UNE LETTRE
Ma chère Louise,
Je suis depuis 8 jours à la campagne chez ma marraine et voici comment je passe ici mon temps.
Je me lève de bonne heure, je cueille un bouquet de fleurs pour ma marraine ; je donne à manger aux lapins, ensuite vers 9 heures je prends une tasse de lait chaud, je vais souhaiter le bonjour au vieux jardinier qui me remplit mon panier d'excellents fruits; ensuite j'étudie je festonne ou je brode cpielquefois je m'amuse avec ma poupée, je prends une leçon de musique. Ma marraine a la bonté de m' apprendre quelques airs. Ensuite nous allons faire de longues promenades. Je songe souvent à toi pendant ces promenades. Que de beaux cailloux vous rencontrez à chaque pas mais je ne songe pas à tout cela je préfère les beaux agneaux qui broutent Therbe rafraîchissante. Je voudrais bien chère Louise que tu viendrais à la campagne pour quelques jours avec ta bonne mère Maman TOUS remettra Fadresse en vous remettant cette lettre. Je vous embrasse de tout mon cœur.
Joséphine Milkin, onze ans et demi.
(Note : Très-bien.) 2" division.
LETTRE
Chère Sidonie,
Je viens de commettre une bien vilaine action, j^ai menti. Hier maman m'envoya chercher quelques commissions chez la voisine. Au lieu d'y aller, je courus chez une autre marchande dont la fille est mon amie et je dis à ma mère que j'avais été chez la voisine. Gomme je n'ai pas l'habitude de mentir, j'ai été crue sans peine.
Si tu savais combien je me repens d'avoir dit ce mensonge» cependant je n'ai pas le courage de l'avouer. C'est pourquoi je t'écris persuadée que tu me répondras bientôt en me disant ce qu'il faut que je fiasse.
Je regrette beaucoup de ne pas t'avoir près de moi pour