MOELLE CERVICALE
naturellement de là. Les douleurs sont : 1° du torticolis douloureux, des douleurs à la nuque et à l’occiput en collier; 2° le long du phrénique (à la base de la poitrine ou dans l’épaule avec points douloureux au niveau des insertions costales du diaphragme — 7e à 10e côte — au cou en avant du scalène antérieur, en arrière au niveau des apophyses épineuses des 3e et 4e cervicales) (1).
Pour la motilité, la moelle cervicale préside : 1° aux divers mouvements de la tête sur le tronc (flexion, rotation, extension) ; 2° à la motilité du diaphragme (phrénique). Les symptômes d’excitation ou de paralysie du premier groupe musculaire sont faciles à prévoir : convulsions (tics) ou paralysie de la rotation, de la flexion ou de l’extension de la tête. Quant au diaphragme, Duchenne a établi magistralement les symptômes de sa paralysie.
Dans l’inspiration, l’épigastre et les hypocondres se dépriment au lieu de se dilater, en même temps que le thorax augmente de volume et inversement pendant l’expiration. S’il y a simple parésie, le phénomène n’apparaît que dans les respirations grandes ou agitées ; si la paralysie est unilatérale, il se produit d’un seul côté. En même temps la respiration est plus fréquente, surtout au moindre effort pour marcher ou parler, ou à la moindre impression. Tous les muscles inspirateurs extraordinaires entrent alors en jeu; la face rougit et le malade étouffe. La voix est faible et la plus légère émission de son entraîne de l’essoufflement. L’expectoration est difficile ou impossible. La défécation exige de grands efforts et se fait avec beaucoup de peine.
Le diagnostic différentiel de ce syndrome cervical doit se faire avec le syndrome brachial ou dorsal et le syndrome bulbaire.
Le premier se fera par la présence des symptômes dont le point de départ appartient exclusivement à la
(1) Mayet. Traité de diagn. raéd. et de séméiol., 1898. t. I. p. 336.
DIAGNOSTIC EN HAUTEUR
moelle cervicale et que nous venons de décrire. Le second se fera par l’absence des symptômes vraiment bulbaires tels que les paralysies oculaires, des lèvres, de la langue, de la déglutition, les anesthésies du trijumeau, etc.