serbe, conformément à une dépêche antérieure de Grey ; ‘d'où Zimmermann cndes que le Souvernement allemand s'associe jusqu'à un certain point aux vues anglaises.

35—RODD à GREY Rous, %.

Le ministre des Affaires Etran d'Italie accueille favorablement la proposition de conférence, et dès ce soir ambassadeur italien recevra instructions en conséquence. Le gouvernement italien est informé par l'ambassadeur autrichien que le rappel du ministre de Belgrade n'implique pas déclaration de guerre,

86—GREY à BERTIE, RUMBOLD et RODD, Lonvass, 96.

De inde aux trois gouvernements (France, Allemagne et Italie) d'ontoriser leurs ambas..ieurs à Londres à conférer avec lui en vue du maintien de la piux. En même temps, les représetants des quatre puissances à Belgrade, Vienne et St-Pétersbourg pourraient demander la suspension des hostilités dans l'intervalle.

87—GREY à BERTIE, Lonpais, 26.

Référant à la déclaration de Von Jagow en faveur de l’action conjointe des quatre puissances (voir No. 18), Grey demande l’assentiment de la France au même projet.

88—RODD à GREY, Rows, 23 (reçu à Lonprss le 27).

Rodd, ce een apprenait que le gouvernement italien avait eu communication des termes de la note autrichienne.

89—RÉPONSE DU GOUVERNEMENT SERBE À LA NOTE AUSTRO-HONGROISE. (Communiquée par le ministre de Serbie, 27 juillet.)

En résumé, la Serbie cède, s’humilie sur tous les points. Le gouvernement de Belgrade se défend d’avoir rien fait par lui-même, ni A ses journaux, pour amener un t l’état politique et juridique de la nie- i être tenu responsable des manifestations d’un caractère privé. S'il avait été invité à coopérer aux recherches qui ont suivi le crime du 28 juin, il aurait procédé contre les

dont la complicité aura été démontrée. Quant aux publications immédietes exigées par l’Autriche, il s'engage à les faire post en tête du journal officiel et par = à nd + offic Armée. pi = es Lee lois > ns le sens a concerna su n rits e confiscation journaux. 11 dissoudre la Norodna Odbr L'autre ’instruction publique tout élément de propagande contre l’Autriche-Hongrie, dès que

règles du droit international, mais ne peut accepter la participation d ts austro- is avec enquêtes judiciaires, ce qui serait une violation de la Constitution et de la procédure criminelle. Sur les autres ints, mandats d'amener contre les deux incul dési ,, mesures contre le trafic illicite d’armes et d’explosifs, punition des

se soumet à toutes les demandes, sauf à s’en ra porter, au cas où sa réponse ne serait Pas jugée satisfaisante, soit au tribunal de la Haye, soit aux ue ces qui ont pris part à l'élaboration de la déclaration faite par la Serbie en 1909.

40—BUNSEN à GREY, VIENNE, 26.

L'ambassakdleu: de Russie, réven

u à Vienne, convaincu .que l'Autriche veut se battre, juge inutile d'insister sur la demande de prolongation de délai. Les ambassadeurs de France ot de Russie applaudissent à ] ! dres, mais doutent. que l’Autriche ou l’Allemagne consente à considérer la Russie comme partie à une dispüte austro-serbe. L’ambassadeur d’itaiie & aussi reçu .instructions d'appuyer la note russe, demandant plus long délai, mais ses instructions sont arrivées trop tard pour être utiles.

41—BUNSEN à GREY, Vienne, 97.

Le gouvernement français accepte votre Proposition (télégrammes 36 et 37). Instructions en conséquence aux ambassadeurs. Q

Vienne

43—GOSCHEN à GREY, Beruin, 27.

Le secrétaire d'Etat (Von Jagow) trouve Proposition de médiation n’est pas pratique; cela ressemble trop à un arbitrage. Cette 6

44—BUCHANAN à GREY, Sr-PÉTERsBOUR, 27.

» Sazonoff, tout en admettant que

sont assez raisonnables sur quelques points, dit que l’ul.

ê ie de l'accepter en entier. L’Angleterre et l'Italie Consentiraient peut-être à collaborer avec l’Autriche,

1 lisation effective avant la promulgation d’un ukase impérial, mais que dans l'intervalle l'Autriche a l’avantage de prendre les devants.

45—BUCHANAN à GREY, Sr-PérerspouRo, 27.

Lonres, 27.

ccepte en princi

d’exercer son influence” à de.

+ Grey répond que c’est à Vienne que l’action oit s'exercer. La réponse i sans doute à l'esprit conciliant de la R vouloir l’écrasement de la Se sulteront fatalement.

e dit certain de la neutralité de Fausse impression, Puisqu'ordre a déjà été donné à la Première escadre réunie à Portland Nm jrorrompre les manœuvres : ce ndant cela n'engage à rie ir Edward mandes et autrichiennes qu’ils croient que la ussie n’agira pas tant consent à ne pas prendre de territoire serbe. Je l'ai 4 j absurde

48—GREY à BUNSEN, Lonpres, 27.

