MALADIES VÉNÉRIENNES
Les maladies vénériennes sont très communes dans les colonies françaises, où elles occasionnent au moins la moitié des entrées dans les hôpitaux.
La blennorragie se rencontre dans toutes les régions, même dans les moins explorées; elle passe presque toujours à l’état chronique chez l'indigène.
La syphilis est, au contraire, d’importation européenne, el cette importation a été tellement complète qu’il n’existe plus que quelques rares régions où la syphilis soil inconnue : dans le Centre-Afrique, à la Nouvelle-Guinée, en Papouasie, ainsi que dans les montagnes de l'Annam el du Laos.
La syphilis prend dans certaines races des caractères un peu spéciaux, qui foui (pie certains auteurs ont décrit une syphilis exotique. La vérole, très bénigne chez les nègres et chez les mulâtres, est en effet très grave chez tous les peuples de race orientale. En Chine et en lndo-Chine, au Japon, en Malaisie ainsi qu’à Madagascar, colonie dont la population est d’origine malaise, l’affection évolue très rapidement et le malade passe souvent très rapidement aux accidents tertiaires. Un des caractères de la syphilis exotique est la fréquence de l'accident primaire extragénital ; celte fréquence est due à l’usage du plat commun chez les indigènes, et c’est, pour cette raison que de très jeunes enfants sont souvent contaminés lorsqu’ils ont été épargnés par la syphilis héréditaire.
Le chancre mou est également très commun dans les pays chauds et il y est toujours compliqué d’adénites suppurées. Les suppurations qui succèdent à ces adénites présentent, probablement, en raison de l’anémie des sujets, une ténacité vrai m e n I ex trao r d i na i re .