‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 94 sur 133 · Livre III · texte numérisé non relu

Livre III

O cUmcns, 0 pla^ 0 dulcis virgo Aîaria!

Non , ô Reine pleine de clémence et de bonté ! ô la plus auguste et la plus aimable des Reines , comme la plus douce et la plus tendre de toutes les mères ! ô Vierge sainte ! non , nous ne cesserons jamais de vous la demander cette grâce, la plus éclatante de toutes les grâces et la plus digne de tous nos empressemens, sans laquelle les autres ne seraient rien ; nous vivrons dans la douce espérance qu'elle ne nous sera point refusée ; que vous nous montrerez eniîii celui aui f:iit l'obiet de tous nos vœux , au jour marqué par îa divine Providence , que vous nous aurez vous-même rendu favorable.

Ainsi soit-il !

âo Dévotion, à la S, Vierge,

PARAPHRASE

DE

l'AFE, MARIS STELLA! etc.

Âve^ maris Stella I

,î.° J E VOUS salue , 6 Maiie ! brillants ëtoils de la mer , lumière éclatante î Vous êtes pour moi , pendant que jliabite cette vallée de misères et de larmes , cette terre de malédiction où îi^ut est rempli de pièges , ce qu'est poiTT le piiciç; qui traverse les mers , la principale étoile qui brille dans le firmament , ce qu'est pour lui cette étoile iixe et iun.ineuse qui sert à le itgler dans la rouie qu'il doit prendre ei à lui en faire éviter les ecueils.

2.° Le monde que j'habite , si je l'envisage , si je le considère avec les yeux de la foi , n'est en effet autre chose qu'une mer immense , une mer orageuse et pleine d'écueils , une mer sans cesse agitée qui offre, à chaque instant , de nouveaux périls , enfin une mer où l'on doit infailliblement périr , si l'on n'a rien qui

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