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PULMONAIRES

Peste. — Pneumonie pesteuse. — La pneumonie pesteuse constitue la forme la plus grave de la peste. Elle est due à l’inhalation du bacille pesteux et à sa pénétration dans les voies aériennes. Celte forme pulmonaire de la peste avait étéobservée par les anciens; elle a prédominé dans certaines é p i dé mies m od crues .

D’après Tholozan, dans la plupart des foyers existant en Perse, dans le Khorassan et le Khurdistan, c’est elle que l'on observe le plus fréquemment. L’épidémie de Yetlianka (1878)

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a débute par quatre cas de pneumonie pesteuse, qui furent méconnus; c’est grâce à celle circonstance que le lléau prit, de l’extension. Plus récemment, pendant l’épidémie de peste de Bombay, Ch il de décrivit la forme pneumonique de la peste qu'il put observer assez fréquemment et qui était désignée sous la rubrique « fièvre rémittente et affection des voies respiratoires ». Les pestes d’Alexandrie, d’Oporto, ont présenté un certain nombre de formes pneumoniques.

Les symptômes de la pneumonie pesteuse sont, ceux d’une broncho-pneumonie avec expectoration sanglante, plutôt que ceux de la pneumonie franche. Le malade est pris de frisson et de fièvre, avec céphalalgie, nausées, vomissements, point de côté et toux. On note assez souvent delà douleur de l’aisselle, avec ou même sans engorgement ganglionnaire, dès les premiers jours. Le malade expectore des crachats muqueux, légèrement teintés de sang. L’auscultation permet d’entendre, au niveau des points douloureux, des râles crépitants fins qui font penser naturellement à une pneumonie au début, et on peut trouver de petits foyers, déterminables par l’auscultation, disséminés dans les deux poumons. 11 peut n’v avoir ni dyspnée, ni accélération du rythme respiratoire au début. Les crachats n’ont pas généralement les caractères classiques du crachat pneumonique, rouillé, transparent, adhérent au vase; ils ne sont ni adhérents, ni rouillés, mais plutôt rosés, spumeux, aqueux et non visqueux. Ils sont peu abondants et contiennent le bacille de Yersin. On peut cependant observer, dans quelques cas de pneumonie pesteuse, des crachats rouillés typiques*.

La marche de la maladie est rapide. En général, l’état du malade s’aggrave par extension des foyers. La respiration devient saccadée, l'expectoration abondante, la dyspnée augmente. La langue, qui était d’abord humide, se sèche; le pouls bal très vile et le malade succombe généralement du troisième au cinquième jour ; dans certains cas, très rares, après une semaine et même davantage.

SÉMÉIOLOGIE DES MALADIES TIUJP1CALES.

Il est extrêmement important de diagnostiquer la pneumonie pesleuse et il faudra toujours avoir la possibilité de celle infection présente à l’esprit, dans les endroits où elle a déjà sévi. Le point de côté, la dyspnée et les crachats sanglants lui donnent une analogie extrême, une presque similitude (1) avec la pneumonie ordinaire ou la broncho-pneumonie. Nous rappelons que l’examen bactériologique, qui est très facile, devra être fait dans tous les cas suspects. 11 lèvera lous les doutes.

Insolation. — La participation de l’appareil respiratoire aux troubles fonctionnels provoqués dans l’organisme par l'insolation et le coup de chaleur est nettement indiquée par la présence d’écume aux lèvres et aux narines. Celle écume est brunâtre; parfois c’est une écume sanguinolente. La sensation d’étouffement, de constriclion, la dyspnée accompagnée de congestion, d’une coloration rouge violacé de la face et de la turgescence des vaisseaux, sont en rapport avec la congestion intense des poumons, qui sont gorgés de sang comme une éponge. (Ils ont souvent à l’autopsie l’aspect de deux énormes caillots sanguins.)

L’examen du thorax permet de déterminer une zone de matité plus ou moins étendue, accentuée surtout à la base, en même temps que l’auscultation fait entendre des râles crépitants et sous-crépilanls sur une étendue variable. Ces symptômes thoraciques, d’après Meyer, ne s’observeraient pas pendant plus de deux ou trois jours au début.

