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une méningite diffuse : hyperleucocytose avec

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40.000 globules blancs, et polynucléose neutrophile avec 95 ‘% de polynucléaires;

2. — une méningite localisée : hyperleucocytose avec 25.000 globules blanes, et polynucléose avec 94 1Z de polynucléaires ;

3. — l’abcès du cerveau proprement dit : hyperleucocytose avec 20.000 globules blancs, et polynucléose avec 75% de polynucléaires.

b) POoNCTION LOMBAIRE et examen du liquide céphalorachidien. Un certain nombre d’auteurs ont élevé des objections contre la pratique de la ponction lombaire au cours des abcès cérébraux. Ainsi BARGLEY signale le danger d’enfoncement partiel du cervelet dans le canal vertébral, et surtout la rupture de l’abcès après ponction lombaire. De tels faits sont extrêmement rares et ne Sauraient contre-indiquer une ponction lombaire jugée nécessaire.

Il faut néanmoins, agir avec prudence et suivre les préceptes de LERMOYEZ et SICARD : ne pas extraire plus de ving! centimètres cube de liquide ou plutôt, il faut s’arrêcer aussitôt que le liquide ne jaillit plus en jet; la faire avec une aiguille fine, le malade étant couché; enfin refuser la ponction chez les malades dont la céphalée, les vomissements les nausées et les vertiges s’exagèrent dans le décubitus horizontal. Ces précautions étant prises, la ponction n’est plus dangereuse, et même elle peut être faite systématiquement avant toute intervention pour

diminuer les chances d’accidents par hypertension lors de l’ouverture du crâne.

Le liquide est ordinairement très abondant et hypertendu, et parfois dans de très fortes proportions. Sa pression doit être recherchée au manomètre de Claude, surtout quand il s’agit d’un sujet ayant subi un traumatisme crânien. Elle est souvent élevée jusqu’à 55 et 60 et dans

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certains cas elle est même supérieure: 70 et 80; dans ceïte situation, avec une pression supérieure à 60 et 70, le résultat est en faveur d’une suppuration intra-crânienne (PE- TIT-DurAILLIS). Le plus souvent, du moins à la période d'abeès enkysté le liquide est clair, plus ou moins riche en lymphocytes avec une hyperalbuminose modérée. Ou bien il! sera trouble avec une leucocytose exagéréc et une polynucléose très marquée. Mais qu’il soit clair ou trouble, ce liquide est asept'que et on ne peut mettre de germes en évidence, ni à l’examen direct ni par les cultures.

D'ailleurs après évacuation chirurgicale de l’abcès on voit diminuer d’abord Ie nombre des polynucléaires puis celui des lymphocytes el ceci est important, car si, après intervention, on trouve une diminution progressive des éléments figurés, c’est un signe qui montre que le danger de méningite septique est moins menaçant. C’est là donc, un signe’ intéressant, mais un autre point capl'al pour le diagnostic, c’est la stérilité du liquide : aussi, chaque fois que, chez un sujet présentant des accidents méningés on ne trouve aucun germe dans le liquide, on devra toujours penser à la possibilité d’abcès cérébral.

EXAMENS RADIOLOGIQUES :

a) LA RADIOGRAPHIE. Si l’on met à pari les cas où le but de l’examen est la recherche d’un corps étranger intra-cérébral, ou des lésions de la boîte crânienne ct des cavités annexes, les renseignements que peut donner la radiographie se réduisent à très peu de choses. L’abcèes ordinaire, non gazeux, n’est pas en effet nettement visible aux rayons X. Parfois, cependant, on a pu soupçonner sur le cliché radiographique l’existence d’un abcès formé autour d’un projectile mais, à vrai dire, ceci est exceptionnel et d’une façon générale l’abcès n’est visible

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à l’écran que quand il contient des gaz en quantité assez abondante. La présence d’une tache sombre, sur le négatif, susceptible de se déplacer dans les mouvements de

Fig. 1, — Abcès pariétal droit, Enfant ae cinq ans. Radiographie. Disjonction des sutures et empreintes digitales.

la tête est alors caractéristique. Mais ceci est encore rare et le plus souvent l’abcès passe inaperçu à la radiographie. je

Celle-ci ne nous apportera qu’un seul signe, et encore

Dit

à peu près exclusivement chez l'enfant : elle montre, comme dans notre observation n° VIII, une image de décalcification localisée en regard de l’abcès et parfois les signes osseux de l'hypertension intra-crânienne, c’est-àdire la disjonction des sutures et les empreintes digitales (fig. 1).

En somme, lorsque l’examen radiologique est positif,

il peut donner des indications utiles pour le diagnostic -

et la localisation de l’abcès, mais il faut avouer que les résultats sont rares.

b) LA VENTRICULOGRAPHIE a été conseillée par les neuro-chirurgiens et par divers otologistes dans tous les cas où un doute persiste sur le diagnostic. L’effacement du ventricule est, en effet, un bon signe d’abcès cérébral, mais cette méthode n’est pas sans danger et, si elle comporte peu de risques dans le cas d’abcès bien enkystés, sans gros œdème cérébral, comme c’est la règle dans les abcès chroniques, il n’en va pas toujours de même dans les formes subaiguës et aiguës compliquées d’un gros wdème cérébral. FREMEL a signalé un cas de mort après encéphalographie et un autre fait a été rapporté par le professeur PEIPER.

Cependant, tout en ne l’utilisant qu'avec prudence, nous avons recours à elle dans tous les cas incertains à cause des rense:gnements précieux qu’elle nous fournit. Nous la pratiquons suivant la formule courante, en injectant de l’air dans les cornes occipitales après trépanoponction bilatérale. On injecte en moyenne de 15 à 25 centimètres cubes et suivant la position de l’abcès et la position du malade, on obtient des clichés plus ou moins intéressants.. Nous donnons ci-dessous quelques exemples de ventriculographie

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