DÉVOTION DU PRÉCIEUX SAN G
Raison de l’effusion du Précieux Sang,
Dieu,dans sa bonté suprême, a voulu verser sur d’autres quelque chose de la plénitude de son bonheur infini.
Il a créé les hommes pour les rendre participants de sa gloire et des délices de sa félicité. En leur donnant l’existence, il les a destinés au ciel où ils doivent être éternellement unis à lui.
Mais il a dû mettre leur reconnaissance et leur amour à l’épreuve sila donné aux hommes la liberté, puis il leur a imposé des lois, afin qu’il reçût d’eux l’hommage d’une fidélité volonlaire, et qu'eux mêmes possédant le
bonheur céleste comme une récompense,jouissent d’une gloire plus grande, d’une félicité plus douce.
Mais, hélas ! l’homme a péché:ila désobéi aux préceptes de son Créateur.
Il a outragé la majesté suprême du souverain maître.en se révoltant contre son autorité. Il a violé la sainteté de Dieu, en commettant le mal sous ses yeux, et en quelque sorte dans son sein, puisque le Seigneur remplit tout de son immensité. Il a méprisé la beauté infinie,en lui préférant les plus viles créatures. Il a mis au-dessus des jouissances que lui promettait celui qui est le souverain Bien la satisfac-
tion d'inclinations déréglées et abjec-
tes. | Dieu retire sa grâce de l’homme si horriblement coupable : celui-ci devient un objet d'horreur aux yeux du trois fois Saint ; une tache hideuse est sur lui; il est devenu d’une épouvantable difformité : le Dieu qu'il a si indignement outragé change son amour pour lui en haine ; il le maudit: il creuse un abîme de flammes
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dévorantes où pendant toute l’Eternité, au milieu des plus affreux supplices de l’âme et du corps, l’homme pécheur sentira ce que c'est que de mépriser Dieu. Oui, à nous tous, coura d'avoir rejetté le Souverain
ien devait s'appliquer la terrible sentence : Allez, maudits, au feu éternel.
(Math. 25.)
Mais quelles consolantes paroles entendons-nous? La miséricorde et la vérilé se sont rencontrées : La Justice et la paix se sont embrassées. Ps. 84 — Dans le sein de la divinité, à côté de la justice, se trouve la miséricorde.
Le Verbe divin médite la réconciliation entre Dieu et l’homme ; il demande à son Père de recevoir en grâce sa créature coupable. —J amais, dit le Dieu de l’infinie justice ; non, la Sainteté suprême ne peut être unie à cette infection du péché; comment pourrait s’allier [a lumière des Splendeurs divines avec les affreuses ténèbres du vice (2 Cor. 6.)
Mon Père, ditle Verbe divin, cette tache du péché, je la laverai au Point
qu'il n’en reste plus de trace; je donnerai une satisfaction convenable à votre justice, et je rendrai l’homme digne de vous être uni.
Et le Père voit dans son fils un dessein d’un amour, d’une sagesse, d’une grandeur divine ; il voit un immense sacrifice dans l’œuvre qu’il va opérer ; la générosité du Verbe se communique à son cœur ; il se sent remplid’une telle compasion pour le monde qu’il lui donne son fils unique. (Jean : 3,)
Le fils de Dieu se met à l'œuvre.
Mais que va-t-il faire ? 1! nous a lavés de nos péchés dans son sang. (Apoc : 1.