Conversation avec l'ambassadeur d'Autriche (Mensdorf).

Celui-ci fait un long appel à la sympathie anglaise, D’après lui, l'Autriche se bat à son corps défendant contre la Serbie, elle rend service à l’Europe en mettant à la raison un Etat turbulent. Grey répond qu’il ne comprend vraiment pas cette interprétation de la réponse serbe, qui est le comble de lhumiliation. Mensdorff admet … sur le papier la réponse peut paraître satisfaisante, mais en réalité, la Serbie re-

terrible si cette humiliation n’est pas trouvée suffisante. L'ordre de stationnement donné à la première escadre britannique qui devait se disperser aujourd’hui même est un des indices de l'anxiété universelle. Il est vraiment désappointant de voir que l'Autriche traite l’humiliante capitulation de la Serbie comme un refus absolu.

49—GREY à RODD, Lonpres, 27.

L'Italie, par son ambassadeur, approuve entièrement la proposition de conférence à Londres. | 24 ministre des Affaires trangères (Marquis di San Giuliano) recommandera chaudement à Berlin la suspension des hostilités, et demande quelle procédure doit être suivie au même sujet auprès de Vienne.

50—BUNSEN à GREY, Vienne, 28.

Communication autorisée de la déclaration de guerre adressée par l'Autriche à la Serbie le même jour.

51—BERTIE à GREY, Paris, 27.

Note du ministère des Affaires Etrangères acceptant de tout point la proposition de cunférence conformément au désir du gouvernement britannique, et autorisant les ambass:deurs à appuyer toutes les représentations jugées nécessa’ 16 auprès de Berlia1 et des autres Etats concernés dans la question La note fait observer que le succès

dépend essentiellement de l’action du gouveri. nent allemand à Vienne.

52— Paris, 28.

L'Ambassade: r de France (Paul Cambon) communique une note du gouvernement français confirmant l'acceptation ci-dessus.

53—SAZONOFF à BENCKENDORFF, ST-PÉTERSBOURG, 27. (Télégramme communiqué le 28).

Si les pourparlers directement engagés avec le cabinet de Vienne n’aboutissent as, Sazonoff est prêt à accepter la proposition de conférence ou toute autre en vue de a paix.

54—SAZONOFF à BENCKENDORPFF, ST-PérersBourc, 28.

D'après ses entrevues avec l'ambassadeur d'Allemagne, il comprend que l’Allemagne lion l'attitude inflexible de l'Autriche. Le cabinet de Berlin, qui aurait pu prévenir la crise, ne semble exercer aucune influence sur son allié. Son ambassdeur trouve la réponse serbe insuffisante. C’est tout à fait alarmant. Sazonoff croit que l’Angleterre peut mieux que toute autre puissance amener l'Allemagne à agir dans le sens voulu. ‘“‘La clef de la situation est à Berlin’’.

* 55—BUCHANAN à GREY, Sr-Pérenspouro, 27.

Sazonoff, vu cet après-midi, promet d'employer toute son influence pour amener la Serbie à donner toute la satisfaction possible à l'Autriche, mais la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Serbie doivent être garantieë. Il ignore si l'Autriche acceptera sa proposition de pourpasiors amicaux, mais si les puissances acceptent 1 mode de conférence, il est parfaitement disposé à s’effacer. L’ambassadeur + crajt personellement qu’un échange de vues direct serait plus agréable à l’Autriche.

RER PRET EE RE 2e oc.

22 DEVANT LE GRAND JURY DES NATIONS 56—BUNSEN à GREY, Views, 27.

Relation d’une conversation importante de l'ambassadeur de Russie arrivant de St-Pétersbourg, avec le baron Macchio, sous-secrétaire des Affaires Etrangères. L'ambassædeur dit qué si la guerre éclate avec la Serbie, il sera impossible de la circonscrire, vu l’état des esprits en Russie; on ne cèdera pe cette fois comme lors de l'annexion d i elque chose de fait avant que que ce sera difficile, vu qu’il y a déjà eu des escarmouches sur le Danube. L'ambassadeur se dit prêt à recommander à 80 gouvernement d'engager les serbes à éviter toute rencontre armée et même à se replier à l'approche des troupes autrichiennes. Il sait que dans une entrevue amicale à

termes des garanties de bon voisinage que l'Autriche pouvait raisonnablement. exiger. Macchio promet de soumettre à Berchtold cette Proposition de l'ambassadeur russe,

57—RODD à GREY, Roue, 27.

