A UNE TANTE
Ma chère tante,
Comme on nous a donné une lettre à écrire, je vais répondre à la dernière que vous m'avez adressée. Il y a quelque temps, les écoles d'Indianapohs ont fait une exposition au profit des enfants. On choisit tous les meilleurs chanteurs, que l'on plaça sur l'estrade pour les faire chanter. Comme je chantais assez bien, on me choisit. Il y avait cent petits garçons et petites tilles. On nous appelait petites tilles fleuries, parce que nous «levions porter des fleurs en passant devant \Yashinglon. Il portait un bel habit noir, mais cet habit n'était pas très-long,, de jolis pantalons noirs, un chapeau à l'ancienne mode.
100 GRAMMAll SCHOOLS.
«Washington » passe devant noire maison plusieurs fois i)ar semaine. J'espère que vous répondrez à celle lellre aussitôt que vous le pourrez.
Votre nièce affectionnée,
Cairie B.
Age : douze ans.
Boston (Massactiussets).
5i. — A UNE AMIE.
(i" année.)
Boston, 24 janvier 1876.
Ma chère Katie,
J'ai reçu mardi dernier votre lettre, que je n'attendais pas. Je suis très-fàchée que vous soyez partie de chez M'"*" Torroy, parce que je crois qu'il vous sera bien difficile de trouver une autre place. Votre père vous attendait à la maison samedi, et il a été bien désappointé en ne vous voyant pas venir.
Votre tante va un peu mieux maintenant, mais elle ne peut pas encore se lever. Abbey reste à la maison pendant que voire tante est malade, et Nellie a beaucoup d'ouvrage à faire. Elle dit qu elle voudrait l)ien que vous fussiez ici pour l'aider.
Mary, Katie et moi nous avons été au spectacle vendredi soir avec mon cousin George pour voir les Deux Orphelines; le spectacle était très-amusant, nous avons bien regretté que vous ne fussiez pas là pour venir avec nous, car il avait un billet pour vous. C'est demain qu'on baptisera le bébé de ma tante, on le nommera Mary. Comme vous avez reçu une invitation, nous espérons que vous viendrez.
Nellie Sullivan a été au bal des domestiques, jeudi soir, avec son frère Waller, elle s'y est bien amusée. La salle était pleine et le bal a duré jusqu'à cinq heures vendredi matin.
Je suppose que vous avez reçu beaucoup d'étrennes; j'en ai reçu aussi, mais pas autant que je m'y attendais. Ma tante m'a donné un portefeuille, une demi-douzaine de mouchoirs et une tasse avec une soucoupe. Ma mère m'a donné une paire de boucles d'oreilles et une paire de patins, et ma sœur m'a donné un foulard de soie.
Je mets de l'argent de côté pour acheter des Valentines, le mois prochain, pour envoyer à mes amies. J'en enverrai une gentille à maman, mais ne lui en parlez pas, je vous en prie, parce que je ne veux pas qu'elle le sache.
Ma tante a une angine. Elle fut prise samedi dernier, et elle a été très-malade. Elle n'était pas mieux hier soir quand papa et maman ont été la voir.
Katie Mouarty travaille dans la rue de ^Vashington. Elle fait des robes et elle ne reviendra plus à l'école. Elle s'intéresse à son travail et elle l'aime beaucoup.
Votre amie affectionnée,
Barbara H.
Aiîe : douze ans.
Boston. Shurtleff grammar School.