Hémoptysie endémique. — Un rencontre au Japon, en Corée et à Formose, une affection (, hémoptysie endémique) caractérisée par une toux chronique, plus fréquente le matin et accompagnée de'crachats bruns, rouillés, semblables à des crachats pneumoniques. Ces crachais peuvent être expulsés

(1) Le D1' Muller, qui mourut de peste pneumonique contractée à son laboratoire, et qui avait fait une étude approfondie de la peste à Bombay, ne reconnut pas, pendant les trois premiers jours, la nature de la maladie de son garçon de laboratoire Barisch et crut qu'il s’agissait d'une pneumonie grippale. On sait que tous les deux succombèrent.

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à volonté parle malade. Les efforts provoquent des quintes de toux et amènent également l’expulsion des crachats.

Il se produit souvent des hémoptysies; la maladie peut rosier bénigne ou prendre un caractère grave et amener une anémie et une cachexie profondes, sans qu'il y ait dans aucun cas de réaction générale fébrile (Yoy. page 140).

Fièvre de Malte. — La lièvre de Malte, qui présente tant de caractères cliniques communs avec ceux de la lièvre typhoïde, présente, comme celte dernière affection, des symptômes broncho-pulmonaires, faisant partie du cortège symptomatique de la maladie. Comme dans la fièvre typhoïde, vers le dixième jour on constate de la toux, une dyspnée légère, et, à l'auscultation, de la congestion pulmonaire et de la bronchite, caractérisées par quelques râles sous-crépitanls, mélangés à des râles sibilants et ronflants. Celle congestion pulmonaire ne dure pas longtemps en général.

Fièvre japonaise de rivière. — Il y a, d’une façon presque constante, de la bronchite dans la fièvre japonaise de rivière. Cette bronchite est intense et donne lieu à une toux incessante (jui fatigue beaucoup le malade; elle accompagne la conjonctivite, et s’observe au début de la maladie, au moment où la fièvre s’allume, vers le cinquième ou le sixième jour.

Verruga. — Dans la verru ga aiguë, lorsque l’éruption se fait dans les bronches, l’énanlhème bronchique peut être assez marqué pour déterminer une bronchite mortelle chez les nouveau-nés (Odriozola).

Dans les poumons, les tumeurs miliaires provoquent des signes de congestion pulmonaire ou même de pneumonie. On a pu observer des hémoptysies dans ces cas.

Paludisme. — Il existe, au sujet des manifestations broncho-pulmonaires du paludisme, les mêmes divergences d’opinion qu’au sujet des manifestations cardiaques de celte infection; les uns les considèrent comme provoquées directement par l’organisme pathogène, les autres n’y voient que des complications de l'infection palustre.

Les manifestations broncho-pulmonaires dans le paludismepeuvent être aiguës ou chroniques.

Bronchite. — Congestion pulmonaire. — L’accès de fièvre intermittente détermine une prédisposition aux congestions viscérales et principalement aux congestions des poumons. Lorsque l’accès se manifeste avec une accentuation, plus particulièrement marquée sur les organes respiratoires, de cette tendance congestive, il s’accompagne de signes de bronchite ou même de congestion pulmonaire caractérisée par des bouffées de râles sous-crépitanls. C’est ce qu’on a appelé la forme bronchique de l’accès intermittent.

Dans l'Afrique occidentale allemande, les bronchites, lespneumonies accompagnent souvent le paludisme.

Pneumonie aiguë. — On observe souvent, au cours desmanifestations aiguës du paludisme, la pneumonie aiguë. Pour Laveran, ce n’est là qu’une complication, bien que cet auteur admette que la présence des éléments parasitaires dans, le sang puisse avoir un rôle important daiis la pathogénie des inflammations du poumon, comme dans celle du foie ou de la rate. C’est l’examen microscopique qui pourra trancher la question. Laveran a constaté à différentes reprises, chez des cachectiques paludéens atteints de pneumonie aiguë, qu'il n’y avait pas d’éléments parasitaires dans le sang au cours de la pneumonie. On trouve souvent, d’autre part, des pneumocoques dans l'expectoration des paludéens atteints de pneumonies. Mais on ne peut rien déduire de ces faits au point de vue de la cause première de l’infection pulmonaire. Dans la pneumonie pesteuse, en effet, on trouve souvent aussi, à côté du bacille spécifique, des pneumocoques et des streptocoques.

