‹ Devant les tisonsChapitre 23 sur 49 · XLIX. — COMIIENT MAURICE m'oUBLIA PAS LES LIGNES A PÊCHER · texte numérisé non relu

XLIX. — COMIIENT MAURICE m'oUBLIA PAS LES LIGNES A PÊCHER

Les routes étaient assez mauvaises.

Maurice mit deux jours à arriver à M***.

En sortant de voiture, il demanda à dîner, et se dit :

— Il est assez désagréable de faire cent lieues dans un vilain pays.

Le pays n'était pas plus vilain qu'un autre; mais on pare de tant d'attraits le pays, la ville, la maison, la chambre où est la femme que Ton aime, qu'il ne reste aucun charme au reste du monde.

— C'est pourquoi, continua Maurice, il faut ne rien oublier de ce que j'ai à y faire.

Et il écrivit sur un morceau de papier :

1° Aller chez mon avocat; 2* — chez mon avoué ;

3* — chez mon huissier ; 4» — chez ma partie adverse; 5* — chez mon oncle Holler; 6* — chez mon cousin Holler.

— Ah ! diable, dit-il, et les lignes de Richard ; il n'y a rien de si difficile à faire comme les choses peu importantes; — c'est ainsi que tel homme qui brave en souriant les plus grands malheurs, tombe sous la plus petite...

Et il mit les lignes en grosses lettres :

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