‹ Devant le grand jury des nations [microform]Chapitre 18 sur 41 · MÉMOIRE · texte numérisé non relu

MÉMOIRE

L'auteur, qui parle tantôt à la première personne, tantôt à la troisième, tantôt au pluriel (‘‘Je”, ‘nous’, le Ministre’), débute par rejeter sur la Russie toute la resmice de la guerre. L’assassinat de l’archi-duc François Ferdinand n’est d’après ui qu’un incident des machinations russes tendant au démembrement de l'empire autrichien, la Serbie devant céder à la Bulgarie le morcean de Macédoine gagné dans la guerre des Balkans, en se de la Bosnie et de l’Herzégovine. Aveu important à noter: l'Autriche ayant dès le début consulté son allié l'Allemagne, celle-ci lui donne carte- blanche. Cette partie du mémoire est à citer en entier :

‘‘ En cet état de choses, l'Autriche devait admettre qu’il ne pouvait plus être compatible avec la dignité ou la sécurité de la Monarchie de tolérer plus longtemps, sans prendre action, ce qui se passait de l’autre côté de la frontière. Le gouvernement austro-hongrois nous fit part de ce sentiment, et nous demanda notre opinion. Nous pûmes assurer notre alliée que nous partagions cordialement ses vues et approuvions toute action qu’elle jugerait nécessaire de prendre pour mettre fin à l'agitation serbe visant l'existence de la Monarchie austro-hongroiïse. Nous savions parfaitement qu'en prenant les armes contre la Serbie, l’Autriche-Hongrie provoquerait l'intervention de la Russie, et que de ce fait nous serions entraînés dans la guerre

ar nos devoirs d’allié. Nous ne pouvions cependant, voyant que les intérêts vitaux l'Autriche étaient en jeu, ni conseiller à notre allié une complaisance incompatible avec sa dignité, ni lui refuser notre secours dans un pareil moment. .... ” L'Allemagne devait à son propre intérêt de ne pas laisser affaiblir l'Autriche. ‘Nous lui donnâmes donc carte blanche pour agir contre la Serbie. Quant aux préliminaires, nous n’y avons pris aucune vart.”

La position prise par l'Allemagne dès le début, c’est que c'était un compte à régler entre l'Autriche et la Serbie toutes seules ; il fallait les laisser se débattre ensemble ; c'était un manque de culture (unkultur) à châtier. ‘Nous donnâmes instructions en ce sens à nos représentants à l’étranger.”’ (C’est à cette non-intervention des puissances que le gouvernement de Berlin s’est appliqué dans le cours des négociations, et le mémoire prétend que l'Angleterre et la France promettaient de travailler dans le même sens, ce qui est contredit par tous les documents officiels.

Quant aux pourparlers des derniers jours avant les hostilités, voici aussi succinctement que possible la version allemande, si confuse qu’elle soit :

Outre une couple d'extraits de journaux allemands et autrichiens, reproduction in extenso de la Note autrichienne et de la Réponse de la Serbie, avec commentaires du &ouvernement austro-hongrois sur chaque point, publiés par le Norddeutsche Allgemeine Zeitung du 29 juillet 1914.

Comme on l’a vu Le haut (pièce 39 du livre bleu anglais), la réponse serbe était

une capitulation complète. L'Autriche, pour se donner un prétexte de non-recevoir,

chicane sur les mots; à Rome, ses propres alliés trouvent ses objections puériles (pièce

: D bleu anglais.) Inutile 62e ds sur ces finasseries, aujourd’hui jetées dans oubli,

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