‹ Dévotion à la Sainte Vierge, ou, Recueil des notes qui ont servi de bases aux différens sujets traités sur cette matière dans le cours des missions, retraites, etcChapitre 96 sur 133 · Livre IIL · texte numérisé non relu

Livre IIL

5.° Qui sera donc étonne alors , à la vue de si grands et de si glorieux privilèges , d'eniendre cette même Eglise qualifier Marie du titre d'heureuse Porte du ciel ? Fctix cœli Porta ! Que j'aime cette pensée ! qu'elle est consolante ! Eve nous ferma l'entrée des ci eux par son péché , et nous ouvrit les portes de Tenter; pour vous , ô divine Mère ! ô Vierge* par excellence 1 vous réparez la faute de notre première mère , vous fermez sous nos pas les portes de l'abyme , et vous ouvrez sur nos têtes les portes de la céleste Jérusalem. Eve, par son péché, nous fit enfans de colère , nous exposa aux traits de la vengeance divine; elle fut cause que Dieu, dans sa juste indignation , mit dans la main d'ua ange un glaive flamboyant , et qu'il le plaça à la porte du Paradis terrestre et du Paradis éternel tout ensemble , pour nous en interdire 1 entrée ; pour vous, ô Marie ! par votre justice et vos vertus , vous avez fait que nous avons été béuis ; vous avez obtenu que cet ange qui nous fermait l'entrée du séjour de délices , fut tout à coup désarmé de son glaive terrible, et que, loin de nous repousser comme autrefois, seloa

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les ordres qu'il en avait reçus du Créateur tout-puissant , il nous tendît la main pour nous introduire dans la céleste patrie.

Ah 1 mon ame se sent ici tou^^e pénétrée de reconnaissance et d'amour.

Je vous salue encore une fols , à brillante étoile 1 ô Mère de mon Dieu ! ô la plus pure des A'ierges 1 l'admirable et toute belle ! la porte du ciel mille fois heureuse ! Fclix cœti porta !

Sumens illiid ave Gabrielis ore ^ funda nos in pace , mutans Evœ noinen,

1,^ O vous qui , retirée dans votre belle solitude de Nazareth , dans votre aimable et précieuse retraite , aimable et précieuse par voire présence , car par elle-même elle n'avait rien qui pût îixer l'attention des enfans du siècle , Nazareth , aux yeux du monde , n'étant qu'un lieu obscur et ignoré ; ô vous donc qui, retirée dans votre aimable solitude , éloignée du monde et de tout ce qu'il admire , avez eniendu autrefois le salut qui vous fut adressé par range Gabriel et de la part du Très-Haut ! vous qui fûtes appelée pleine de grâce par la bouche de cet

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