San Giuliano croit que, si la conférence se réunissait dès maintenant, les hc ‘ilités

seraient pratique:rsnt interrompues. Il suggère l'acceptation intégrale de 1: note

autrichienne - la Serbie à la demande des puissances, cédant ainsi à l'Europe entiere, non à l’Autriche.

58—BERTIE à GREY, Pare, 98.

Le ministre des Affaires Etrangères est très satisfait d’avoir eu communication du longage tenu par Grey à l’ambassadeur allemand (v. N. 46).

Jusqu'ici nous avons snivi exactement l’ordre numérique des pièces du livre bleu Pour mieux faire ressortir le rôle fermement conciliateur de la Grande Bretagne dès le début des pourparlers. Ce rôle est demeuré le même jusqu’au dernier moment, tant gui y à eu l'ombre d’une chance de paix. Jour et nuit pendant le reste de cette atale semaine, sir Edward Grey a été infatigable, Sur les 160 dépêches échangées entre Londres et les chancelleries continentales, plus de cent sont de sa propre dictée 3 ei l’on ajoute à cela les audiences diplomatiques de tous les instants, les conseils de cabinets et les séances geriementaires, on se demande s’il a pu trouver une heure de

vrai repos, surtout pendant les dernières journées qui ont précédé la déclaration de guerre.

Comme le texte du livre bleu est déjà à la disposition du public, ayant été publié dans les deux langues par le gouvernement canadien, il suffira de donner la substance des principales pièces auxquelles il a été précédemment référé :

60.—Sir E. Goschen écrit de Berlin le 28 juillet que Von Jagow proteste de ses intentions pacifiques, tout en À ner dans son opposition au projet de conférence à ren e devrait lui demander s’il a quelque chose de mieux à Proposer pour prouver sa sincérité.

62.-Cela pressait, car le même jour, l'Empereur d’Autriche déclarait la guerre à la Serbie: et son ministre Berchtold l’annonçait à l'ambassadeur anglais en disant eèchementi que c'était une affaire où la Russie n’avait rien à voir.

64.—On écrit de Rome que le marquis di San Giuliano trouve en grande partie

«à les raisons invoquées Par l’Autriche pour refuser la satisfaction offerte par rbie.

pro; Grey. En quoi a consisté cette démarche P Mystère ! T7 n’a rien publié ce qui s’est passé entre Berlin et Vienne.

88 et 84.—Le 27 juillet, le Prince Lichnowsky avait informé sir Edward Grey que Berlin approuvait ‘en principe ” le projet de conférence. Le 98, Grey invite Von Jagow à fournir sa Propre formule, que cela s’appelle conférence, consultation, discus-

ne Où conversation à quatre. Pour lui, il est tout prêt : l'Allemagne n’a qu’à presser e bouton

tion

Pièces 78, 93, 96, 103, 110, 118, 120, 131, 133, 135.—Ces dépêches sont particulièrement intéressantes à consulter, parcequ’elles contiennent la chaîne des faits suivants. Le 26 juillet, la Russie avait invité l'Autriche à des conversations amicales. À l'Autriche avait autorisé son ambassadeur à s’aboucher avec M. Sazonoff. Le 29, elle contremande l'autorisation. Le 80, le ministre Berchtold revient sur son refus dû, dit-il, à un malentendu, et autorise la reprise des conversations à St. Petersbourg. Le ler août même, l'Autriche acceptait non seulement la discussion, mais aussi la médiation des puissances que jusque-là elle avait obstinément refusée. Le même jour, l’Allemagne déclarait la guerre à la Russie !

Celle-ci avait dès le début accepté toutes les propositions d’arrangement, médiation, conférence à quatre, conversations amicales. Elle était prête à s’effacer devant l'arbitrage des quatre autres grantles puissances dont deux n'étaient pas ses alliées, l’Allemagna et l'Italie. Même après que l'Autriche eût attaqué la Serbie, elle avait fait des offres de paix, elle en avait même modifié les termes à la demande du gouvernement britannique. Mais tout cela était visiblement inutile devant le parti-pris du militarisme prussien, dont la tête dirigeante à Potsdam jouait avec ses diplomates comme avec des petits soldats de plomb.

C’est en revenant de Potsdam, au sortir d’une audience du Kaiser, que le chancelier faisait HA à l'Angleterre un honteux marché de neutralité aux dépens de la France, de la gique et des Pays-Bas, marché que le premier ministre Asquith a stigmatisé en plein Parlement comme une ‘proposition infâme” (Voir appendice II.)

