‹ Diagnostic différentiel entre l'abcès cérébelleux et la pyolabyrinthiteChapitre 7 sur 50 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique

Il n'était guère possiblé autrefois de faire le diagnostic entre l’abcès du cervelet et la labvrinthite ; mais, depuis quelques années, à mesure que l'anatomie et la physiologie du labyrinthe se précisaient, de nombreux auteurs ont mis en évidence quelques symptômes qui rendent ce diagnostic possible dans bien des cas.

Pendant longtemps on considéra le labyrinthe comme étant uniquement le siège de la fonction auditive, et c’est aux signes auditifs qu'on fit tout d’abord appel pour le diagnostic de la labyrinthite. Weber, Rinne, Schwabach, Bing, Corradi, Gellé, Bartsch, trouvèrent les signes qui portent leur nom et la méthode acoumétrique fut créée.

Tous ces signes ont leur importance, soit quand le labyrinthe est pris en entier, soit quand l'infection est localisée à l'appareil auditif. Ils ont été bien

étudiés! nous ne reprendrons pas leur explication. Bientôt, l’on s'apercut qu'il y avait des labyrinthites Sans (roubles auditifs considérables, mais S'accompagnant de vertiges, de troubles oculaires, de nystagnus.

Dans Flhistoire du développement de nos connaissances relatives aux fonctions du labyrinthe non acoustique, on peut considérer deux périodes bien distinctes : la première, que nous appellerons «période physiologique » débute en 1820-1824 par les mémorables expériences de Purkinje et de Flourens et se continue avec Goltz, Mach, Breuer, Ewald, Stephani, Bonnier, donnant lieu à un très grand nombre de recherches et d’études.

La deuxième période, ou «période clinique »

remonte à l’époque où Ménière publia ses observations (1861); mais les règles précises d’observations ne sont établies que depuis les travaux de Lucæ (1881), de Jansen (1893-1898), de Von Stein (1895), de Hinsberg (1902) et de Baranvy (1906 à 1909).

On distingua alors très nettement : 1° le labvrinthe antérieur ou limaçon — encore appelé labyrinthe acoustique, — dont l'examen se fait à l’aide des épreuves acoumétriques, et 2° le labyrinthe postérieur comprenant lutricule, la saccule et les canaux semi-circulaires. Appelé par Pierre Bonnier l'organe de l'orientation ou du sixième sens et par Cyon l'organe de l’espace et du temps, ses lésions se révèlent par les troubles de l'équilibration et les troubles oculo-moteurs.

Par suite de ces découvertes physiologiques, 1es

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