L. 595 : L. 5 = a mètres
Solution.
Si je connaissais le nombre de mètres vendus, et si je le multipliais par le prix d'un mètre, j'obtiendrais le prix du total, savoir L. 595; donc le prix de tous les mètres est le produit de deux facteurs, dont Tun est connu, et je chercherai l'autre au moyen d'une division, qui est l'opération pai* laquelle, étant donnés le produit de 2 facteurs et Tun de ceuxci, on trouve l'autre; je fais donc une division pour savoir combien de mètres d'étoffe ce négociant a vendus.
Maintenant je prends le bénéfice de ce négociant et je dis : Si sur 1 mètre il gagne 2 lires, sur 2 mètres il gagnera le double, sur 3 mètres le triple, et sur 119 mètres il gagnera 119 fois 2 lires ; je ferai donc une multiplication.
Réponse.
Ce négociant a vendu 119 mètres et a gagné en tout L. 238.
(Note : 9/10.)
Epreuve du 9t novembre i99tt.
(3* classe.)
Sujet.
Henriette raconte, dans une lettre à une amie, une faute qu'elle a commise ; elle lui dit comment elle a été amenée à
la commettre, comment elle Ta reconnue d'elle-même, et de quelle manière elle veut la réparer. *
Développement,
Ma chère Ermellina,
Je suis bien honteuse d'avoir à te raconter qu'hier j'ai accusé ma sœur, la bonne Joséphine, d'une de mes fautes {d'une faute que f avais commise, correction du maître). Oh, quel chagrin j'éprouve! et j'ai honte aussi d'avouer la vérité à maman ; mais pourtant je ne voudrais pas que maman fût encore fâchée contre ma chère Joséphine (1). Eh bien, je lui raconterai tout tel que ça est (mots biffés par le maître), afin qu'elle puisse me pardonner et faire la paix avec ma sœur (2). Trouves-tu juste, Ermellina, que ma sœur ait à porter la faute (la peine y correction du maître) du mal que j'ai fait? Je n'ai plus de tranquillité ni jour ni nuit (mots biffés par le maître); de nuit (la nuit, correction du maître) je ne peux pas dormir. et de jour (le jour, correction du maître) toutes mes actions me rappellent la faute grave que j'ai imprudemment (mot biffé par le maître) commise (3). Je voulais dire la vérité, mais une mauvaise pensée s'est emparée de mon esprit, et m'a fait tomber dans cette faute. Adieu, mon amie, salue (de ma part, addition du maître) tes chers parents, et je suis (ces trois mots sont biffés par le maître)
Ton affectionnée,
Henriette.
(Note : 7/10.)
(1) Le maître a remanié la phrase ainsi : « Oh, quel chagrin j'éprouve! je ne voudrais pas que maman fût encore fâchée contre ma chère Joséphine, et pourtant je rougis de tout lui ayouer. »
(2) Phrase remaniée ainsi par le maître : « Mais je veux absolument le faire; je lui raconterai tout, afin qu'elle puisse me pardon-
. ner et sourire encore à ma chère sœur. »
(3) Phrase remaniée par le maître : « Je n'ai plus de tranquillité maintenant; la nuit je ne peux pas dormir, et le jour il me semble que tout le monde doit s'apercevoir de la faute grave c\ue j'ai commise. »
76 DEVOIRS DtCOLIEHS.
KpreUTe de* tt et • déeemlire ISf^. ^
(3* classe.)
Langue italienne.
Elvire, qui depuis quelque temps est étourdie et négligente, aperçoit sur les rayons de sa bibliothèque le prix qu'elle a obtenu en première classe supérieure, et se^dit à ellemême...
Elvire, qui depuis quelque temps est étourdie et négligente, aperçoit sur les rayons de sa bibliothèque le prix qu'elle a obtenu en première classe supérieure, et se. dit à ellemême :
Comment ! en première supérieure j'ai pu mériter ce prix, et maintenant que je suis plus grande me voilà devenue si étourdie et si négligente !
Toutes mes maîtresses, tous mes supérieurs m'onl donné des avertissements, m'ont menacée de punitions et m'ont même punie ; mais je n'ai pas voulu leur obéir. Maintenant je comprends que j'ai mal agi, maintenant j'en ai une preuve que je n'oublierai jamais plus, pour qu'elle serve de leçon pour l'avenir. Eh bien, je tâcherai de me corriger pour que mes supérieurs effacent de leur mémoire toutes les fautes que j'ai commises et se réjouissent de me voir changée. Oh oui, je veux devenir une bonne lilie; je le veux, et cela suffira pour que je le devienne.
En effet, Elvire tint sa promesse en peu de temps («fc), et à la fin de l'année elle put recevoir encore un beau prix. On ne peut imaginer combien elle se sentit consolée ; et maintenant qu'elle sait combien de mal on se fait à soi-même en n'accomplissant pas son devoir, elle fait toujours tout ce qu'elle peut pour être le modèle de l'école.
(Note : covKpoziXion^ 7 ; grammaire, 8 ; orthographe, 8.)
Arithmétique.
PROBLÊME
Un père de famille a acheté 175,5 litres de vin, qu'il veut mettre en bouteilles ; chaque bouteille a une capacité de 85 centilitres. On demande combien il doit se procurer de bouteilles, et à combien le vin lui reviendra par bouteille, sachant qu'il Ta payé à raison de 64 lires 55 centimes l'hectolitre.
Position du problème.
Litres 175,5 : 85 = a bouteilles.
Solution.
