‹ Devoirs et périls biologiquesChapitre 61 sur 105 · LE PLUS BAS DANS · texte numérisé non relu

LE PLUS BAS DANS

la période

EN FRANCE

« Jamais l'on n’eut eu l’idée, sous le premier Empire, sous la Restauration et dans la première décade du règne de Louis-Philippe, d’une natalité aussi faible, nous ne dirons pas que celle de 1901-1911 ou 1891-1900, mais que celle même de la période 1881-1890 : le taux annuel Je plus élevé de cette période 1881-1890, à savoir celui de l’année 1881, reste fort au-dessous du taux annuel le plus bas de toutes les périodes de 1806 à 1870 et particulièrement de la période 1831-1840, et encore plus de ceux des périodes 1816-1830 et 1806-1815 ». Et « cette décadence quasi ininterrompue du taux annuel des naissances depuis le commencement du xixe siècle offre tous les caractères de la permanence » .

Dans les naissances il faut distinguer les naissances illégitimes et les naissances légitimes.

La natalité « irrégulière et non désirée » faiblit de 10 à 12 pour cent environ depuis une dizaine d’années; mais la « natalité régulière et qui devrait être, dans la plupart des cas, sinon dans tous, désirée ou du moins acceptée, se restreint bien davantage ».

Pour le taux de la nuptialité, la France « n’a pas trop à se plaindre » et « supporte assez bien la comparaison avec les autres pays ». Mais le tableau suivant montre la quasirégularité avec laquelle décroît le chiffre des naissances par ménage de 1800 à 1911 :

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