‹ Diagnostic du Cancer du Corps Utérin: En particulier avec les MétritesChapitre 47 sur 47 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. Nous avons voulu, dans cette étude, nous élever contre l'opinion, habituellement soutenue, que 90 pour cent des femmes, perdant sans raisons évidentes, après la ménopause, étaient atteintes de cancer du corps de l’utérus. Nous avons montré que ce chiffre devait être, en réalité, ramené à moins de 50 pour cent. D’autre part, il nous a semblé que le cancer du corps était relativement fréquent à l’époque de la ménopause.

II. Ayant étudié le diagnostic des métrorragies post-climatériques, il nous a paru qu'il était impossible, par la seule clinique, de différencier le néoplasme du corps des autres causes d’hémorragies, en particulier des métrites.

III. Estimant que 50 pour cent au maximum des femmes qui perdent après le retour d’âge sont indemnes de cancer, nous avons essayé de montrer les causes de ces hémorragies, mettant au premier plan l’hyperplasie glandulaire bénigne.

IV. Il nous paraît impossible, étant donné la fréquence des lésions bénignes de l’utérus chez les femmes âgées, d'admettre la règle qui veut que toute femme

qui perd après la ménopause, sans cause évidente, soit hystérectomisée sans complément d'informations.

V. Il nous a semblé que ces malades devaient, avant toutes décisions thérapeutiques, être soumises à un curettage explorateur suivi obligatoirement d’un examen histologique.

VI. Nous nous sommes attaché à réfuter les critiques qui avaient été faites à ce procédé de diagnostic ; montrant en particulier les dangers qu'il y avait à se passer de lui, par 78 observations de malades inutilement opérées.

VII. Nous avons enfin voulu montrer que la confiance que nous mettions dans le curettage suivi d'examen histologique et pratiqué de façon rationelle, se justifiait par la quantité restreinte d’erreurs auquel il pouvait donner lieu.

Vus LE Doyen, LE PRÉSIDENT DE THÈSE, J. LÉPINE. L. BÉRARD.

Vu ET PERMIS D’IMPRIMER, Lyon, le 6 Novembre 1934, Le Recteur, Président du Conseil de l’Université,

A. LIRONDELLE,

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