lA VIE d'une écolière
Je pense qu'on s'attend à ce que j'écrive une excellente composition sur un pareil sujet, puisque je suis écolière moimême. Lorsque j'ai des leçons bien difficiles à apprendre, et surtout lorsque je veux me promener ou aller voir quelqu'une de mes amies, je souhaite presque de n'avoir pas à aller à l'école ou d'avoir terminé mes études. Je ne sais pas comment celles qui ont terminé leurs études peuvent dire que le temps où elles allaient à l'école était le meilleur temps de leur vie. Quand on va à l'école, on n'a jamais fini d'étudier. U faut que j'étudie ferme si je veux savoir mes leçons. Ce n'est pas trèsagréable d'être assise tonte l'après-midi dans la maison, occupée à étudier, pendant que le soleil luit avec tant d'éclat ou que vos amies sautent à la corde ou jouent à quelque autre jeu; alors il vous prend envie de laisser vos leçons pour le soir. Quelque^ fois vous avez de la compagnie et vous n'êtes pas disposée à étudier, alors vous dites : Je puis faire cela demain matin; vous les remettes à demain, et le lendemain vous ne les étudia pas du tout, ce qui a pour conséquence de vous faire perdre vos bons points.
La vie d'une écolière est un souci continuel, à cause des études, car il y en a tant ! Je crois que tous les enfants sont contents de voir arfiver les vacances ; s'ils ne le sont pas, ils ne me ressemblent pas.
Ella C.
Age : douze ans, Nouvelle-Orléans (Louisiane). — Webster-School.
LA VIE DE l'école DÉCRITE PAR LES ÉCOLIERS. 439