II. DIAGNOSTIC DE LA FIÈVRE JAPONAISE DE RIVIERE
La fièvre japonaise de rivière est une maladie infectieuse, cyclique, ayant une gravité toute particulière, et endémique dans certains districts du Japon.
Les symptômes sont 1rs suivants : formation d’une ou de plusieurs escarres cutanées suivies d’ulcérations, avec fièvre, éruption généralisée, bronchite et conjonctivite.
11 y a, au début, de la céphalalgie, du gonflement des ganglions de l'aine, de l’aisselle ou du cou. Ces adénites sont déterminées par une, deux ou trois petites escarres rondes, de 2 à 4 millimètres de diamètre, qui siègent au niveau du territoire lymphatique correspondant à ces ganglions. 11 n’y a pas de cordon lymphatique enflammé intermédiaire. Le thermomètre monte à 40° ou 41°. Le sixième ou septième jour survient un exanthème populeux de la face, confluent aux joues, qui s’étend aux avant-bras, aux jambes et au tronc en prenant les caractères d’une éruption lichénoïde. Une conjonctivite cl une bronchite intense, avec toux incessante, accompagnent et suivent l’éruption.
L’escarre tombe vers la deuxième semaine et laisse à sa place un ulcère qui, dans les cas favorables, guérit en même temps que les ganglions diminuent de volume.
D’autres fois, une escarre plus considérable ne donne lieu qu’à des symptômes généraux peu marqués.
Le diagnostic de cette curieuse affection ne présente pas de difficultés, étant donnés les caractères bien tranchés et nets de ses symptômes. Un ne l’observe d’ailleurs qu’au voisinage
do deux rivières de la côte occidentale de l’ile de Nippon, la Shinanogawa et l’Omonagawa, qui est un de ses affluents.