LA FENAISON
Au mois de juin ou de juillet quand Therbe est mûre la fenaison commence. Les faucheurs vont dans les prés, de 1res bon matin, et coupent rerbe*avec leurs faux. C'est un travail trèsfatigant. Les braves gens suent à grosses gouttes, et à chaque 'instant ils aiguisseiit * leurs faux.
Xaviex* UlLGBK> ^^^^^^ ^^^•
Rédaction (en français).
Mon cher ami,
Je t'ai annoncé une heureuse nouvelle. C'était un beau jour pour nous que le jeudi ; or, c'était hier jeudi, et je t'assure que nous avons passé une heureuse journée. Le maître nous avait promis de faire une promenade à Zoioeuvre. A huit heures nous partions. Chemin faisant on s'est divertis * en chantant et en riant. Les laboureurs travaillaient sur leurs champs. Les uns coupaient l'herbe, les autres labouraient, semaient et hersaient. Deux hommes coupaient du bois dans la forêt et un autre fendait le bois, que les deux autres avaient coupé. Les oiseaux gazouillaient dans les haies. A neuf heures nous sommes arrivés au lieu de destination, déjà passablement fatigués. Là nous recevions quelques cerisiers chargés des plus belles cerises à notre disposition. En un clin d*œil on mil en posession * les cerises (sic). Enfm quand le maître a annoncé qu'il était temps de songer à la retraite, tous se sont étonnés que le temps se fût passé si vite.
Salut cordial
de ton ami,
Jules.
Pierre Stoffel, douze ans.
(Fils de Pierre Stoffel, cultivateur. ^
DIVISION SUPÉRhEURE. — FILLES.
Rédaction (en français).
Ma chère amie.
Hier toute la classe avait une grande joie, Monsieur et Madame N. étaient venus dans notre école et nous ont fait passer un petit examen. Ensuite ils firent l'inspection de nos ouvrages des mains, qui leurs* plaisaient beaucoup. En partant ils nous invitèrent de venir chez eux après la classe pour manger des cerises et du gâteau, et pour jouer au jardin et nous recréer*.
Après quatre heures tous les enfants se hâtèrent d'aller annoncer la promeniide à leurs parents, et à quatre heures et demie toute la classe était prête à partir. Lorsque nous y arrivâmes lions allions au jardin, et on nous servait. Nous admirions les belles plates-blandes*, les* plupart garnies de différentes* fleurs, et les arbres chargés de fruits abondants. On avait dressé des bancs pour nous reposer, nous avons passé là quelques heures agréables. En partant nous avons beaucoup remercié à {sic) la femme de la maison pour toutes les bontés et les peines qu'elle s*étail données pour nous, et nous retournions en chantant et en nous amusant. J'aurais désiré que tu eusses pu prendre part à cette promenade, alors elle aurait été plus riche en plaisir pour
ton amie.
Marie Gries, douze ans.
(Fille de J.-P. Gries, cultivateur.)
Quelques villes seulement étaient représentées à rexposition scolaire. Dans le petit nombre de travaux d'élèves, nous avons choisi un cahier fort intéressant, donnant, sous la forme d'épreuves trimestrielles, le cours complet d'études, en quatre années, d'une élève d'une école primaire de filles de Milan ; deux devoirs de fln d'année de l'école communale de garçons de Gologna Veneta; quelques compositions italiennes d'élèves de l'école normale deHlles de Milan ; d'autres compositions italiennes et françaises d'élèves du collège royal des jeunes filles de Milan, et des exercices exposés par une école d'adultes de Florence.
ÉCOLE PRIMAIRE DE FILLES
 MILAN (VIÀ PALERMO).
COURS COMPLET D'ÉTCDES EN QUATRE ANNÉES, DE L'ÉLÈVE ÂmALIA PURICELU.
Les premières pages du cahier qui contient les feuilles d'épreuves des quatre années d'études, n'oflfrent que des exercices élémentaires d'écriture : bâtons, jambages, lettres en bâtarde.
Épreuve da t9 avril 19f4.
Phrase à diviser en syllabes :
f Les enfants silencieux et attentifs font de rapides progrès (1). >
(1) L'écriture de cette épreuve et des suivantes est une grosse an-
qflaisc.
