LES TERGIVERSATIONS DE L'AUTRICHE
Le 96 juillet, elle déclare Carrément que Ja Russie n’a rien à voir dans l'affaire serbe.
Le 27, M. Sazonoff Propose une entrevue amicale avec l'Autriche. (45 livre bleu, 32 et 88 livre orange.)
Le 98 et Je 29, M. Berchtold refuse nettement tout Pourparler, et déclare la guerre à Ja Serbie. (Livre bleu, 62, 74, 78, 84, 98 ; Mémoire allemand : hvre orange, 50, 54.)
80, il consent à reprendre les Conversations à St-Pétersbourg. (Livre bleu, 96.)
Le 31, les Conversations continuent. (Livre bleu, 118, 120, 131.)
Le ler août Autriche accepte la discussion sur :& note serbe. (Livre bleu, 133.)
Le même Jour, elle acceptait la médiation des Puissances, du moment même où l'Allemagne déclarait la Buerre à la Russie. (Livre bleu, 135; livre orange, 73, 74, 75.)
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Ses ambassadeurs semblent n'avoir qu’une consigne : fourvoyer les puissances auprès desquelles ils sont accrédités.
La Russie accepte toutes les propositions de paix ; l'Allemagne les refuse toutes.
Elle intercepte les dépêches pour faire manquer la médiation.
Elle cache à ses propres journaux le texte de l’humiliante réponse serbe, afin d'empêcher un retour d'opinion en faveur de la paix.
Elle supprime les documents les plus importants, procédé tout-à-fait dans la tradition de la fameuse dépêche d'Ems, falsifiée par Bismarck en 1870 pour
Quel contraste avec les autres puissances qui, toutes, l'Italie, la Russie elles-mêmes, ont du commencement à la fin travaillé dans le plus parfait accord pour le maintien de la paix !
Quel contraste surtout avec l’action prudente, digne et sage de la France et de la Grande Bretagne, qui ont épuisé tous les moyens de conciliation pour sauver l’Europe des horreurs de la guerre !
On ne saurait citer un plus magnifique témoignage de cette coopération amicale que cet extrait du résumé du Livre jaune publié dans le Temps de Paris (ler décembre 1914) :—
“La position de Disque se trouvait ainsi nettement caractérisée, effort diplomatique pour prévenir guerre entre l'Autriche et la Serbie et éviter la généralisation À conflit; avertissement loyal que dans cette hypothèse la Grande Bretagne ne — sans doute se désintéresser d’une guerre où seraient entraînées l’Allemagne, a Russie et la France.
“L’attitude de l'Angleterre fut ainsi, dès le début de la crise, tout entière de clarté, de modération et de droiture. Elle n’a pas cessé un seul instant d’être modérée et loyale, et lorsque les événements l’eurent contrainte à des résolutions définitives, elle les a exécutées avec une rapidité et une largeur de conception qui ont transformé la pacte amical entre elle, la France et la Russie, en une alliance scellée par l’affection, le respect et la reconnaissance.’
‘J'ai trouvé le chancelier très agité. Son ellence a commencé tout de suite une harangue qui a duré environ vingt minutes. Il a dit que la mesure prise par le gouvernement et S. M. Britannique était, terrible au dernier point : juste pour un mot—‘‘neutralité”....un mot dont
en temps de guerre on n’a si souvent tenu aucun compte— juste pour un chiffon de papier la Grande Bretagne allait faire la guerre à une nation apparentée, qui ne désirait rien tant que d’être son amie.” —(Entrevue entre sir Edw. Goschen et Bethmann-Hollweg, pièce 160 du livre bleu anglais,
RUSSIE .— 21. RE Sir George Buchanan NOR.
Comte Pourtalès omte Szâpâry M.
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