‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 105 sur 355 · LA MODE · texte numérisé non relu

LA MODE

On dit généralement que ce sont les femmes qui connaissent le mieux ce qui regarder la mode. 11 vaudrait autant pour une femme n'être plus de ce monde que de porter une robe ou un chapeau qui ne fût plus de mode.

Plus d'un homme a été ruiné par sa femme. Il faut à Madame ses € épingles » (1), comme elle dit. Vous savez qu'il est d'usage que le mari lui alloue tant par an pour sa toilette. Une épingle, ce n'est pas grand'chose, mais la quantité d'argent qui passe en € épingles » est énorme (2).

Dans le bon vieux temps, on se contentait d'une robe de

(1) Pin-money.

(2) A pin a day is a groat a yeav (Proverbe). (Note du Traducteur.)

iâO GRâMMAE schools.

calicot pour aller à Téglise; maintenant une femme ne saurait sortir sans avoir une robe faite de la plus belle soie. Mais les femmes ne sont pas seules à suivre la mode.

Jadis les hommes portaient des culottes courtes, des souliers plats surmontés de boucles d'argent, et ils fumaient ordinairement la pipe. Maintenant ils ont des pantalons faits du drap le plus fin, des bottes en veau, et ils fument des cigares du meilleur tabac. Les enfants eux-mêmes veulent suivre la mode et fument des cigares. S'ils ne peuvent pas se procurer des cigares entiers, ils ramassent les bouts qui sont jetés par d'autres.

Ls riches luttent entre eux à qui aura les plus beaux chevaux ou les plus belles voitures. Un tel a une jolie voiture qui est plus belle que celle de son voisin : celui-ci, qui ne -veut pas se laisser battre, en achète une plus belle.

La mode, comme on le voit, fournit de Toccupation aux couturières, aux tailleurs, aux cordomiiers, aux carrossiers, aux marchands de chevaux, etc.

George K.

Age : quinze ans.

Newport (Rhode Island).

VI. — Bxemeieem de mtjie i la ^e de l'éeele déertte par les éeoller».

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