DES CAUSES DE LA DILATATION DD CŒUR
Quand il est encore en place, il refoule les poumons, mais surtout le diaphragme jusqu'à venir faire saillie à l'épigastre.
Les parois sont amincies. L'épaisseur de celles du ventricule gauche descendent de 12 millimètres à 5, 4, et même 1 millimètre.
Celles du ventricule droit diminuent plus encore que celles du ventricule gauche.
L'examen de l'intérieur du cœur donne l'idée d'un cœur réduit à ses deux membranes d'enveloppe ; les colonnes charnues de premier et de second ordre ne font plus guère saillie, elles paraissent étirées. Les colonnes charnues de troisième ordre sont effacées. 11 semble que le cœur s'est déplissé. Les orifices sont agrandis et les valvules deviennent insuffisantes.
La fosse ovale est agrandie et la valvule de Vieussens, étirée et étalée, ne ferme plus le trou de Botal. Il se fait de nouveau une communication des deux oreillettes.
La dilatation du cœur est le plus ordinairement générale. Quand elle est inégale, elle porte plus sur les ventricules que sur les oreillettes. Elle porte plus souvent sur le cœur droit que sur le cœur gauche. Sur quarante-cinq cas de dilatations cardiaques.M . Lancereaux en a trouvé trente-neuf portant sur le cœur droit ; dans deux cas, il y avait oblitération de l'artère pulmonaire et dans deux autres communication des deux cœurs; dans quelques cas, c'est sur les oreillettes qu'elle porte le plus.
La dilatation est donc une sorte de distension du cœur sans qu'il puisse revenir sur lui-même. Les causes en sont de deux ordres: d'une part les obstacles à la circulation, et d'autre part l'altération du myocarde, soit par l'âge, soit par la dégénérescence graisseuse.
Y a-t-il des dilatations passagères sans asystolie? Beau les admettait dans la chlorose, l'hydrémie, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, la fièvre jaune, la fièvre intermittente pendant l'accès. M. le professeur Parrot les admet également et leur donne pour caractère un bruit de souffle à la base et au premier temps dû à une insuffisance tricuspide.
M. le professeur Fabre, de Marseille, les admet également. Malgré l'autorité et la compétence des auteurs que je viens