‹ Diagnostic et traitement des abcès du foieChapitre 45 sur 83 · Demmler. Progrès médical, 1891, p · texte numérisé non relu

Demmler. Progrès médical, 1891, p

diarrhée, d'après Tau leur, résulterait de l'apport dans l'inteslin d'une bile altérée par l'inflammation du foie, au lieu d'en être la cause ; et la preuve en est que, l'abcès vidé, la diarrhée disparaît : il faudrait donc admettre aux abcès du foie deux origines. Dans ces cas les foyers sont généralement isolés, et les lésions du reste de l'organe, pas très profondes encore, sont susceptibles de guérison si l'on soustrait le malade aux causes qui les ont produites, î

Dans nos pays, l'étroite parenté des abcès hépatiques et de la dysenténe est aussi nette qu'aux pays chauds, que le malade revenu des colonies soit atteint d'une récidive de dysenterie tropicale ou qu'il y ait seulement diarrhée nostras (1). Si ce facteur éliologique fait défaut, on recherchera les ulcérations des voies digestives : lésions gastriques (cas d'Andral, Louis, Murchison (^), ulcérations de typhlile ou appendicite (Netter (3), Bernard, Bettelheim) (4), ou altérations intestinales de la fièvre typhoïde (Bokai, Sidlo, Fauraylier, Leudet, Delaire, Sorel). Arnaud a même cité un cas d'abcès du foie consécutif à une redite par pédérastie passive.

Les ulcérations tubercideuses restent en dehors de cette catégorie, sans doute à cause des oblitérations vasculaires qu'elles déterminent (Chauffard).

Peut-être faudrait-il ajouter les abcès du périnée (5), les hémorrhoïdes ulcérées, ou les phlegmasies péri-utérines, qui s'accompagnent du même processus embolique et septique parti des veines afférentes au système porte: Or, dans tous ces cas, il est bien certain que la veine porte

1. Ce sont les cas de Bourdon (Soc. anat. 1839), Béhier, Hayem (Soc. anat., 1869), Riegler, Gestin, Schmidt.

2. Murchison. Trans. of tlie paUi. Soc. of London, 1867, p. 145.

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