‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 69 sur 82 · ROME · texte numérisé non relu

ROME

imprimerie A. Befani

SOMMAIRE

[.—Le Recteur, et même le Conseil, de l’Université Laval, depuis que Notre Très Saint-Père le Pape a donné la Constitution Jam dudum, ont montré bien peu de bonne volonté pour aider au fonctionnement du Siège Montréalais de la même Université ;

IL.—Première preuve, le Recteur, à propos de l’Indult des messes, donna au Vice-Recteur de Montréal un renseignement calculé, de soi, à l’induire en erreur et à lui faire faire un faux pas;

IIT.—Deuxième preuve, le Recteur en pressant de suite, sans qu'il n’y eût d'obligation très visible, le paiement d’une forte somme d'argent, mit en danger l'existence même de l’Université à Montréal ;

IV..-Troisième preuve, lorsque, pour la première fois, les Professeurs de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal et ceux de la Faculté de Médecine de l’Université à Montréal signèrent un pacte d'union, l’hési-

tation du Recteur, devant un acte néces-

saire au complément de cette union, parut telle à l’Archevêque de Montréal qu’il jugea nécessaire de télégraphier à Son Eminence le Cardinal Simeoni;

V.—Quatrième preuve, le Recteur, sans qu’il n’y eût rien à cet effet dans la Constitution de l'Université à Montréal, voulait qu’on réélût chaque année le Vice-Recteur de Montréal, ce qui mettrait les Evêques de la province de Montréal dans la presque impossibilité de trouver quelqu'un pour remplir cette position ;

VI.—Cinquième preuve, le Recteur ne cessa son opposition directe ou indirecte à la Loi d'union que lorsque le Saïint-Père lui-même eut écrit de faire passer cette loi ;

VII.—Sixième preuve, le Recteur se montre excessivement difficile dans ses rapports avec le Vice-Recteur, lorsqu'il s’agit de traiter des affaires de l’Université ;

VIII.—Septième preuve, le Recteur a publié dans l'Annuaire de l’Université des propositions qui tendent à créer de grands embarras à l’action du Vice-Recteur à Montréal ;

IX.—Huitième preuve, le Conseil Universitaire, en déclarant que ‘le projet de loi pour constituer en corporation les administrateurs de l'Université à Montréal,” empiète sur ses droits, sans pourtant vouloir indiquer en

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Cardinal Taschereau un motif pour ne pas approuver le dit projet,

X.—Première réfutation: dans ce que le Recteur leur reproche, les Administrateurs de l'Université à Montréal n’agissent pas contre la charte, maïs bien en dehors et au delà de la charte, ce qui est bien différent.

XT.—Deuxième réfutation: les droits que la Constitution Jum dudum accorde au Siège Montréalais de l’Université, ne sont pas à la Bulle d’érection canonique des contradictions, mais bien des additions et des compléments.

XIT—Refuser d'examiner “le projet de loi,” c’est aller, évidemment, en contravention avec une des principales dispositions de la Constitution Jam dudum.

XIII.—Conclusion: première demande, que l'affaire du projet de loi soit réglée ici à Rome; deuxième demande, que Notre Saint-Père le Pape écrive aux Evêques des deux provinces de Québec et de Montréal pour leur dire, entre autres choses, combien il

importe de régler sans retard les questions touchant l’Université qui seront portées devant eux.

A SON ÉMINENCE

LE CARDINAL SIMEONI

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