i/iiivEU
(!et hiver nous n'avons pas beaucoup patiné, nous n'avons pas l)eaucoup glissé le long de la colline. Il ne faisait pas assez froid pour qu'on pût faire de bonnes glissades. Quelquefois les daines et les garçons vont patiner. Très-souvent ils se blessent, et quelquefois ils tombent sur la glace. Alors l'eau paraît trèsfroide.
L'hiver dernier il y avait des « ice-boats » (1) sur la rivière. Ils allaient très-vite. Ils avaient des voiles sur leurs mâts el lorsque le vent soufflait nous avions de la peine à les suivre en patinant.
L'hiver dernier nous avons fait en traîneau une charmante promenade d'environ 21 milles. La neige était si dure et il y avait tant de monde dans le traîneau que le palonnier s'est brisé trois fois. Xous nous sommes arrêtés chez un monsieur, (jui nous a donné un fort bon dîner et nous avons joué à beaucoup de jeux. Quand nous sommes rentrés, il faisait tout à fait nuit, et nous ne voyions rien eu traversant les bois. Nous ne voyions que les arbres défiler, car le traîueau allait très-vite. Les chevaux ont descendu au grand galop une colline d'environ un demi-mille de long. IVous avons chanté pendant toute la route en retournant chez nous, et nous faisions un tel tapage que les gens se mettaient aux fenêtres pour voir ce qu'il y avait.
Cet hiver nous n'avons pas fait beaucoup de forts ni beaucoup de cabanes de neige ; mais quand il y a beaucoup de neige nous faisons de très-jolis forts. Ensuite nous ramassons des balles de neige très-dures et nous nous les lançons d'un fort à l'autre. Lorsque nous touchons un de nos adversaires dans le fort opposé, nous le mettons de notre côté, et nous continuons jusqu'à ce que tous les adversaires soient pris.
Kong Kang Ling.
Age ; treize ans.
Stratford (Conncclicut). — 3'^^ délaclicmcnt.
Un an et trois mois de séjour.
(1) Bateaux munis d'un devant en fer q\u leur permet de fendre la iilace.