CAPACITÉ DU COEUR
de pneumonie. Sur les vingt femmes dont les chiffres sont rapportés ici, dix-huit ont donné un chiCFre supérieur pour la capacité du ventricule droit. Une seule fois, la capacité s'est montrée égale des deux côtés chez une femme de soixante-trois ans morte de cancer, et une autre fois supérieure pour le ventricule gauche, chez une femme de soixante-quatre ans, morte de cancer.
En somme, d'après M. Du Caslel, la capacité du ventricule droit est donc, en général, supérieure à la capacité du ventricule gauche dans les proportions suivantes :
Ces chiffres sont en désaccord avec l'opinion de Lower, de Lieutaud et de Laennec, qui croyaient que les deux ventricules avaient une égale capacité. Cette opinion était abandonnée et la capacité plus grande du ventricule droit était admise par Sénac, Winslow, Haller, Sabattier, Legallois, Bouillaud, Bizot, Cruveilhier, Robin et Hiffelsheira ; cette loi a été démontrée par les chiffres de Bizot.
MM. Robin et Hiffelsheim constatent que non seulementle ventricule droit a une capacité plus grande que le ventricule gauche, mais que l'oreillette droite a également:une capacité plus grande que l'oreillette gauche, et ils donnent le rapport suivant:
De 2/i3 à 3A-2 centimèu-es cubes. De 270 à 413 centimètres cubes.
Enfin M. Du Castel ajoute que la différence entre ces deux chiffres diminue dans la vieillesse.
Comparaison de la capacité de l'oreillette et du ventricule. — Quant au rapport entre la capacité de l'oreillette comparée à celle du ventricule, Legallois pensait que l'oreillette est plus petite que le ventricule et M. Bouillaud les donne comme égales, MM. Robin et Hiffelsheim sont de l'avis de Legallois et admettent que l'oreillette est plus petite que le ventricule, mais ils reconnaissent que la différence augmente avec l'âge çt s'observe
Hommes Femmes.
Ventricule gauche. Ventricule droit.
65 centimètres cubes. 83 centimètres cubes. 39 — 74 —
Cœur gauche.
Cœur droit.
surtout ;\ gauche. Le rapport suivant varie de 20 à 23 pour 100.
Épaisseur des parois du cœur. — Le dernier moyen qu'on a employé pour juger de l'hyperlropliic consiste à mesurer l'épaisseur des parois du cœur. Pour juger de l'hypertrophie, il faut donc rechercher les chiffres que donne un pareil examen fait à l'état normal; nous en possédons quelques-uns qu'on trouvera dans le tableau suivant :
Épaisseur inoycnne des parois du cœur suivant les auteurs (en millimètres).
Bl ZOT.
Bouillaud.
Peacock.
Hommes.
Femmes.