‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les adminstrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 70 · RER ECO · texte numérisé non relu

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En réalité, par cette proposition, il n’est demandé aux anciens membres de l'Ecole de Médecine aucun sacrifice, puisque, si l'union n'avait pas eu lieu, ils ne se seraient pas divisés entre eux ce surplus. Ils n'auraient fait que continuer à jouir du revenu annuel du dit surplus, juissance qui, dans les arrangements proposés, leur restera également encore à l'avenir, tout à fait dans les mêmes conditions de revenus qu'auparavant; car, comme le nombre des membres est devenu double, le capital aura augmenté de moitié et davantage.

Bien plus, si les anciens membres de l’Ecole se divisaient ce surplus entre eux, ils modifieraient d’une manière plus radicule, en pratique, leur ancien mode d’être, qu’en se rendant à la proposition que je mets devant eux, puisqu'ils feraient disparaître dans le morcellement et l’extinctioni ce capital, dont ils s'étaient contentés, jusqu'à ce jour, de percevoir le revenu.

Supposé que ma proposition soit acceptée, la seule différence qu’il. y aura entre lavenir et le

passé, c’est que, dans le futur, la position des

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D'un autre côté, l’arrangement est avantageux pour les anciens professeurs de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal, puisqu’elle les met sur un pied d'égalité, monétairement parlant, avec leurs nouveaux collèques, et qu'elle leur permet de percevoir leur part égale dans les revenus et augmentations de la Corporation. C’est le complément de l'union de tous les intérêts.

Il serait pénible, à l’occasion d’une phase d’agrandissement, de ruiner, sous le rapport monétaire, l'institution, et de s’en partager les dépouilles. 11 me semble que l'offre que je vous transmets aura pour effet d’en relever le

prestige et d'assurer son développement gra-

duel, en doublant du coup son capital, sans perte

matérielle, aucune, pour personne sur le surplus laissé dans le fonds commun.

Pour favoriser la réalisation de nos espérances de prospérité, nous comptons à bon droit, dans un avenir prochain, sur les sympathies substantielles du public et des particuliers. Ne sera-t-ce pas jeter de l’eau froide sur la générosité de l’extérieur, si on apprenait que, à l’intérieur de l'institution, on a résolu d’en réduire la propriété à zéro ?

Je soumets avec confiance ces résolutions à vos délibérations; et je n’ai aucun doute que l'esprit de générosité et d’entente qui a présidé depuis l’union à toutes vos résolutions ne manquera pas d'amener, de l'agrément de tous, le résultat le meilleur dans les circonstances,

Croyez que je suis dans les sentiments de la plus haute considération,

Messieurs,

Votre très humble et très dévoué serviteur.

J. B. PROULX, Prêfre, V, ÀA.U. L. M.

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MontTRéaL, 26 octobre 1891.

Révérend M. J. Bte Proulx, Ptre, V.R. U. L. M, etc.

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