DERNIERS ET PUISSANTS MOYENS D'ASSURER LE SUCCÉS A L'ŒUVRE
Il serait bon, ce me semble, pour encourager un projet qui pourrait, Dieu aidant, avoir de si heureux résultats, de promettre une messe basse chaque jour pour les Associés ; cette messe pourrait se célébrer dans une des tours du grand Palais qui pourrait avoir un chapelain nommé par la Ste. Eglise. On attirerait encore plus les sympathies, s’il était possible d'y faire chanter chaque mois un service solennel pour les Associés défunts.
Qui pourrait imaginer l'élan que produirait pour le
succès de l'Œuvre, la promesse d'une messe basse, cé-
lébrée dans cette chapelle, chaque année, une fois, par le Souverain Pontife, en faveur des Associés?
Une Encyclique du Souverain Pontife, garantissant des indulgences et plénières et partielles ; plénières, au jour de l'offrande ct de la mort; partielles, à telles et telles conditions, voilà un moyen certain de faire marcher tous les Fidèles comme un seul homme. On ne voit pas qu'il soit plus difficile de faire prospérer cette Œuvre comme tant d'autres, par exemple, l'Union de Prière, t de bonnes œuvres, à Montréal, Canada, qui, sous le regard protecteur de Notre Bienaimé et glorieux Pontife, est arrivée dans les Diocèses de Notre Province ecclésiastique, À 50,000 abonnés en 25 années d'existence, et cela : lo. En se conformant au règlement approuvé par la Ste. Église qui l'a bien voulu enrichir de si grandes indulgences ;— 20. En se donnant la peine nécessaire pour faire arriver cette œuvre d'union de prières au résultat étonnant que tout le monde admire aujourd’hui.
Pourquoi ne pas faire pour l'Eglise entière, et son Auguste Chef, ce que l'on a pu réaliser pour un diocèse en particulier ?
Mais dira-t-on, qui pourra jamais organiser un pareil plan ?A cela on peut répondre:—LeTout-puissant qui a permis l'établissement de la Propagation de la
Foi, dans le monde entier, ct qui a donné des moyens
de la faire prospérer, n'a pas le bras racourci. Et puis une parole échappée des lèvres du Bien-aimé Pie IX, et qui en passant par son cœur, Est tombée dans celui des Zouaves Pontificaux, ne saurait être mise en oubli, et soutient nos espérances: «Qui sait si le salut de
l'Église ne nous viendra pas d'Amérique ? ».
Il est dit des premiers Chrétiens, que lorsqu'ils apportaient, au commencement du christianisme, en commun, aux pieds des Apôtres, tous leurs biens, que la bénédiction de Dieu les suivait partout, et qu'ils woûtaient un bonheur parfait, s'entr'aimant si cordiale ment que jamais la discorde ne se mélait dans leurs rangs, era cor term et anna une.
Puissent ces heureux temps renaître! puissions-nous nous comprendre, et nous aimer tous de la même manière, et en nous unissant, NOUS attacher si fortement et si cordialement au Souverain Pontife, que tous ensemble, par la même foi, par la participation aux mêmes sacrements, et par la soumission, le dévouement et l'amour pour le Père Commun, nous puissions ne faire qu’un cœur et qu'une âme!... C'est alors que Dieu nous bénirait, que nos Frères séparés, édifiés de notre conduite et de notre union, ne pourraient s'empêcher de se dir:, en nous montrant et nous désignant :
“ Voyez donc comme ils s'entr'aiment.” Peut-être aussi,
qu’alors vaincus par l'exemple, et entrainés par la force de la vertu qu'ils nous verraient pratiquer, ils finiraient par mettre le comble du bonheur au cœur de Notre Bien Aimé Pontife, qui ne désire rien tant que de voir luire le jour où il n'y aura plus qu'un seul Pasteur et un
seul troupeau.— Du Ovile, etunus Pustor.
Fiat! Fiat !