‹ Diagnostic et traitement des maladies du cœur [electronic resource]Chapitre 250 sur 355 · OBLITÉRÉ POUR · texte numérisé non relu

OBLITÉRÉ POUR

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Ifle au 20e jour.

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On voit bien dans ce tableau que la perméabilité devient de plus en plus rare à mesure qu'on avance vers le vingtième jour,

, Traité des maladies des enfa?its nouveau-ncs, p. 573, 1833.

et, par contre, que les cas présentant l'oblitération complète augmentent progressivement.

Après le premier mois, la persistance du canal artériel devient donc un fait pathologique, et il est habituel de rencontrer en môme temps d'autres vices de conformation.

Lorsque la persistance du canal artériel existe seule,, la vie du sujet peut se prolonger assez longtemps. Voici ce qu'elle a été dans six cas réunis par M. Bernutz :

Observation de Sanders 4 mois et demi.

Dans ces six cas, malgré le mélange des deux sangs pour les membres inférieurs, tandis que les membres supérieurs ne recevaient par les artères que du sang rouge, on n'a pas constaté de disproportion entre les membres supérieurs et inférieurs.

Il n'y avait pas chez ces malades de troubles cardiaques bien notables,, mais des troubles respiratoires particuliers. Notons que le sang qui arrivait aux poumons était moins abondant à chaque ondée sanguine et plus veineux.

Dans les premiers mois de la vie extra-utérine, les troubles cardiaques ont été légers chez tous ces malades. L'enfant observé par Sanders ne présentait pas de cyanose et peu d'hypertrophie du cœur. Tandis que chez les malades qui ont survécu longtemps, on a trouvé une hypertrophie considérable, comme s'il s'était agi d'une insufdsance des valvules sigmoïdes de l'artère pulmo-

Ce qui est notable, surtout chez ces malades, c'est la gêne respiratoire toute particulière. Cette gêne respiratoire commence au bout de deux ou trois ans ; elle se montre surtout après les efforts, les cris, les pleurs. Au moindre mouvement, ils sont pris

(1) Almagro, Thèse de Paris, 18G2.

(2) Bernulz, Archives de médecine, ISAO, t. XX, p. loi.

(3) Babington, Londo7i Med. Gazette, mai 18'i7.

(4) Duroziez, Société de biologie, 186-2.

(o) Luys, Bulletin delà Société anatomique, jm a ISSb.

d'AImagro (1) . • • .

de Bernutz (2). . .

de Babington (3) de Dm'oziez (1). .

de Luys (B)

19 ans,

naire.

de suffocalion avec coloration violette dos téguments. Mais notons bien ceci, c'est que, malgré le mélange constant des deux sangs, la cyanose n'était pas constante et ne venait que par accès pour disparaître ensuite. Dans le cas observé par M. Duroziez, la cyanose ne s'est produite qu'au moment des accidents ultimes avec l'asystolie.

L'auscultation a permis d'entendre, dans ces cas, des bruits de souffle, mais ils ont été mal déterminés. Dans deux cas, il n'y avait pas de bruits de souffle ; dans un autre cas, celui de Sanders, il n'y avait qu'un bruit de souffle systolique ; dans les cas d'Almagro et de M. Bernutz, il y avait deux bruits de souffle, mais il ne faut pas oublier que dans ces deux cas l'aorte était rétrécie.

L'évolution de cette affection est celle des maladies organiques du cœur, caractérisée par une insuffisance des oriflces auriculoventriculaires. La cause de cette lésion tient le plus probablement à une étroitesse relative de l'aorte, soit descendante, soit ascendante.

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