. ITAt
" Addi
lii-l-94-i-f
EyrcuTe 4u 1
Langue i
Uiviseï' en syllabes k diclée
c Le ver à soie nail il'uii pt de mûrier, grossit, puis file soi
Arithm
Ailililioiiiii^r le^ quantités sui L. 12i + 63
Am L. a
Epreuve Ai 14
Diviser en syllabes la diciég , t La petite Slle bonne et sh.
Les personnes charitables ,.
perdent leur temps. » **
60 Devoirs d'écoiiIers.
Épreuve des *• ef «9 Janvier ûfàHB.
Langue italienne.
Mettre au pluriel les propositions suivantes : « L'abeille voltige autour de la fleur pour recueillir le miel. La prairie produit de l'herbe, le champ nous donne le blé, le potager fournit le légume, le jardin nous donne les fleurs et les fruits.»
Arithmétique.
Le propriétaire d'un grand domaine ayant vendu toute sa récolte dans une bonne année, a retiré du blé 45,690 lires, du vin 28,390 lires, de la paille et du foin 9,477 lires. Combien a-t-il retiré en tout?
Solution.
Pour savoir combien ce propriétaire a retiré en tout, je fais une addition, c'est-à-dire, je réunis en un seul nombre les nombres 45,690, 28,390 et 9,477.
Addition.
Total .... 83557
Preuve... 167114
Moitié... 83557
Réponse.
Ce
propriétaire a
retiré 83,557 lires.
(Note : 8/10.)
ÉpreuTe semesfrlelle.
(Sans date, mais, d'après l'ordre du cahier, ce doit être mars 1875.)
Arithmétique.
PROBLÈME
Un riche propriétaire a légué en mourant à l'orphelinat des garçons 127,617 lires, et à celui des filles 94,895 lires. Pourriez-vous trouver combien le premier établissement a reçu de plus que le second?
Pour savoir combien le premier établissement a reçu de plus que le second, je fais une soustraction, c'est-à-dire que de 127,617 je retranche 94,895
Position du problème :
Soustraction.
Reste .... 032722
Preuve... 127617
Réponse.
Le premier établissement a reçu 32,722 lires de plus que le second.
(Note : 8.)
Langue it^^netine.
Mettre au féminin la âicté^ *e • \
« Louis désirait possédet^ \\<^^ ^ ca.m^, VV en VcowNavwv très-beau sur J'escaJier de | b v* h^^ r^^y^. *^o^ew%, '^^ ^^^^^^ ^^ mettre dans son porte/eu/ij ^^^^i ^^^ ROUNftmwl q^x''^"^^ ^^^^
62 DEVOIRS D'ÉCOLIKRS.
jamais s*approprier les objets trouvés, il alla aussitôt le porter au bedeau, afin que celui-ci en cherchât le propriétaire.
» Soyez toujours honnêtes, et vous n'éprouverez jamais de remords. »
Former troiç propositions contenant les mots patience, livre y ouvrage.
« Tu mets msL patience à l'épreuve, ma chère Charlotte. — Pourquoi as-tu déchiré ton livre de lecture? — Très-bien, Emestine, voilà un bel ouvrage. »
(Note : langue 8 ; orUiograplie 8.)
Epreuve d'avril ifl9ft.
Langue italienne.
Écrire des phrases contenant les mots suivants : occasioUy conduite^ ville.
Compléter les phrases suivantes :
c Marie travaille peu et à contre-cœur, donc... > c Je sais que les écolières attentives... i»
Réponses.
J'ai attendu Vocca>sion de la première communion pour (c faire présent de ce joli petit livre. — Charlotte, ^ disait M. Guillaume, queUe conduite as-tu avec tes compagnes ? — Celte année je devais aile;- prendre les bains dans une ville au bord de la mer.
Marie travaille peu et à contre-cœur, donc elle ne fera pas de progrès.
Je siis que les écolières attentives sont celles qui font le plus de progrès, et qu'elles sont la consolation de leurs parents.
(Note : langue 9; orthographe 9.)
Arithmétique.
PROBLÈME
Un négociant doit payer 14,720 lires, et il a préparé à cet effet 3,244 billets de 5 lires. On demande :
Combien ces billets font-ils de lires?
