PERSISTANCE DU TROU DE DOTAL
ainsi malade des lésions multiples, on a cherché si ces lésions multiples n'étaient pas subordonnées les unes aux autres.
Enfin Cruveilhier, Rokitansky, en constatant chez le fœtus le?traces d'un travail inflammatoire; Dorsch, Dittrich, Peacock, en montrant la présence de la myocardite^ ont montre que les maladies congénitales sont après tout des phlegmasies contractées pendant la vie intra-utérine, et que plus il y a vice de conformation dans un cœur, plus a été précoce la maladie qui a empêché le développement ultérieur. Si nous considérons donc que tout obstacle à la sortie du sang amène une stase sanguine et empêche la clôture des orifices non encore oblitérés, on se fera une juste idée de cette pathologie. Par exemple, l'intégrité de la cloison des ventricules indique que la maladie fatale ne s'est développée qu'après cette clôture, tandis que toute maladie antérieure et siégeant sur un passage ultérieur du sang empêche la fermeture de cette cloison.
Depuis le commencement de ce siècle, toutes les variétés de maladies congénitales du cœur ont été confondues, dans une môme description, sous le nom de cyanose (1) ; mais, quel que soit le mérite des auteurs qui les ont décrites, ils n'ont pu aboutir qu'à la confusion, puisqu'ils ont décrit à la fois des maladies précoces ou tardives du fœtus, et par suite des combinaisons variées et sans aucun rapport entre elles dans certains cas.
Nous allons donc dissocier ces affections et tenter une ébauche de description partielle.