‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 200 sur 277 · EXPECTORATION · texte numérisé non relu

EXPECTORATION

6$, horsy pectus, poitrine;

rejet hors de rappareil respiratoire

des sécrétions pathologiques.

L'expectoration est, avec la loux^ le phénomène le plus banal des aiïeclions de l'appareil respiratoire. Parfois sans grande valeur diagnostique, elle prend au contraire en quelques circonstances une signification extrêmement caractéristique (hémoptysies, crachats putrides, pseudo-menibraneux, etc.). Elle peut même être quasi pathognomonique (crachats rouilles).

U examen clinique, macroscopique est bien souvent — associé aux autres signes cliniques — tout à fait suffisant pour asseoir le diagnostic.

L'examen microscopique, cytologique, apportera de fort utiles précisions. Il est rarement indispensable.

Vexamen microscopique, bactériologique, la recherche du bacille de Koch en particulier, est, au contraire, à Tordinaire, le complément indispensable de Texamen clinique. A la vérité, la présence du bacille de Koch dans les crachats est le symptôme d'une infection pulmonaire tuberculeuse déjà avancée, et tous nos efforts, toutes nos techniques (stéthoscopiques, radioscopiques, hématiques, etc.), doivent tendre à faire un diagnostic beaucoup plus précoce. Il n'en reste pas moins que la présence de bacilles de Koch dans rexpectoration doit être recherchée presque systématiquement, même dans maintes bronchites banales et dans toutes les bronchites chroniques.

Le tableau ci-après collationne les diverses modalités de Texpectoration, leurs caractères macroscopiques et microscopiques, leur valeur séniéiologique.

Mentionnons, pour finir, une méthode chimique très simple d'examen des crachats (albumino-réaction), dont la valeur séméiologique n'est pas encore nettement établie (voir Techniques),

FRISSONS fFrictionem, de frigere,"!

-^— — L avoir froid. J

Le frisson est essentiellement constitué par un tremblement brusque, plus ou moins généralisé, d'une durée plus ou moins longue, s'accompagnant à l'ordinaire d'une sensation de froid et suivi d'une sensation de chaleur.

On peut en distinguer au moins trois degrés :

La cryesthésie : sensation désagréable de froid, avec très légers tremblements ;

Le frissonnement ;

Le s^rand frisson classique, généralisé avec claquements des dents, tremblement généralisé et violent, sensation de froid intense.

Tous les frissons vrais, à Texception des frissons nerveux (émotifs), sont suivis de fièvre. En thèse générale, le frisson net s'accompagnant d'une élévation brusque de température est symptomatique du début d'une infection, les plus fréquentes de beaucoup étant : la pneumonie, la grippe, la malaria, les angines, les septicémies.

Les causes les plus fréquentes de frisson peuvent se cataloguer comme suit :

Infections pyogéniques et septicémiques : Pneumonie, tuberculose^ appendicite ; Blessures sepliques ;

Suppurations hépatiques et rénales. Infections biliaires et urinaire^ ; Angines;

Endocardites végétantes ; Phlébites ; Empyèmes ; Er y si pèle.

Malaria.

Coliques néphrétiques, hépatiques.

Inutile d'insister sur :

Le frisson a a frigore » ;

Le frisson émotifs frisson « d'horreur », « d'épouvante »s ou simplement psychonévropathique. Certains dégénérés névropathiques, véritables <i frissonnants diathésiques », sont toujours en imminence de frissonnement.

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