‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 52 sur 277 · ALBUMINO-RÉACTION DES CRACHATS · texte numérisé non relu

ALBUMINO-RÉACTION DES CRACHATS

« Technique. — Des crachats récemment émis et autant que possible sans salive (ils ne doivent pas contenir de sang) sont recueillis dans un verre à pied, additionnés d*une quantité d'eau à peu près égale à leur volume et triturés soigneusement pendant plusieurs minutes avec une baguette de verre. On ajoute quelques gouttes d'acide acétique pour coaguler le mucus, on triture encore un peu et l'on filtre. Le filtrat doit rester clair par l'addition d'une goutte d'acide acétique, montrant que toute la mucine a été coagulée avant filtration ; on y ajoute un ou deux cristaux de sel maria pour permettre la» coagulation de l'albumine.

« On recherche alors l'albumine dans ce filtrat par le procédé ordinaire de la chaleur, après s'être auparavant assuré avec un papier de tournesol que le milieu n'est pas trop acide ; on ajouterait, dans ce cas, quelques gouttes de lessive de soude.

« La présence, constatée à plusieurs jours d'intervalle, d'albumine dans les crachats permet de porter le diagnostic de tuberculose pulmonaire en activité, exceptions faites pour la congestion pulmonaire, la broncho-pneumonie, la pneumonie, les bronchites rénales ou cardiaques, la bronchectasie. Son absence permet de rejeter le diagnostic de tuberculose pulmonaire on évolution, l'albumine semblant disparaître des crachats en cas de guéri- ^on ou d'inactivité des foyers et réapparaissant d'une façon passagère ou durable en cas de rechute.

« L'albumino-réaction ne décèle donc pas la simple infection bacillaire (infection occulte) ; elle est un signe de confirmation des lésions tuberculeuses du poumon et permet de suivre leur évolution. »

(1) Indiquée par Roger et Lévy-Valensi (Sociélé médicale des hôpitaux de Paris, 23 juillet 1909).

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