‹ Diagnostic bactériologique post mortem au point de vue médico-légal de certaines septicémies (Travail de l’Institut médico-légal)Chapitre 36 sur 40 · EXPÉRIENCE IX · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE IX

Souris inoculée par injection sous-cutanée d’une culture de pneumocoques type 1 le 14 novembre, à 18 heures.

L'animal est trouvé mort dans la cage, le lendemain matin, à 11 heures. On sacrifie une autre souris non inoculée, sur laquelle nous ferons les mêmes prélèvements, et qui nous servira de témoin.

Examens bactériologiques directs :

Le 15 novembre : Pour la souris inoculée, nous constatons que le sang du cœur, du foie, de la rate, du poumon, et le sang périphérique prélevé au niveau d’une patte contient un nombre considérable de pneumocoques se présentant sous forme de diplocoques lancéolés avec une capsule très nette.

Le sang de la souris témoin est absolument amicrobien.

Le 17 novembre : Pour la souris inoculée, le sang du cœur est

bourré de pneumocoques, mais on aperçoit également quelques eocci

ie

isolés, Dans le foie, la rate et le poumon, on note, en outre, la présence de quelques bâtonnets. É

Le sang de la souris témoin renferme quelques cocei peu abondants de taille variable. Quelques bâtonnets.

. Le 18 novembre : Pour la souris inoculée, dans le sang du cœur, on aperçoit à peine quelques pneumocoques très espacés, des bâtonnets courts et longs très abondants. Quelques cocci.

Le sang de la souris témoin renferme quelques cocci, et pas de bâtonnets. À

Le 19 novembre : Pour la souris inoculée, le Sang du cœur est bourré de cocci et bâtonnets divers ne permettant d’apercevoir aucun pneumocoque.

Le sang périphérique contient bien moins de cocci, et l’on distingue facilement quelques pneumocoques assez rares.

Le sang de la souris témoin contient de nombreux cocci et bâtonnets.

Le 20 novembre : Dans le sang périphérique de la souris inoculée, on distingue encore quelques pneumocoques extrêmement rares. Cocci assez abondants. Dans le sang de la souris témoin, cocci et bâtonnets.

ExpériEnces X ET XI

Deux souris inoculées au pneumocoque le 14 novembre meurent presque en même temps, le 16 novembre. Les résultats ayant été identiques, nous pensons pouvoir réunir les deux séries d'examens en une seule.

Examen bactériologique direct :

Le 16 novembre : Dans le cœur, le foie, la rate et le poumon, pneumocoques très abondants. Pas d’autres microbes.

Sang de la souris témoin : amicrobien. |

Le 17 novembre : Dans le foie et la rate, le pneumocoque semble avoir diminué. Toujours aussi abondant dans le cœur et le poumon.

Quelques cocci.

Le sang de la souris témoin renferme quelques cocci de volume variable, plus abondants dans le sang périphérique,

a: pers

Le 18 novembre : Dans le cœur et dans le foie, quelques pneumocoques nettement visibles, quelques bâtonnets, quelques cocei.

Dans le sang périphérique, peu de pneumocoques; quelques coceï.

Le sang de la souris témoin renferme de nombreux cocci el bâtonnets.

Le 19 novembre : Les pneumocoques ont disparu des viscères; cocci et bâtonnets en grande quantité.

Le sang périphérique renferme encore quelques pneumocoques et des cocci plus abondants; pas de bâtonnets.

= Le 20 novembre : On ne distingue de pneumocoques que dans le sang périphérique; cocci et bâtonnets abondants.

Le sang de la souris témoin renferme relativement peu de microbes : cocci et bâtonnets.

Le 21 novembre : On ne peut trouver de pneumocoques.

Cocci divers et bâtonnets très abondants.

Interprétation des résultats

Nous n'avons pas encore parlé dans ce chapitre des difficultés que nous avons rencontrées au cours de nos expériences. Nous tenons pourtant à les signaler, car elles expliquent le nombre relativement restreint d'examens se rattachant à certaines espèces microbiennes.

Pour le streptocoque, sur 6 animaux inoculés, 4 seulement ont succombé de septicémie, les autres ont fait un abcès au point d'injection, et, après quelques jours de malaise, sont revenus à leur état normal.

Pour l’entérocoque, nous avons éprouvé des difficultés encore plus grandes : sur 4 animaux inoculés, 2 seulement ont présenté au bout de quelques heures des signes d'infection générale et sont morts dans un délai relativement court. Les autres n’ont réagi en aucune façon.

Pour le charbon et le pneumocoque, la grande réceptivité du cobaye et de la souris blanche vis-à-vis de ces microbes'a valu un succès à chacune de nos expériences. Mais comme les “souches de bactéridies charbonneuses dont nous disposions

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