La présence de l'hématozoaire dans les produits d’expectoration, quoique admise par certains auteurs, est un fait qui est loin d'être absolument déinontré.

11 n’en est pas moins vrai que beaucoup d’observateurs et d’excellents cliniciens, se basant sur la périodicité des poussées.

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inflammatoires broncho-pulmonaires, sur 1’efficacité du traitement spécifique par la quinine, pensent que c’est le germe spécifique de la malaria qui crée la pneumonie palustre aiguë ( malaria-pneumonie ; febris inter mittens pneumonica).

Grisolle, dans son Traité de la pneumonie, émet l'idée que certaines pneumonies « peuvent se développer sous l’influence de la cause spécifique qui est la fièvre intermitfcnle. La pneumonie, dit-il, peut devenir une des formes de la fièvre pernicieuse.

« L'accès débute toujours par un frisson, communément plus violent et plus long que celui des pneumonies ordinaires. Toul aussitôt survient une douleur de côté presque toujours très vive; l’oppression est grande1, l’anxiété extrême, les traits sont souvent profondément altérés, le pouls est fréquent, mais mou et dépressible dans beaucoup de cas. Bientôt les malades rejettent les crachats caractéristiques et l’auscultation permet d’entendre, dans une étendue plus ou moins considérable, une •crépitation fine, sèche, mêlée parfois à du souffle. Il est inutile de dire qu’au même niveau la sonorité est plus ou moins diminuée. Les phénomènes se suivent comme dans toute fièvre intermittente, c’est-à-dire qu’au frisson succède une chaleur ardente, et qu' après fi à 12 heures arrive une détente complète. La fièvre tombant, les accidents thoraciques diminuent dans la même proportion; enfin une abondante diaphorèse juge l’accès. L’inlermission peut être complète, c’est-à-dire qu’avec la fièvre on peut voir cesser entièrement les accidents locaux, et que là où naguère l'auscultation révélait de la crépitation on trouve un bruit respiratoire tout à fait physiologique. »

Les symptômes pulmonaires, dans d’autres cas, peuvent persister à divers degrés pendant l’apyrcxie. La fièvre pernicieuse pneumonique affecte le plus souvent le type tierce ou quotidien, d’après Grisolle, double tierce, d’après Seheube. Les symptômes pulmonaires disparaissent d’autant plus complètement que les accès sont plus espacés, et que la durée de

l’apyroxio est plus longue. « Le sulfate de quinine, administré convenablement, fait justice promptement de l’état général comme de l’état local. »

Les crachats sont tantôt franchement pneumoniques, tantôt inuco-purulents avec stries sanglantes. En dehors de la forme intermittente, Grisolle a décrit une pneumonie rémittente palustre, dans laquelle la lésion pulmonaire suit les progrès de la température : elle augmente, elle décroît périodiquement avec elle, et cède également à l'administration delà quinine (1).

Cette forme pneumonique de la malaria est, de l'avis de la plupart des auteurs, d’un pronostic grave malgré le traitement spécifique. Après 5 ou 6 accès, les malades meurent dans le collapsus; on remarque en effet une tendance à l'hépatisation grise et à la suppuration.

La pneumonie aiguë, chez les individus anémiés, chez les candidats à la cachexie palustre, peut évoluer d'une façon sournoise, avec des signes objectifs et subjectifs beaucoup moins marqués et moins nets que ceux que l'on observe d'habitude. Le tableau symptomatique de cette affection rappelle alors celui de la pneumonie des vieillards. Chez les cachectiques, la pneumonie évolue avec moins d’intensité que dans les cas ordinaires; la résolution peut durer deux semaines, la lièvre peut être tombée alors que l’on trouve encore des signes d'hépatisation dans les poumons (Laveran).

