CHLORAL
(1893), Ant heaume et Parrot décrivent le delirmm tremens
cboralique...
L'étiolonie de cet empoisonnement est la même que pour les autres poisons eupboristiques : pour combattre une insonmie eausée par une douleur ou, ce qui est plus dangereux,
pour combattis une insomnie purement nerveuse, avec la permission et iMènie la prescription du médecin, on prend un Lnarnme ou deux de chloral. On passe une nuit excellente. Puis on veut continuer à éprouver ce bien être; on reprend le médicament ; comme il y a assuétude et que Ton a soif de la di-ogue, on augmente progressivement les doses et on s'iiabitue ainsi à ne plus pouvoir se passer du chloral,
à l'insu du médecin ou contre son conseil ou son ordre formel. Tout cela se produit toujours d'autant plus facilement (jue l'on a la raison et la volonté plus débiles, plus accessibles aux tentations et au désir de la sensation immédiate,
que l'on a le tempérament plus fortement toxicomane... Connue pour les autres poisons auxquels on s^habltue, il
laul distinguer les symptômes, dus à Tusage. même abusif et prolongé, du chloral el les symptômes dus à l'abstinence,
à la cessation plus ou moins brusque du médicament.
« Au ll<ui d(i cal ruer la douleur et procurer le sommeil, \'(ihm du rA/o/Y// détermine souvent de rexcitation, une insoiiniie extrêmement tenace, une hyperesthésie générale »;
allaques épileptiformes; ballucinations surtout vespérales... Dans d'autres cas. c'est un état de dépression voisin de la stu-
jieur : forme torpide. apatbique avec demi-assoupissement ; délire et ballucinations.
Les accidents, dus à la suppression brusque du chloral, r«'vètent les mêmes formes (Scbïile et Kirn) ^rexcitation ou
de. dépression.
Appartcnaiil \\\\\ deux ^Toupes précnlenls, le ddimm
fremens chloralique peut (assez rarement d'ailleurs) se développer au cours d'une intoxication chronique, << généralement (diez des sujets névropatblcpies, déséquilibrés, morpbinoma-
INTOXICATIONS VOLONTAIRES EUPHORISTIQUES
HACHISH
nés anciens ou actuels, qui, depuis de loncrues années, usent et abusent du cliloral » ; vieux chloraliques h fort tempérament toxicomane. L'accès survient après une close anormale
en plus OU moins (dose forcée sur la dose luibiiuelle ou
abstinence brusqut?) : période prodroniique d'agitation ou dttorpeur avec exag^ération du tremblemen! habituel des mains
(parfois de tout le corps), aspect ébrieux et haleine à odeur
chloroformique; — puis, tableau du deliriuni Irmihmls alcoolique: hyperthermie(38° ou 39**), sueur généralisée, tremblement général; pupilles paresseuses; rêvasseries «fondées principalement sur des hallucinations visuelles et autlili-
ves )). — La cessation brusque et conipltie du cliloral peiil
entraîner riiyperthermie croissante, des accidents comateux et la mort. Si au contraire on donne du cliloral à dose progressivement décroissante, «une détente ne tarde guère à se
produire dans les quarante-huit heures: le rêve hallucinatoire
cesse pendant ([uekjueslieures le matin 5 au bout de ijuehjues •jours, il disparaît complètement alors, que le tremblemeiil et les soubresauts de tendons persistent pendant quelque
temps. La durée totale de Taccts tst de quatre àcin(| jours )).
Dans les diverses formes de chloralisme, « les accidents
physiques paraissent consister surtout en troubles gastro intestinaux ».