II. E.-Bond Doit
au vaisseau le Rover. . . . 20,000,00
B. Doit 20,000,00
à divers, savoir :
il Effets à recevoir ...... 5,200,00
à Effets à payer 5,000,00
à March. générales 9,800,00
Caisse Doit 200,00
à Profits et Pertes 200,00
3S8 DEVOIRS D'ÉGOLIEItS.
Effets à recevoir Doiv^ 600,0()
à S^etB à payer 000,00
Effets à recevoir Doiv^. . . . 600,00
à Effets à payer 000,00
Divers Doiv^
à Effets à recevoir ' 600,00
Caisse , 593,70
Escompte 6,30
Comment inscrirez-vous au journal les opérations suivantes :
t. Vous recevez de John Smith, de Boston, à vendre pour son compte et à ses périls et risques, un envoi de marchandises d'une valeur de 10,000 dollars; vous remettez à la douane, pour droits d'entrée, un effet de 2000 dollars, et vous payez comptant 500 dollars pour frais de transport.
2. Vous vendez un lot de marchandises de Smith pour 800 dollars en espèces.
3. Vous recevez, pour un autre lot de ces marchandises, 500 dollars en marchandises pour votre propre mogasin, et un effet de 500 dollars.
i. Vous acquittez une traite à vue de Smith sur vous, au moyen de 500 dollars de ses propres marchandises, et de 500 dollars des vôtres.
5. Vous avez à ver'ser à un acheteur de marchandises de Smith une somme de 100 dollars, pour défaut constaté dans la marchandise livrée.
6. Âpres clôture du compte de consignation^ vwi% ave< u verser ù Smith 200 dollars en espèces
Consignation de Smith Doit. . . . 2500,00
à divers , savoir :
à Effets à payer 2000,00
à Caisse 500,00
Oaisse Doit,.. 800,00
a Consignation de Smith* 800,(Ki
Divers Doivent^*.
à Consignation de Smiih : 1000,00
March. générales 500,00
Effets à recevoir 500,00
John Smith Doit... 1(K10,00
à divers, savoir :
à Consignation de Smith. . 500,00
à March. générales. .... . 500,00
Consignation de Smith Doit^ . . i(K),00
A Caisse 100.00
John Smith DoiL.. 200,00
à Caisse 200,00
Extrait du cahier de devoirs journaliers de
H.-E. Bond, seize ans.
Élève de la Bmine»» Class (('lasse d*a(faires). Catholic comtnerdal Academij^ Montréal.
CompoaitioBS littéraires.
LETTRE
Sur la visite de l'Honorable Surintendant.
Chère amie,
.le suis bien heureuse de pouvoir t*écrire aiin de to donner quelques détails sur la belle visite que nous avons eue la semaine dernière, devine* qui? monseigneur? Non; monsieur Ouimel, le surintendant de l'éducation .
Tu peux penser si nous étions surprises mais en même temps tremblantes de peur qu'il vint * nous questionner car nous sommes bien peu versées dans les sciences, moi au moins; nous étions aussi bien contentés en pensant qu'il nous donnerait un grand congé. Nos bonnes maîtresses se sont empressées de
390 DEVOFRS D'ÉCOLIKRS.
préparer la salle de réception et de la décorer le plus magnifiquement possible dans un cas aussi imprévu. A la parte du parloir il y avait quatre sapins verts et des bandilières («/c) de flanelle bleue et blanche quand monsieur Ouimet est entré il y avait quatre élèves qui ont joué un duo et ensuite la présidente du pensionnat mademoiselle Dion a lu une adresse qu'il a écoutée avec beaucoup d'attention et il a été très flatté de ce qui lui a été dit. Après un charmant discours, deux petites élèves lui ont demandé un congé il leur a demandé savez-vous ce que c'est qu'un congé, oui Monsieur le surintendant répondirent les deux petites espiègles c'est un jour ou * nous dansons nous chantons et nous jouons. Il leur répondit puisque vous savez ce que c'est qu'un congé je vous l'acorderais* bien mais je ne suis pas maître ici et si c'est l'intention de votre bonne mère supérieure je vous l'acorde* de grand cœur. Et nous de nous rendre dans nos classes d'arithmétique, quand il est arrivé dans ma classe tu peux t'iniaginer si je tremblais, de peur qu'il vint* a* m'interroger. Il a fait quelques questions dans chaque classe et il a été très satisfait de sa visite. Je tormine, chère amie car j'ai peur de t'ennuyer je t'embrasse.
Marie-Louise Dufresne, onze ans. • (Classe de grammaire . ) Pensionnat de Jésus-Marie, à Saint-Joseph-de-Lévis.
MEME SUJET
Chère amie,
Que je suis heureuse de pouvoir t'écrire un mot afin de t' apprendre la grande visite que nous avons eue du surintendant. Figure-toi notre surprise lorsqu'on nous annonce d'aller prendre notre costume pour une telle réception le Surintendant de l'instruction publique» A ce grand mot il y a de quoi se réjouir et trembler tout à la fois. C'est ce que j'ai éprouvé, pour nous nous sommes allées à notre récréation mais il n'en était pas ainsi de nos bonnes maitresses* qui se sont empressées pour préparer la salle de réception, elles ont été jusqu'à la porte du parloir pour mettre des pauvres pavilloas blancs et bleus. Au signal d'etitrée deux élèves se sont mises au piano.
<:anada :v.m
Ensuite on lui a lu une adres&e et il a eu la grâce de conserver la copie. Pour le reste ce n'est pas intéressant; il nous a fait un examen il nous a fait des questions, il a paru 1res satisfait.
Il nous a fait un bel éloge de sa réception chez les frères.
Adieu chère amie. Je termine en te souhaitant qu'il ne t'en arrive pas autant.
Je suis toujours ton amie affectionnée,
Marie Blouin, douze ans.
(Classe de grammaire.) Pensionnat de Jésus-Marie, à Saint-Joseph-de-Lévis.
LA FÏLECSE DE FOLGOAT.
En Tannée 1792, demeurait dans un petit village de Folgoat, une pauvre veuve qui n'avait pour toute ressource qu'un petit garçon d'environ- neuf ans, et une chèvre, et une pauvre chaumière, quelques chaises. L'occupation actuelle de la mère était de filer pour quelques dames du voisinage ; celle de Tenfant, de conduire* la chèvre pattre le long des chemins et sur le bord des collines.
C'était vraiment agréable en entrant dans cette pauvre demeure d'y voir cette humble fileuse, et de l'entendre chanter des airs, quoique monotones, mais qui conviennent très^hien à une fileuse qui voit avec contentement et ambition croître le fuseau de son rouet et diminuer la charge de sa quenouille.
L'enfant, docile et obéissant^ conduisait la chèvre soir et matin. Un soir, la chèvre revint seule à la maison. La mère, ne voyant "pas revenir son fils, pense que (juelque. mal heur lui est arrivé. Alors sans perdre un moment elle part, court çà et là, crie, et ne sait où le trouver. Enfin, après une heure de marche, elle le trouve sur le bord d'un précipice. Par la curiosity^et le manque de prudence, l'enfant s'était avancé trop prés* de ce lieu dangereux et était tomber "^ dans l'abimc ; mais grâce à une branche qui se trouvait sur son passage et qu'il eut la force de saisir, il arrêta sa chute. Quelle douleur la pauvre femme n'éprouva-t-elle pas de voir son fils bienaimé, dans une position si désespérée ! et il lui était impossible de l'en retirer. 11 était nuit. Aucun espoir, ne se présentait