DES REPAS
Imparfait.
Quand y habitais la maison de mon père» disait une mare à sa fille, nous avions^ tes tantes et moi, chacune notre besogne bien déterminée.
Vêtais chargée de la cuisine ; en d'autres mots, je devais préparer le manger. Je m'attachais à tirer le meilleur parti de mes faibles ressources possible (sic)» Ma bonne mère me répétait souvent qu'il faut varier autant que possible la qualité des aliments et apporter la plus grande exactitude dans les heures- des repas.
Je me levais de bon matin et je préparais le café. Jamais je ne faisais attendre ceux qui devaient se mettre à l'ouvrage. Dès que le premier repas était terminé, je m'occupais du diner. Gelui-ci se composait ordinairement de soupe, de pommes de terre et autres légumes et d'un peu de viande, les jours où il était permis d'en manger.
Jamais je ne setDais deux jours de suite le même mets . J'avais en été le potager où je puisais à volonté. En hiver, j'avais ma provision de conserves : choucro&te, choux, pois, haricots, etc. Je t'indiquerai plus tard le moyen de préparer ces conserves si précieuses.
Quand l'heure du dîner sonnait, on était sûr de trouver la table mise et le potage servi.
J'apportais la môme exactitude aux autres repas et le sou-^ per était prêt quand les travailleurs renti^aient. Nous n'étions pas riches et tu conçois aisément que ce repas ne se composait que de pommes de terre et de salade. Cependant je n'étais
DËVOiHS D'ÉCOLIERS.
jamais prise au dépourvu, grâce à mes coaserves et autres provisions que y avais toujours en abondance.
Je pf^éwyais aussi les retards et les embarras qui peuvent surgir à chaque instant, je préparais la veille ce qui m^était nécessaire pour le lendemain.
Je me contente, pour aujourd'hui, de ces indications générales me réservant d'entrer bientôt dans de plus longs détails sur ce sujet.
Berthe Kollër, douze ans.
Ëcole primaire de Saint-Servais.