‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 101 sur 163 · Sherrington. J. Phyüol. London, 188'i · texte numérisé non relu

Sherrington. J. Phyüol. London, 188'i

3. Goltz. Uber die Yerrichtungen des Grosshirns.Sechste Ahhandlung. Arch. fdr d. Gesund. Physiol. Bonn, 1888-1891.

(jii’il V avait, au niveau du centre vésical de la 4“ vei*tèhre Ioud)aire, et eu couuexiou avec lui, un second (•(Mitre d’inliihitioM ou d’arrcH. Il s’appuie aussi sur la cliui([ue, ([iii montre ([ue rincontinence ou la rétention d’urine ne suivent pas nécessairement les sections de la moelle, en cas de IVactures vertébrales, mais rpie les blessés peuvent, dans certains cas, uriner régulièrement, (iela piNJuve (pie, tant (pie la vessie se remplit, l’action du centre moteur est empècliée, sans d(jute, par un centre d’arrêt, jus([u’à ce (pie l’excitation produite par l’accumulation de l’urine soit assez forte pour stimuler le centre moteur et lui faire surmonter l’action inhiliitoire du ccjitre d’arrét. (îoltz a vu, dans ces cas de lésions médullaires, l’application d’une épomje d’eau froide ii l’anus produire une expulsion immédiate de l’urine, soit en excitant le centre moteur à faire contracter la vessie, soit en paralysant le centre d’arrét qui empècberait le premier de réjiondre aux excitations venues de la vessie distendue (1).

Xous n’avons point qualité pour juqer de cette hypothèse qui ferait du qatisme un phénomène essentiellement médullaire. Nous pensons néanmoins qu’elle s’accorderait assez mal avec nos connaissances actuelles en patholoqie mentale. Tai notion d’un centre cortical spècial est, certes, une hyjiolhèse pure et simple. Mais, vraie ou fausse, c’est elle qui explique le mieux les faits que nous allons présenter. Elle peut ainsi servir d’hypothèse directrice, et est, pour le moins, subjectivement vraie.

1. Viault et Julyi't. Traité de Physiologie /iwmaiac, p. 255 et

En somme, ce que nous teiioiis surtout à déqa'jer de cette étude de [)syclio-pIiysiolo(jie, c’est l’analogie de disposition anatomique et de rôle physiologique des sphincters, anaux et vésicaux. Le lait est important pour leur pathologie générale : les troubles de l’iin seront souvent associés aux troubles de l’autre, de telle sorte que le gâtisme sera bien souvent rectal et vésical à la fois.

Une seule réserve est à apporter à ces considérations générales. Les muscles vésicaux sont, pour ainsi dire, en diathèse de réaction constante à chaque impression psychique : ce sont aussi ceux dont le fonctionnement est le plus délicat et le plus aisément compromis dans les états psychiques anormaux. Complexité organique et physiologique, facile réaction aux causes morbides. Là encore se trouve vérifiée cette grande loi de la pathologie générale.

Conception qui d’ailleurs n’enlève rien à l’importance des troubles centraux. Au contraire. Si l’existence de centres spéciaux ressort insuffisamment des expériences [irécitées, nous croyons bien que la clinique cérébrale la confirmera un jour.

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