Combien de lires restera-t-il à ce négociant après qu*il aura fait le payement?
Position du problème.
Multiplicande. . . 3244 (billets) Multiplicateur... 5 (lires)
Produit 16-220 lires
Preuve.
Multiplicande... 3244 Multiplicateur... 10
Produit. 32440 lires
Moitié 16220
16220 (billeU) 14720 (lires)
Reste 1500
Preuve 1fH20
Réponse.
Ces billets font en tout 16,220 \ires ; ^^ restera à ce négociant 1500 lires après b> pavomo^f (Note : 8/10.) " ^'
Epreuve de« «S et tft Juin f dVft.
Arithmétique.
PROBLÈME
Un négociant a acheté 5750 mètres d'une certaine qualité d'étoffe, au prix de 9 lires le mètre. On demande :
Combien l'étoffe a coûté ?
Combien le négociant a encore à payer, s'il n'avait apporté pour cet achat que 37,595 lires?
Position du problème :
Solution L
Pour savoir combien l'étoffe aura coûté, il faut que je fasse une multiplication, c'est-à-dire que je multiplie M. 5750 par L. 9.
Solution IL
Ensuite, pour savoir combien ce négociant aura encore à payer, s'il n'avait apporté pour cet achat que 37595 lires... (La phrase est restée incomplète.)
Multiplication . Preuve,
Soustraction :
Réponse.
Cette étoffe a coulé 51,750 lires; ce négociant devra encore payer 14,155 lires.
Langue italienne.
Achever les phrases suivantes :
c Hier maman... » ,
€ Oh! qu'elle est belle... »
Réponses.
Hier maman a dit à Anna que si elle ne voulait pas se cor* riger, elle serait obligée de la punir sévèrement. — Oh, qu'elle est belle ! s'écria Juliette en voyant sur son Ht une jolie robe ; et sa maman ajouta : Je te fais ce cadeau parce que tu as été sage.
Dictée à mettre au présent de l'indicatif :
« Raphaéline était une bonne petite fille, mais elle avait le défaut de se laisser aller à des fantaisies blâmables et à des caprices ; son père et sa mère en étaient très-chagrins, et faisaient tout leur possible pour qu'elle se corrigeât. »
(Note d*ensemble : 7/10.)
ISfireuve semestrielle, *0 ^t tt mars tsua*
{^ classe.)
Langue îtali ^^e.
Suiet^
La maman de Gina, contente d^ ^e cot^^^^^^ ^ ^^ ^^^^ ^^
l'intention de lui faire un cadea»? \ . 0^ \ a àeTtv^xvié ^m^^»^^
G6 DEVOIRS D*£COLIËRS.
lettre quelle serait la chose qui lui ferait plaisir. Mettez-vous à la place de Gina, et répondez pour elle.
Lettre.
Chère maman,
Que tu es bonne, chère maman ! Je ne sais comment té remercier, tant je suis heureuse !
Mais si tu veux me faire un cadeau, je te prierais de me donner le livre qui s'appelle : « la Grammaire de mon Félicino » {Grammatica del mio Felicino). J'aurai beaucoup de plaisir à le lire, parce que j'ai entendu dire à beaucoup de mes compagnes d'école qu'il est très-intéressant, et en outre notre maîtresse nous a dit que si nos parents voulaient nous faire un aadeau, de nous aciieter (faute marquée) la grammaire de mon Felicino. Donc, je te remercie beaucoup, chère maman.
Adieu, bonne et chère maman. Je te salue et t'envoie mille baisers de :
Au collège, le 20 avril 1876.
Ton affectionnée fille, Gin A (1).
(Note : Compositiofiy 8; grammaire, S; orthographe, 8.)
'- Arithmétique.
PROBLÈME
£n mourant, une personne a laissé 357^260 lires, dont la septième partie est destinée à fonder une école de garçons et une école de filles dans la localité ; 20,500 lires doivent être données à l'hôpital, et le reste doit être partagé entre ses 5 neveux. On demande :
V Quelle est la somme léguée pour la fondation des deux écoles ;
2*" Combien recevra chacun des neveux ;
(1) La transposition de la signature existe dans Torigiiial.
Position^ du problème.