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PARALYSIE DU PETIT OBLIQUE

ment, l'image de l'objet fixé vient se peindre au-dessous de la macula et est extériorée en haut. Plus l'objet s'élève, plus cette différence de hauteur s'accentue. Elle est également plus prononcée dans l'abduction que dans l'adduction, car le petit oblique, qui est alors devenu le principal agent du mouvement d'élévation, est un élévateur moins puissant, lorsque l'œil regarde en haut et en dehors que lorsqu'il est dirigé en haut et en dedans.

Enfin 1' image fautive est inclinée sur l'image vraie, de façon à s'en rapprocher par la base et à s'en écarter par le sommet, ce qui résulte de ce que le méridien vertical, n'obéissant plus qu'à l'action du petit obhque, s'incline en dehors et ne reste plus parallèle au méridien correspondant de l'autre œil. On observe également que cette inclinaison des images, ainsi que leur écartement latéral, est plus prononcée dans l'adduction que dans l'abduction.

En résumé, diplopie en hauteur et croisée dans le regard en haut, diplopie dans laquelle la différence de niveau des images s'accuse d'autant plus que l'objet fixé s'élève et que l'œil est en abduction : tels sont les symptômes les plus caractéristiques de la paralysie du droit supérieur, qui suffisent pour permettre d'en établir facilement le diagnostic.

4° Paralysie du petit oblique.

Le petit obhque est élévateur et abducteur de la pupille, en même temps que rotateur en dehors du méridien vertical. Eu second heu, dans le mouvement d'élévation, il combine son action avec celle du droit supérieur.

Avec ces données, il est facile de comprendre les caractères de sa paralysie.

Le premier signe par lequel elle se révèle est un strabisme inférieur, au même titre que celle du droit supérieur; mais comme il s'agit d'un muscle abducteur, le strabisme produit est en même temps légèrement interne ou convergenl.

La diplopie qui en résulte présente les particularités suivantes qui ont été très bien étudiées par Cuignet (de Lille) :

Elle ne se manifeste que lorsque le regard est dirigé en haut.

Au lieu d'être croisée comme dans la paralysie du droit supérieur, elle est homonyme puisque le strabisme inférieur est convergent au heu d'être divergent.

L'image fautive est plus élevée que l'image vraie, pour la raison que nous avons exposée dans le cas précédent. L'écartement des images en hauteur est d'autant plus prononcé que l'objet fixé s'élève davantage, et vient par conséquent peindre son image sur une partie de plus en plus basse de la rétine. Il augmente également dans l'adduction pour diminuer dans l'abduction, car le droit supérieur qui supplée alors le petit obhque est un élévateur moins puissant, lorsque l'œil regarde en haut et en dedans que lorsqu'il est tourné en haut et en dehors.

Nous avons aussi à noter une inchnaison des images telle qu'elles s'écartent par en haut et se rapprochent par en bas, inclinaison qui augmente dans l'abduction et diminue dans l'adduction et qui est due à l'inclinaison fautive du méridien vertical.

Tels sont les différents caractères de la paralysie du petit oblique. Si nous les comparons à ceux que présente la paralysie du droit supérieur, nous trouvons :

Comme caractères communs :

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