DES 1"» CLASSES (3« ANNÉE D'ÉTUDES) DES ÉCOLES MOYENNES EN
Ce concours s*étend aux branches suivantes : langue française, histoire, géographie, arithmétique, algèbre, géométrie.
Nous donnons dans les pages qui suivent, en les disposant sous forme de tableau pour faciliter la comparaison, les compositions en histoire de quatre élèves des premières classes des Écoles moyennes. Ce sont : ^
Alfred Turner, de TÉcole moyenne de TÉtat, au Rœulx. Il a obtenu sur Tensemble des épreuves 85,5 points, ce qui lui a valu le 3* prix.
Léon Rochez, de TÊcole moyenne dé 1 État, à Thuin; 11 a obtenu 84 points, ce qui lui a valu le 5" prix,
Emile Liénaux, de TÉcole moyenne de l'État, au Rœulx. Il a obtenu 80 points, ce qui lui a valu le 1" accessit.
Charles Haecq, de TÉcole moyenne privée, à Lokercn. Il a obtenu 75,5 points, ce qui lui a valu le W accessit.
Nous n'avons reproduit que le début des quatre compositions; leur reproduction in-extenso eût exigé trop de place. D'ailleurs ce que nous en donnons suffira pour faire juger du système d'enseignement.
Composition de Vélève qui a obtenu le 3*^ prix.
 la nouvelle des excès commis par les Calvinistes, Philippe II indigné résolut de confier le gouvernement de la Belgique au plus redoutable des généraux Espagnols. C'était Ferdinand Alvarez, de Tolède, duc d'Albe, guerrier intrépide, mais hautain, cruel et impitoyable. Une armée fut mise aussitôt sous ses ordres ; il la conduisit rapidement d'Italie en Bourgogne, et de là dans nos provinces, où le bruit de son approche jetait déjà la terreur. Il fit son entrée à Bruxelles, le 27 août 1567, et, dix-huit jours après, au sortir d'un conseil auquel avait* assisté les comtes d'Ëgmont et de Horn, il fit arrêter ces jeunes seigneurs, auxquels il n'avait donné jusque-là que des marques de sa confiance.
Ce fut un coup de foudre pour ceux qui avaient espéré la pacification du pays.
Marguerite ae Parme demanda aussitôt sa démission du gouvernement général, elle quitta la Belgique au mois de février suivant, laissant le Duc seul investi du pouvoir. Le premier soin de celui-ci fut d'instituer un conseil des troubles qui devait connaître des crimes politiques. Il composa ce tribunal de douze membres parmi lesquels il introduisit quelques Espagnols, puis, quand de premiers arrêts contre des gens du peuple et d'anciens briseurs d'imaj^es, eurent accoutumé les esprits à
Composition de Vélève qui a obtenu le 5* prix.
A la nouvelle des excès commis par les calvinistes, Philippe II résolut de confier le gouvernement de la Belgique au plus redoutable des généraux Espagnols : c'était Ferdinand Alvarez de Tolède, duc d'Albe , guerrier intrépide mais hautain, cruel et impitoyable. Une armée fut mise sous ses ordres : il la conduisit rapidement d'Italie en BourgognCy et de là dans nos provinces, où le bruit de son apfiroche jetait déjà la terreur.
1 arriva à Bruxelles le 22 août 1567, et 18 jours après, au sortir d'un conseil où avait * assisté les comtes d'Ëgmont et de Horn, il fît arrêter ces seigneurs, auxquels il n'avait donné jusqu'alors que des marques de confiance. Ce fut un coup de foudre pour ceux qui avaient espéré la pacification du pays.
Marguerite demanda aussitôt son éloignement ; elle par* tit au mois de février suivant, laissant le duc investi seul du pouvoir. Le premier soin de celui-ci fut d établir un conseil des troubles qui devait connaître les crimes publics.
