‹ Diagnostic et séméologie des maladies tropicalesChapitre 63 sur 194 · DU JAPON · texte numérisé non relu

DU JAPON

Celle affection atteint presque exclusivement les enfants. On la rencontre très rarement après treize ans. dans un centième des cas à peine.

Elle débute par une lièvre violenLe qui pcutalteindre 41°. Les selles, dysentéri formes, sont peu fréquentes, mais contiennent

quelquefois un peu de sang. Elles sont émises sans éprein les.

Un observe fréquemment, dans les derniers moments, des convulsions et du coma.

La maladie est souvent 1res rapide, la mort pouvant arriver en dix ou vingt-quatre heures (1). La mortalité, qui était autrefois de 50 p. 100, s’est abaissée à 30 p. 100.

Un médecin japonais, Ito, a isolé des selles un bacille pathogène pour la poule, le lapin et le cobaye. Ce bacille ne prend pas le Gram. Il est très mobile, ne liquéfie pas la gélatine, fait fermenter le glucose, mais ne coagule pas le lait; il est agglutiné par le sang des malades.

Diagnostic différentiel. — Cette affection se distingue de la dysenterie par la température élevée, l’absence de ténesme douloureux et une marche très rapide.

Elle se distingue également du typhus abdominal par sa spécialisation aux enfants et sa gravité chez eux. En effet, la lièvre typhoïde est plutôt bénigne chez ces derniers.

Enfin, en cas de doute, le sérum des malades atteints d’Ekiri n’agglutine ni le bacille d’Eberlh ni celui de la dysenterie; d’après Ko, il agglutinerait le bacille d’ito.

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