OFFRANDE POUR LE CENTENAIRE
Parmi les divers ouvrages d'élèves que vous voyez, voici une petite ode faite par moi : quoique ce soit une poésie trèssimple, c'est ce que j'ai fait de mieux jusqu'ici.
Mais, si je vis et deviens plus vieille, je pourrai peut-être présenter quelque chose de meilleur. C'est pourquoi j'espère qu'en passant près de mon œuvre, vous ne la regarderez pas d'un œil de critique.
Vous sourirez plutôt à ces vers, œuvre d'une petite fdle de Hunterdon, qui n'a guère que douze anS;, mais qui estime la science plus que l'or.
J'aime toujours à aller à l'école, et quand j'y suis, j'obéis à toutes les règles : j'aime à étudier, et à jouer, et à apprendre un peu tous les jours.
L'époque où nous vivons réclame toute notre reconnaissance
Texte anglais :
A CENTENMAL OFFERING.
Ainong tlie various works you sec Hère is a little ode by me :
Although it is a simple rhyme, It is my best just at this time.
But, if I live to older grow, I tlien may make a better show.
Therefore I hope, as you pass by, You'll not view this with a critic's eye.
But will admire this which has corne From a little girl in Hunterdon, Who's not much over twelve ycars old, But prizes knowledge more than gold.
I always love to go to school, And, when l'm there, obey each rule :
I love to study and to play And learn a little every day.
The présent âge in which we live Claims ail the gratitude we give To God, from whom ail blessinp;s flow, And nnr sires Ono Hundred vears a^o
154 GRAMMAR SCIIOOLS.
pour Dieu, d'où découlent tous ces bienfaits, et pour nos pères d'il y a Cent ans.
LizziE S.
Age : douze ans.
Comté de Hunterdon (New Jersey). — District n° 56.
i)i. — LES PREMIERS CENT AXS DE NOTRE HISTOIRE.
Notre nation, comme tout le monde le sait, aura cent ans le l juillet 187(). L'anniversaire de sa naissance sera célébré à Philadelphie et commencera en mai pour finir en novembre ; il durera six grands mois, plus longtemps que la plupart des naissances que nous célébrons. Ce sera l'un des plus grands événements dans l'histoire du monde. Quarante puissances étrangères ont déjà promis de prendre part à cette célébration.
Depuis le commencement de son histoire, cette nation s'est accrue en population, en industrie, en richesse. Notre pays peut réclamer beaucoup des plus grandes inventions, entre autres la machine à coudre, le paratonnerre, les bateaux à vapeur et le télégraphe.
L'Amérique peut à bon droit être fière de son génie. Nous nous souvenons tous de Washington, je pense, qui, par sa ferme volonté et son habile tactique, délivra notre pays de l'esclavage tyrannique de l'Angleterre.
Nous nous souvenons aussi d'Abraham Lincoln qui, dans sou genre, fut aussi grand et aussi bon que AVashington. Le premier jour de janvier 1863, il publia sa proclamation d'émancipation qui délivrait de nouveau le peuple de l'esclavage.
Le peuple, de « l'Atlantique au Pacifique » attend le « Centenaire ))...., mais non pas pour regarder ces cahiers d'école. Les élèves ont fait des eftorts héroïques pour dissuader les maîtres de les envoyer à Philadelphie, mais en vain. D'abord, qui est-ce qui les regardera? L'écho répond : qui? Les maîtres ne sont pas d'accord avec l'écho, et ils disent : tout le monde. Alors je plains ce tout le monde. Je prédis que dans deux ans d'ici nos cahiers nous reviendront aussi exempts de toute marque de doigt qu'ils le sont aujourd'hui et aussi couverts de poussière que... le plancher de notre école.