Celui-ci était composé ae douze membres parmi fesquels il introduisit quelques Espagnols, il fit d'abord comparaître devant ce tribunal des gens du Seuple et d'anciens oriseurs 'imaffes, et, quand le peuple fut habitué à rautorité de ces jiouveaux juges, il fit compa-
Composition de Vélève qui a obtenu le \^^ accessit .
En 1567, à la nouvelle des excès commis par les calvinistes, Philippe II résolut de confier le gouvernement de la Belgique au plus redoutable des généraux Espagnols. C'était Ferdinand Alvarez de Tolède, duc d'Albe, guerrier intrépide, mais haulain, cruel et impitoyable. Une armée fut mise sous ses ordres; il la conduisit rapidement d'Italie en Bourgogne, et de là dans nos provmces, où le bruit de son approche jetait déjà la terreur. Il entra à Bruxelles le 22 août 1567, et dix-huit jours après, au sortir d'un conseil auquel avaient assisté les comtes d'Egmont et de Horn, il fit saisir ces deux princes à qui il n'avait témoigné depuis son arrivée que des marques d'affection.
Cette brusque résolution fit évanouir toutes les espérances de paix. Marguerite de Parme demanda aussitôt sa démission du gouvernement général : elle se retira au mois de février suivant, laissant le Duc investi seul du pouvoir. Le premier soin de celui-ci fut d'instituer un conseil des troubles qui devait connaître des crimes politiques. Il composa ce tribunal de douze membres, parmi les-
Siels il introduisit quelques spa^nols; puis, quand les premiers arrêts contre des ffens du peuple et d'anciens briseurs d'images eurent accoutumé les esprits à l'autorité de ces nouveaux juges, on fit
Composition de Vélève qui a obtenu ^10» accessit.
Le duc d'AIbe fut nommé gouverneur des Pays-Bas par Philippe II, à la nouvelle des excès commis en Belgique par les Calvinistes. C'était le plus redoutable de ses généraux ; il était fier, hautain, impitoyable et l'annonce de son approche jetait déjàla terreur I Quelques jours après son entrée à Bruxelles, il fit arrêter les comtes d'Egmont et d'Hpm, auxquels il n avait donné jusque-là que des marques de conuance.
Ce fut un coup de foudre
f)our ceux qui avait* espéré a pacification du pa^s. A cette nouvelle, Marguerite de Parme, quitta la Belgique. Le premier soin du Duc d'Albe était alors d'instituer un conseil des troubles qui devait connaître des délits politiques.
La plupart des membres de ce conseil était* des Espagnols.
Après avoir habitué les esprits à l'autorité de ces nouveaux juges, par la condamnation
DEVOIRS D*ÊCOUERS.
Tautorité de ces nouveaux juges, il fit comparaître devant eux des magistrats, des gentilshommes , et , enfin , les comtes d'Egmont et de Horn.
Ces illustres captifs étaient accusés de haute trahison, et le conseil des troubles, en les condamnant à mort, mérita le nom de tribunal de sang.
Il paraît que ce fut contre Tavis du Duc d'Albe et sur Tordre exprès de Philippe que ce jugement fut exécuté. Les deux comtes subirent leur sort avec une fermeté intrépide.
Ils furent décapités sur la ^and'place de Bruxelles qui était couverte de soldats espagnols. La ville indignée n'exprimait son indignation que par le silence et par les signes d'un deuil universel (1568).
Mais bientôt on apprit que Guillaume de Nassau réunissait des troupes en Allemagne, et à son approche, la haine contre le duc d'Albe se manifesta par des symptômes éclatants.
Le général espagnol se trouva dans la nécessité de vaincre, car une seule défaite l'eût perdu. Son habileté le sauva.