Pour de Brun, il existe, parmi les manifestations pulmonaires du paludisme, une forme de congestion chronique localisée à un ou aux deux sommets, « se traduisant par de la

(1) Le même auteur, dans les lignes suivantes, distingue nettement ces pneumopathies palustres de la pneumonie compliquant le paludisme: « Dans les localités marécageuses, rien de plus fréquent de voir l’élément intermittent se greffer sur diverses affections régnantes, sur la pneumonie entre autres. On observe alors, au cours d’une pneumonie ordinaire, des exacerbations fébriles à des intervalles réguliers, marquées par des frissons et qui se jugent après quelques heures par de la sueur ou une simple moiteur. » Dans l’intervalle de ces paroxysmes, la maladie ne diffère en rien d’une pneumonie vulgaire. 11 y a deux états morbides indépendants l’un de l'autre. Le traitement quinique n’a pas d’inlluence sur la pneumonie, il ne juge que les accès fébriles.

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submatité, «le l'exagération des vibrations Ihoraciques, du souffle et un retentissement vocal exagéré. Cette congestion s’accompagne rarement de râles. Elle cède en général à un traitement, parfois prolongé, par le sulfate de quinine ».

Ce pneumo-paludisme du sommet, peut être confondu, d’après de Brun, avec la pneumonie, la pleurésie sèche, mais surtout avec la tuberculose pulmonaire au début.

La pneumonie s’en distingue ass<iz aisément, sauf chez les cachectiques paludéens, par le début brusque et par les râles crépitants, qui n’existent jamais dans le pneumo-paludisme du sommet.

Le diagnostic différentiel d’avec la pleurésie sèche n’offre pas de difficultés. Dans Je pneumo-paludisme, entre autres signes physiques, il y a de la bronchophonie et de l’exagération des vibrations thoraciques.

La tuberculose pulmonaire est plus aisément confondue, d’après de Brun, avec le pneumo-paludisme du sommet, étant donnée la localisation identique des deux affections. Voici les principaux signes différentiels. Dans le pneumo-paludisme du sommet, il n’y a pas d’expectoration ou une expectoration incolore insignifiante. Au point de vue de l’auscultation, il existe un souffle caractéristique; il n’y a jamais de craquements, ni de bruit de pot fêlé, ni de souffle caverneux. Les plèvres et le larynx sont toujours respectés. La fièvre est franchement intermittente; les accès débutent souvent le matin, ils sont séparés les uns des autres par une apyrexio complète. L’examen du sang permet de constater de la mélanémie et la présence des hématozoaires. Il y a, de plus, um; anémie marquée. L’albuminurie n’est pas rare. Gasser, dans un cas publié par Sequé, aurait trouvé dans les crachats l’hématozoaire de Lavcran (au stade flagellé) en grandes quantités. Le sang contenait également des corps pigmentés et des corps en croissant (1).

(1) Martin, à Sumatra, a observé 7 cas d'afïcctions pulmonaires simulant la tuberculose à marche rapide, avec épanchement pleural concomitant et

Pneumonie chronique. — Elle existe assez fréquemment chez les cachectiques paludéens. Evoluant lentement, d’une façon torpide, elle simule la tuberculose pulmonaire.

Pour Kelscli et Kiener, la pneumonie est une des terminaisons les plus fréquentes du paludisme.

Gangrène du poumon. — La pneumonie palustre peut aboutir à la gangrène diffuse ou circonscrite. Cette complication très grave survient chez des individus alfaihlis par de nombreux accès de lièvre.

MANIFESTATIONS B R O N C H O - P U L M O N A I R E S SURVENANT A TITRE D’INFECTIONS SECONDAIRES DANS LES MALADIES TROPI- CALES

Les maladies pestilentielles peuvent toutes s’accompagner d'infections secondaires, déterminant, à titre de complication intercurrente, des manifestations broncho-pulmonaires.