Pour répondre à la première partie de ce problème, je dis : Si chaque bouteille est de la capacité de 85 centilitres, et qu'il y ait 175,5 litres, pour savoir combien il faudra de bouteilles, je fais une division, qui est l'opération par laquelle, étant donné le produit de 2 facteurs et l'un de ceux-ci, on trouve l'autre.
Ensuite, pour répondre à la seconde question, il faut deux
' opérations; la première est une réduction, c'est-à-dire qu'il
faut réduire L. 64,55 à une quantité 100 fois plus petite.
Puis je fais une division pour savoir combien coûte le vin par
bouteille.
Litres 175,5 : 85 = 26 bouteilles (1).
Réponse*
Ce père devra se procurer 26 bouteilles (2) et la bouteille coûtera lires 75 centimes.
(Note : 5/10.)
(1) Le résultat est faux, et le diviseur devait être non 85, mais 0,85.
(2) La réponse exacte serait 206 bouteilles. La faute n'a pas été signalée par le maître, autrement que par le chiffre de la note.
78 DEVOIRS D'ËGOLIËRS.
Composition du 99 déeemlire l^VC.
(3" classe.)
Sujet (i).
Dans J'école communale de *** se trouve une pauvre fille qui peut à peine se tenir sur ses béquilles. Elle est pâle et maigre, mais son œil brille (Inintelligence et la bonté se voit sur ses lèvres. Elle est complaisante avec ses ^compagnes et les aime toutes comme ses sœurs. Pourquoi donc est-elle si contente malgré sa triste situation?
Développement:
Si vous connaissiez la pauvre Marie (une de mes compagnes d'école)! si vous la connaissiez, vous seriez véritablement surpris : elle peut à peine se tenir sur ses béquilles, et pourtant elle est toujours contente et heureuse ; et pour rien d'autre, sacheZ'ley sinon (^) parce qu'elle est bonne, affectueuse, complaisante pour tous, aussi tout le monde l'aime et l'appelle sa chère petite Marie. Son œil brille d'intelligence et sa bouche est toujours souriante* Pauvre fille ! Malgré sa triste situation, elle est très-heureuse. Je tâche d'imiter ses belles qualités.
Outre le malheur de sa difformité, elle a encore celui d'être seule, d'avoir sa mère au ciel et son père malade (le maître a ajouté ici : toutefois elle est résignée et toujours contente). Voilà comment sans posséder ni richesse ni santé on peut néanmoins être heureux.
(Note : 8/10.)
(1) A partir d'ici l'élève a commencé à écrire en fin.
(2) Mots biffés par le maître, qui a rétabli la phrase ainsi : « et c'est parce qu'elle est bonne, etc. »
C^mpoBitlon du 9 Janvier 18f V.
(3* classe.)
Sujet
Pensées et projets de Rose en commençant une nouvelle année.
Développement.
Voilà Tannée 1876 finie à son tour, une nouvelle année commence; en commençant cette année, je veux moi aussi me bien conduire et m'appliquer à Tétude. Si j'avais fait des progrès Tan dernier, je pourrais maintenant savoir quelque chose {i); et, au contraire, il faut que je recommence la classe. Eh bien, je me mettrai résolument à Fétude ; oui, je le veux, et cette volonté suffit pour que je devienne bonne, obéissante à Técole et à la maison, que je contente maman, papa, et les bonnes maîtresses qui m'instruisent, qui m'encouragent au bien, et qui me dirigent sur la voie de la vertu.
(Pas de noie.)
iBpreave deë t« et 99 janvier tSW.
(3* classe.)
Langue italienne.
Sujet.
Louise et Sophie sont cousines et compagnes d'école. Elles sont du même âge ; mais la première est jolie, tandis que la seconde ne l'est pas. Pourtant tout le monde aime Sophie, et personne ne recherche Louise. Pourriez-vous expliquer la raison de ce fait ?
(1) Les mots en italique sont biffés par le maître, qui a rétabli la phrase ainsi : « Si j*avais étudié Tan dernier, je serais maintenant plus contente. >t
80 DEVOIRS D*ÊG0L1£RS.
Développement,
Celui qui verrait Sophie s'écrierait sur-le-champ : c Pauvre malheureuse! combien elle doit souffrir! »
Elle peut à peine se tenir sur ses béquilles, elle est toujours pâle et maigre, toujours maladive , rien ne peut la guérir , tout est inutile ; et pourtant, au milieu de son malheur, elle est heureuse et toujours gaie. Â Técole, elle est le modèle de toute la classe, aussi toutes Taiment et Testiment.
Louise, au contraire, sa cousine et sa compagne d'école, est une jolie petite fille, pleine de force et de santé, mais capricieuse, et je dirais presque désagréable; elle ne trouve rien de bien que ce qui se fait à son idée. Elle aimerait le dolce far niente; mais ses parents , qui font tout ce qu'ils peuvent pour qu'elle devienne comme Sophie , lui répètent souvent : € Pourquoi es-tu oisive ? Maintenant que tu n'as rien à faire, prends un livre : repasse. > Mais la petite sotte répond toujours : c Oh [ notre maîtresse dit que, quand nous avons fait notre tâche et étudié notre leçon, il nous faut jouer et nous récréer un peu, donc... »
Mais ne croyez pas qu'on aime Louise autant que la bonne Sophie.
(Ntfte : compositiony 6 ; grammaire, 7 ; orthographe, 8.)
Arithmétique.
PROBLÈME
Un père de famille a 56 lires de revenus par semaine. La mère dépense un cinquième de cette somme pour acheter du riz au prix de 35 lires 75 c. l'hectolitre. Quelle est la quantité de riz achetée, et combien de temps durera-t-elie si on en consomme en moyenne 86 centilitres par jour?
Position du problème,