‹ Devoirs d'ecoliers americainsChapitre 253 sur 330 · JUNON · texte numérisé non relu

JUNON

En vérité, vous et votre fils, vous méritez de grands éloges et de nobles récompenses. Votre divinité sera grande et illustre si une mortelle est vaincue par le stratagème des dieux. Je le vois bien, vous avez craint nos murailles et vous avez regardé d'un œil jaloux les murs de la superbe Carthage. Mais quand cessera votre méfiance? Quel autre but voulez-vous atteindre? Célébrons plutôt un mariage et signons un traité de paix éternelle. Vous avez obtenu ce que vous désiriez de tout votre cœur, l^a passion brûlante s'est emparée de la tendre Didon et la consume tout entière. Partageons-nous donc l'empire sur cette nation; que Didon obéisse aux lois d'un époux Phrygien, et qu'elle vous donne en dot l'empire de ïyr.

VÉNUS, à pari.

Ha! ha! elle ne sait pas que je m'aperçois de son artifice. (Haut.) Serais-je assez insensée pour rejeter vos propositions et pour vouloir prolonger la guerre avec vous? En vérité.

384 iiiGii sciiooLS.

votre projet inei»l<iîl, si seulement la fortune sourit à vos plans. Mais je doute (jue Ju}»iter désire voir les Tyrienset les Troyens habiter dans la même ville, ou qu'il approuve l'union et l'alliance des deux nations. Vous êtes son épouse. C'est à vous qu'il convient de fixer sa volonté par vos prières. Allez, je vous suivrai.

Page 1