Dans la peste, la lièvre jaune, le choléra, le typhus, la convalescence peut être traversée par des broncho-pneumonies ou des pneumonies banales (1), souvent graves, même parfois mortelles.

Choléra. — Dans le choléra, les réactions fébriles sont souvent accompagnées de pneumonie: les réactions abortives

grosse rate; l’examen des crachats spumeux, rouges ou bruns, jamais verts ni purulents, ne permit pas de mettre en évidence le bacille de la tuberculose. Quatre des malades moururent, ayant plutôt l'aspect d’impaludés cachectiques que de tuberculeux cachectiques. Les trois autres, rapatriés, guérirent en Europe, l’un après empyème. Comme la tuberculose existe à Sumatra, ces cas restent des plus douteux. 11 n'existe que des preuves négatives, qui sont insuffisantes.

(1) Il existe souvent, au cours des infections graves, des signes respiratoires tels que la dyspnée, le hoquet, qui sont symptomatiques d’une intoxication profonde de l’économie par des poisons bulbaires. La dyspnée sine ma/eria, sans signes stéthoscopiques, s’observe dans la fièvre jaune, dans la peste et dans le choléra. Dans celte dernière affection, lorsqu’elle est intense, elle domine la scène. On observe alors ce qu’on a appelé le choléra asphyxique. Le hoquet s’observe également dans la fièvre jaune, dans la poste et dans le choléra.

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du choléra sont plus fréquemment encore accompagnées de broncho-pneumonies. Ces broncho-pneumonies cholériques sont insidieuses. Elles évoluent sans lièvre ni point de côté, ni frisson, avec une rapidité surprenante, et se terminent souvent par suppuration ou par gangrène. Elles sont en général fort graves.

Typhus. — Dans le typhus, il peut survenir, soit au début, soit à n'importe quelle période de la maladie, de la bronchite. C’est, dit Murchison, une complication ordinaire du typhus. Elle accompagne, dans tous les cas graves, la congestion hypostatique des poumons. Dans certaines épidémies, elle est constante (typhus catarrhal d’Irlande). La pneumonie est rare. Elle peut se terminer parfois par gangrène.

Fièvre récurrente. — Dans la fièvre récurrente, la mort est le plus souvent due à une affection des voies respiratoires (pneumonie hypostatique, broncho-pneumonie, pneumonie lobaire). Même dans les cas bénins ou de moyenne intensité on constate un certain degré de congestion des poumons. La complication pulmonaire qui se présente généralement à la lin du premier accès, sous forme d’une pneumonie lobaire, évolue comme une pneumonie franche ordinaire.

Dengue. — Dans la dengue, la mort survient parfois à la suite de complications localisées à l’appareil respiratoire.

Dysenterie. — Dans la dysenterie, des embolies septiques déterminent parfois de la gangrène du poumon.

Abcès du foie. — Dans les abcès du foie, la propagation de l’inflammation du côté du thorax détermine des frottements pleuraux, puis des signes de broncho-pneumonie ou de pneumonie droite (souffle, bouffées de râles). Lorsqu'il y a ouverture de l’abcès dans les bronches, les caractères de l’expectoration, les crachats couleur chocolat plus ou moins abondants, survenant souvent sous forme de vomique, indiqueront que la poche purulente s’esl ouverte dans la plèvre.

Kala-azar . Fièvre japonaise de rivière. Maladie du

Maladies tropicales. 20

sommeil. — Le kala-azar, la lièvre japonaise rie rivière, la maladie du sommeil peuvent se terminer par pneumonie ou broncho-pneumonie mortelle. La fréquence des affections à pneumocoques chez les noirs, mise en évidence par Marchoux, dans les régions dans lesquelles la maladie du sommeil est endémique, explique le fait pour la dernière de ces trois maladies.

Béribéri. — Dans la forme aiguë, pernicieuse du béribéri, on peut observer, d’après Scheube, de l’œdème aigu du poumon. Pour Fiebig, c’est une complication qui se rencontre dans les cas bénins.

Cet œdème est dû à la paralysie des rameaux pulmonaires de la dixième paire.

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