Il défit une partie des troupes de Guillaume et sut tenir l'autre en échec dans le Limbour^, sans s'exposer une seule fois aux chances d'une bataille. Bientôt le manque de soldats et de ressources contraignit Guillaume à la retraite (1568). Au retour de cette brillante campagne, le Duc se fit érigée* une statue en bronze dans la citadelle d'Anvers qui venait d'être construite par ses ordres. Cependant l'argent manquait au vainqueur.
raître devant eux des gentilshommes, des magistrats et même les comtes d'Ëgmont et de Horn. Ces deux captifs étaient accusés de trahison, et le conseil en les condamnant, mérita le nom de tribunal de sang.
Les deux comtes subirent leur sort avec une fermeté incroyable. Ils furent décapités sur la grand'place de Bruxelles qui était couverte de soldats espagnols en 1568. La ville épouvantée ne témoignait sa douleur que ][)ar un suence et un deuil universels. Tout-àcoup, la nouvelle arrive que Guillaume de Nassau venait d'entrer dans le Liinbourg.
Alors l'aversion contre le Duc d'Albe se manifesta par des symptômes éclatants. Le général espagnol devait vaincre:
une seule défaite l'eût perdu.
Son habileté le sauva.
Il défit une partie des troupes de Nassau, et tint l'autre en échec dans le Limbourg, sans s'exposer aux chances d'une bataille. Guillaume qui n'avait plus de ressources se vit contraint à la retraite (1568). Après cette campagne, le Duc d'Albe se fit ériger une statue en bronze dans la citadelle d'Anvers qui venait d'être construite par ses ordres. Cependant, l'argent manquait aussi au vaînquétur, etc.
comparaître devant eux des magistrats, des gentilshommes, et, enfin les comtes d'Egmont et de Horn.
Ces illustres captifs étaient accusés de haute trahison et le conseil des troubles, en les condamnant à mort, mérita le nom de tribunal de sang. Il
Saraît que ce fut contre 1 avis u Duc d'Albe, et sur Tordre exprès du roi que ce jugement fut exécuté. Les deux comtes suîsirent leur sort avec une fermeté intrépide. Ils furent décapités sur la grand'place de Bruxelles qui était couverte de soldats espagnols; la ville épouvantée n exprimait sa douleur que par le silence et par les signes d'un deuil universel, 1568. Mais on apprit bientôt que Guillaume de r^assau, prince d'Orange, réunissait des troupes en Allemagne, et à son approche, la haine publique contre le Duc d'Albe se manifesta par des symptômes éclatants. Le général espagnol se trouva dans la nécessité de vaincre, car une seule défaite l'eut * perdu. Son habileté le sauva. Il défit une partie des troupes de Nassau et sut tenir 1 autre en échec dans le Limbourg sans s'exposer une seule fois aux chances d'une bataille.
Bientôt le manque d'argent et de ressources contraignit Guillaume à la retraite, 1568.
Au retour de cette brillante campagne, le Duc se fit ériger une statue en bronze dans la citadelle d'Anvers qui venait d'être construite par ses ordres. Cependant l'argent manquait aussi au vainqueur, etc.
d'anciens briseurs d'images,ils firent paraître devant eux des gentilsnommes et, enfin, les comtes d'Egmont et de Horn.
' Le tribunal, en les condamnant à mort, mérita le nom de tribunal de sang. Les deux comtes furent décapités sUr la grande place à Bruxelles. La ville n'exprima sa douleur que par un silence complet et un deuil universel.
Mais lorsqu'on apprit que Guillaume d'Orange leva * une armée en Allemagne, le mécontentement des habitants se manifesta par des symptômes éclatants. Mais l'habileté du Duc le sauva; il défît une partie des troupes de Guillaume et sut tenir l'autre en échec dans le Limbourg. Le manque d'argent et de forces se fit bientôt sentir chez Guillaume et il se retira en Allemagne.
Alors le Duc d'Albe se fit ériger une statue de bronze dans la citadelle d'Anvers, construite par ses ordres.
Mais le vainqueur manqua aussi d'argent, etc.