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Chapitre 1. — Comment la société se forme et se gouverne

— 2. — Devoirs des magistrats.

— 3. — Devoirs des fonctionnaires dans la société.

— i. — Devoirs des citoyens.

2. Discutez, d'une manière générale, la nature de la liberté personnelle.

Rép. — Tout homme sur la terre a sur lui-même un droit qu'on ne peut pas légalement lui enlever, à moins qu'il ne devienne dangereux pour la société. Dans ce cas, c'est le devoir de la société de se débarrasser de lui en le séquestrant. Ainsi donc, pourvu que les droits d'une personne ne nuisent pas aux droits des autres, elle est parfaitement libre de les exercer.

Cependant l'histoire nous parle d'actes de cruauté qui furent tout à fait illégaux. Je ne connais pas de plus grand exemple de la violation de la liberté que l'esclavage. De pauvres noirs, qui n'avaient fait de mal à personne, étaient arrachés de leur foyer, on brûlait leurs maisons, on massacrait cruellement leurs enfants et leurs vieux parents, et on les vendait comme esclaves. Comme une telle conduite était opposée au grand, au sage précepte de notre Créateur : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fiss-ent » !

3. Sur quoi repose le droit de propriété ? Comment ce droit peut-il être violé?

Rép. — Le droit de propriété est fondé sur cette maxime : « Tout homme a droit sur lui-même. » S'il a droit sur luimôme, il peut exercer ce droit à son profit et à son plus grand profit, pourvu qu'en agissant ainsi il ne nuise pas au droit des autres. Il a droit à la propriété qu'il a acquise par l'un des moyens suivants :

1° Par le travail de ses mains ; ^^ par don ; 3° par héritage; 4° par dernière volonté ou testament; 5° par possession ; 6*^ par achat.

On peut violer le droit de propriété en se faisant donner un titre, constatant que l'objet que l'on possède n'est sujet à aucune revendication, lorsqu'il n'en est pas ainsi. Par vol sans violence. En employant la violence pour se faire mettre en possession. En volant à main armée.

l. Jusqu'à quel point est-il de notre devoir de révéler les mauvaises actions des autres?

Rép. — 11 n'est de notre devoir de révéler les méfaits de nos semblables qu'autant qu'il s'agit du bien de la société. Et, dans ce cas, nous ne devons pas le faire par malice ou par haine, mais pour le bien commun. Si nous ne révélons pas les actions qui causent un grave préjudice à la société, je crois que nos semblables doivent nous considérer comme complice de ces actions ; car celui qui n'empêche pas le mal qu"il peut empêcher est aussi coupable que celui qui le commet. Si nous révélons les mauvaises actions des autres, nous les empêcherons par là de commettre de nouveau ces mauvaises actions ; nous préviendrons donc ainsi le retour des maux que nous connaissons, ce qui est notre devoir.

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