‹ Devoirs d'écoliers Américains, recueillis a l'exposition de Philadelphie, 1876Chapitre 95 sur 355 · AU PRÉSIDENT GRANT · texte numérisé non relu

AU PRÉSIDENT GRANT

A Son Excellence le Président de cette glorieuse et ancienne Union.

Mon cher Monsieur,

Gomme voua n'avo£ jamais entendu parler do Moi, J'esp^^ que vous pardonnerez à un inconnu la liberté qu'il prend de vous écrire, et que vous lui permettrez de Bé présenter. Je suis né dans le petit État que les Philadelphiens appellent quelque* fois l'Espagne^ Nous cultivons beaucoup de pommes de terre douces et nous nous sentons à peu près aussi indépendants que les autres États de l'Union. Il n'y a que des patriotes ici, et il notre petit'État est sablonneux^ il a toujours Joué son rôle dans la glorieuse Union. Vive Nevir Jersey! vive Grantf vivent lee États-Unis ! et vive moi !

Je suppose que vous voyez avec plAisir s'approcher le Genie*naire et que vous souhaitez que le moment de le commencer soit déjà arrivé. Les bâtiments sont très-^oonvenables, mais ile ne sont pas aussi Jolis qu'ils le paraissent sur les gravures. J'ai été les voir et Je crois qu'ils seront très-beaux quand Ils seront terminés, car ils auront alors un grand air de propreté. I^aturellement Votre Excellence assistera à cette fête et pettt**

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être serez- vous un peu surpris ou amusé en voyant qu'un écolier a écrit une lettre à vous dont iî ne sait rien, si ce n'est ce qu'il a lu dans les livres et dans les journaux. Ce que j en ai appris de cette manière est bien peu de chose, cependant c'est plus que d'autres n'en savent, car j'aime à lire. Les tours des bâtiments du Centenaire sont très-hautes, et en y montant on peut voir la ville et le parc qui l'entoure. Je pense que moyenaant une légère dépense vous pouvez voir autant de curiosités et autant d'étrangers que si vous voys^iez dans tout le monde w exposant inutilement votre vie.

Peut-être avez-vous beaucoup voyagé et vu beaucoup d'étraages spectacles ; mais j'imagine que, lorsque vous aurez visité tous les bâtiments du Centenaire, vous les regarderez comme un des plus nutgnifiques spectacles que vous ayez jamais vus.

D y aura des têtes couronnées qui viendront de l'autre côté de rOcéan, et je pense que toutes voudront voir l'homme qui préside aux destinées des États-Unis, ce pays qui est encore dans l'enfance.

Je vous loue pour la conduite héroïque que vous avez tenue pendant la dernière révolte, en combattant pour votre drapeau, pour votre pa^s et pour la bonne cause. On entendit beaucoup d'exclamations de surprise, lorsqu'on apprit dans le Nord les exploits hardis et audacieux que vous aviez accomplis dans le Sud et le zèle avec lequel vous commandiez vos troupes pendant ces quatre années de luttes et de souffrances, qui primèrent tant de familles de leur soutien et de leur foyer.

Vous êtes à votre place à la Présidence, et, si c'était l'habitude des États-Unis, vous mériteriez d'être élu une troisième fois; mais comme ce n'est pas la coutume, j'imagine que vous ne voudrez pas violer les lois du pays.

Je. répète ; Vive Grant! vive l'Union! vive le monde entier!

Je demeure votre admirateur et votre humble ami,

W. BuRR H. St, Age ; quatorze ans.

Au Préiident Ortmi.

Glendale, comté de Gamden (New Jersey). District n* 26.

118 GRÀMMAR SCHOOLS.

Ç. — Kxcreices de style i la irle domestique.

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