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LES POCHES

Les poches sont très-utiles. 11 y a beaucoup d'espèces de poches que je n'aime pas autant qu'une poche dans une robe.

Un jour, à une petite représentation scolaire, je jouais avec mon frère dans un Dialogue où il était aussi question d'une poche. Ce dialogue s'appelait : « Le Trou dans la Poche ; » c'était un petit Qiivrage très-comique. Voici le sujet : « Je parie que vous ne devinez pas ce que j'ai dans ma poche. » Et il disait que j'avais une balle ou quelque chose de cette espèce. — « Non, ce n'est pas cela. » — « Alors je ne peux pas deviner. » — « Eh bien, petit niais que vous êtes, il n'y a pas autre chose dans ma poche qu'un grand trou, et il faut que j'ailb le faire raccommoder par maman. »

Il y en a donc de plusieurs espèces. Les unes sont de petits sacs qu'on appelle des poches et dont on se sert pour mettre les petits paquets qu'on achète sur son chemin.

78 GRAMMAU SGHOOLS.

Les poclies que je préfère sont les poches qui sont dans les manteaux, dans les tabliers et dans les robes, parce que lorsque vous avez quelque chose que vous ne voulez pas qu'on voie, vous pouvez aussitôt le mettre dans votre })oche. Et lorsque nous voulons porter quelque chose à l'école, nous pouvons le mettre dans notre poche; ainsi c'est notre poche qui le portera et non pas nous.

Elles sont si utiles que vous pouvez y porter n'importe quoi, à moins que l'objet ne soit trop gros pour y entrer.

Tenez, si vous voulez porter une pomme à l'école, mettez-la dans votre poche et emportez -la avec vous.

Je ne sais pas ce que je deviendrais si je n'avais pas une poche à ma robe. Je suis sûre que les personnes qui n'en ont pas sont bien ennuyées de porter dans leurs mains ce qu'elles ont à mettre dans leurs poches. Je vous assure que je ne voudrais pas y être obligée.

Cette année, tout est au Centenaire, et je suis sûre qu'il y aura des poches-centenaire, il y a bien des bonnets-centenaire !

Les garçons ont des poches à leurs jaquettes, à leurs vestes et à leurs pantalons ; ils les remplissent toujours de quantité de saletés, de fer, de cuir, de pierres et de bien d'autres choses qu'on ne peut pas imaginer. Je ne sais comment ils peuvent porter toutes ces saletés dans leurs poches. Je ne le pourrais pas, moi.

Je voudrais bien voir un garçon passer une journée sans ses poches; ma foi! il ne saurait pas oîi mettre le fer, le cuir, les pierres et tout le reste. Je ne vois donc pas comment un garçon pourrait se passer d'une ou de plusieurs poches.

Il y a beaucoup d'autres espèces de poches dont je ne puis pas parler ou que je ne puis pas imaginer et qui ont de trèsdrôles de noms.

Mary ^

Age : douze ans.

Newark, comte d'Essex (New Jersey).

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