Voici, pour compléter ce court sommaire, la chronologie des principaux événements relatés dans la dernière partie de la correspondance britannique

Le 31 juillet, sir Edward Grey demande à la France et à l’Allemagne de déclarer ce qu’elles entendent faire à propos de la neutralité du territoire belge dont elles sont garantes avec les autres puissances. Le gouvernement français s’empresse de répandre qu’il entend respecter sa signature. Le gouvernement allemand refuse de rien dire Lg ce serait dévoiler une partie de son plan de campagne. Venant deux jonrs après la ‘‘proposition infâme,”’ c'était assez clair. ©

C’est le ler août que se place l’événem capital et décisif. Les choses en étaient à ce point que l’Autriche, tout en refusant d accepter la réponse de la Serbie. avait reçu sans la rejeter et avait devant elle, comme question ouverte, une proposition de suspension des hostilités de la part de la Russie. Le ler août, la Grande Bretagne intervenait de nouveau, dans un dernier effort de conciliation. Sir Edward Grey télégraphiait à son ambassadeur à Berlin et communiquait à toutes les puissances le texte d’une dépêche de M. Sazonoff, ainsi conçue :

‘ Formule amendée conformément au désir de la Grande-Bretagne :

‘“ Si l'Autriche consent à arrêter la marche de ses troupes en territoire serbe et si, reconnairsant que le conflit austro-serbe a pris le caractère d’une question d’intérêt européen, elle adinet que les grandes puissances puissent examiner les satisfactions que la serbie peut donner au gouvernement austro-hongrois sans affecter ses droits d'Etat souverain et son indépendance, la Russie s'engage à garder une attitude d’observation.”’ .

Du côté de l'Autriche, pas un mot d’objection. Au contraire, ce mime jour-là, le. minsitre Berchtold prenait peine de télégra-hier à Londres pour donner le démenti à la rumeur que l'Autriche avait fermé la porte à toute conversation avec St-Pétersbourg.

C’est à Berlin que se dressait le seul obstacle. L’ambessadeur anglais s’empresse de soumettre la proposition au secrétaire d'Etat Von Jagow, en lui faisant remarquer que, puisque les deux parties principales, l'Autriche et la Russie, étaient en pourparlers, l’Allemagne, qui n’était en cause qu’à titra d’alliée de l'Autriche, ne devait pas, dans l'intérêt de la paix, montrer plus de précipitation que celle-ci.

-Quelle est la réponse ? Il est trop tard. La Russie a l’avantage du nombre, l’Allemagne a pour elle la vitesse. Elle entend que la Russie renvoie ses troupes, pendant que l’Autriche fait avancer les siennes en Serbie. Œlle lui donne douze heures pour répondre.

Le même jour, ne recevant pas de réponse à cet : (EN, die TOUT avait depuis la veille la parole du Czar que les troupes rusxs :ele:vNv pas un pas tant que dureraient les négociations, déclarait la guerre à la Russie, puis six heures après à la France. Voilà ce qui a allumé la guerre par toute l’Europe.

Le 2 apût, la Grande Bretagne s'engage à protéger les côtes de France avec sa flotte, les vaisseaux de guerre français étant concentrés dans la Méditerranée. Le même jour, des navires marchands anglais étaient saisis dans les ports allemands.

Le 3, l'Allemagne ayant consulté l'Italie sur ses intentions, celle-ci lui faisait cette belle réponse :

; ee l'Autriche, étant donné surtout les conséquences qui Pouvaient en sortir d’après Îles Paroles de l'ambassadeur d'Allemagne, ayant un carac-

re agressif ne cadrant pas avec le caractère purement défensif de la Triple Entente, l'Italie ne pourrait Participer à la guerre.’’

Une autre Piêce importante à retenir, c’est la dépé d'Etat Von Jagow au Prince Lichnowaky, dans laquelle le gouvernement allemand offrait à l'Angleterre l'assurance que, même en cas de conflit armé avec la Belgique, il ne s'annererait sous aucun prétexte un pouce de territoire belge. L’'ambassadeur allemand était chargé de développer cette thèse dans les termes suivants :

‘ La sincérité de cette déclaration est prouvée Par notre engsgement solennel à l'égard de la Hollande de respecter sa neutralité. Il est évident que nous ne Dourrions

annexer profitablement du territoire belge sans nous agrandir en même temps aux dé- Dens de la Hollande”...

Le même jour, la Granide Bretagne déclarait la guerre à l'Allemagne, et le 8, à son retour à Londres, l'ambassadeur Goschen rendait compte de la conversation désormais tristement célèbre où le chancelier Bethmanu-Hollweg s'était emporté jusqu’à parler du traité garantissant la neutralité de la Belgique comme d’un simple “chiffon de papier.

Le dernier document qui figure au livre bleu (pièce 161), et non le moins important, est la dépêche expédiée de Vienne par l’ambassadeur anglais sir M. de Bunsen le ler septembre—<car l’état de guerre n'existait pas sncore avec l'Autriche. En voici quelques extraits qui font voir

ue la diplomatie autrichienne, comme celle de Berlin, avait reçu le mot ‘ordre de cacher son jeu :

he du 4 août du secrétaire

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