‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 123 sur 355 · DE CENTENAIRE · texte numérisé non relu

DE CENTENAIRE

Presque tout le monde parle du Centenaire. Vous ne pouvez pas aller dans une seule maison sans qu'on vous montre une tasse à thé, une cuiller ou quelque autre chose qui a été apporté ici dans le Fleur-de-Mai. Il y a des personnes qui achètent très-cher tous les objets faits à Tancienne mode, pour les envoyer au Centenaire. Tout objet qui a cent ans d'existence passe pour une merveille. Quelques personnes vont même jusqu'à acheter de vieilles fenêtres avec des petits carreaux de verre grossier. On vous demande presque toutes les semaines si vous irez au Centenaire. On n'entend parler que de soirées du Centenaire, mascarades du Centenaire. A Providence (1), on a établi un Musée du Centenaire, destiné à recevoir tous les objets qui sont ou très-vieux ou très-curieux. Les Dames du comité de ce Musée portent des robes-centenaire.

La plupart des touristes qui sont ici viennent de Philadelphie. Beaucoup d'entre eux se proposent de passer la saison ici et de louer leurs maisons de Philadelphie aux personnes qui voudront aller au Centenaire.

Ada g.

Age : treize ans.

Newport (Rhode Island).

(1) La seconde capitale du Rhode Island. {Note du Traducteur.

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